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Le Papy belge est reparti prendre son train jeudi dernier... Avec lui, nous avons découvert les méandres des transports en commun de Porto.

Il nous faut une bonne demi-heure pour parcourir la distance qui nous sépare du centre névralgique de cette capitale économique. On contourne le port de Leixoes où roupillent des cargos gargantuesques qui se reposent avant de repartir gonflés de leurs containers... On dirait un jeu de Tetris pour Titan. Il y en a de partout. Des rouges, des verts, des jaunes, des anonymes ou des nominés. N'y a-t-il pas, cachés derrière certains, d'autres aventures qui se jouent, classées dans une autre catégorie que celle de la plaisance. Des silhouettes pelotonnées qui cherchent juste un horizon où se déplier sans papiers! C'est tellement facile pour nous, du vent, deux voiles et on va où bon nous semble...

Après le bus, le métro... Un technicien est posté devant le distributeur automatisé de billets. Calme, il intervient à chaque fois que celui-ci bloque le flux de la file. Les usagers attendent patiemment, seuls certains lâchent parfois un soupir discret. Au dehors, des marrons grillent. Rien ne perturbe le brasero flegmatique.

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Une fois la gare atteinte, nous saluons notre hôte et nous retournons dans les ruelles colorées, un brin poussiéreuse. Les façades sont garnies de céramiques et de temps à autres de linge qui cherche le soleil. Parfois, on surprend une mamie en pleine discussion avec un pigeon depuis le rebord de sa fenêtre. On accueille notre Moumoune à nous. On déambule encore. Des lampions décorent le ciel, une méduse de papier prend des airs d'ombrelle.

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Le long du Douro, fleuve qui prend sa source en Espagne, des musiciens partagent leur chansonette.  Nos enfants grimpent sur les murs d'une église, disputent une partie d'échecs à côté d'une fontaine ou encore jettent des cailloux depuis la rive. Leurs ronds dans l'eau jouent avec l'ombre des arches métalliques du pont Maria Pia qui rappellent celles que Mr Eiffel a également laissées à Paris.

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Il faut attendre le café. Mais il est délicieux. Rien ne semble pouvoir bousculer le temps nécessaire pour savourer les petites choses. Par contre, sur le retour, le conducteur n'hésite pas à griller un feu rouge alors que nous sommes déjà cramponnés vu l'allure de bolide qu'adopte le bus.