31 mars 2017

Sept fois à terre...

...Huit fois debout" Proverbe japonais.

Les coups durs, on en a tous. Chacun réagit souvent de manière bien personnelle... Moi, quand y'en a un qui me tombe dessus, j'ai l'impression que j'essaie, dans un premier temps, très très court finalement,  de le rattraper des deux mains. En fonction de la nature du coup, je m'écrase, très vite ou non! Mais ça finit par arriver de toute façon,  sinon, ben ce ne serait plus un coup dur. Comment rattraper des enclumes? Je deviens alors une grosse bouse toute molle et sans énergie. Mais en même temps, je suis un peu comme ces supports numériques qui nous ont tous fait enrager au moins une fois. Vous savez quand il y a une sorte de petite roulette qui se met à tourner au centre de l'écran, à rythme régulier, avec un léger ralenti en fin de boucle. Ces interminables mises à  jour qui passent chaque fraction du système à la loupe, bloquées parfois à cause du charme d'un de ses composants ou de la terreur qu'il peut inspirer. Et bien, je suis comme ça... Paralysée mais en même temps, les neurones en surchauffe devant les chemins possibles qui permettraient un éventuel rebond. 
Sur ces chemins, on rencontre des personnes qui s'apparentent presque à des charlatans, envoyant des paillettes qui finissent par se transformer en grains de sable... Un peu comme ce gars qui nous a fait miroiter une machine aero-hydro-magicogommeuse qui n'est jamais arrivée. On rencontre des personnes qu'on a envie d'éclater à coups de gourdin dans la gueule, comme ce gars qui nous a calé le bateau on ne pouvait plus bas alors qu'il savait qu'on allait devoir poncer la c partie immergée de la coque et donc le dessous dee la bedaine. On pense à la bouche en cul de poule de l'ancien proprio lorsqu'on a évoqué les méandres plus que douteux du circuit électrique  "comment çaaaa, le circuit électrique?" alimentant à nouveau des visions peu charitables de gourdin.
Mais sur ces chemins, on croise parfois un gars ou deux qui rappelle quand on lui a laissé un message et qui vous prête même son matos pour avancer. Alors on sort peu à peu de la mise à jour infernale. Sur ce chemin, il y a la famille aussi. Les nimbus qui font des efforts face à mon désarroi, Juan-Samuelo qui saisit sa meuleuse et met peu à peu à nu Beluga. La famille plus élargie, des copains, des amis  qui s'inquiètent, encouragent, sont là dans le fond de la toile. Alors un jour, souvent presque sans s'en apercevoir, à nouveau comme ces mises à jour qui se terminent bien souvent une fois qu'on décide de quitter l'écran des yeux, on est debout. Et de toute façon, c'est que comme ça qu'on trouvera le chemin à travers les broussailles.

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24 mars 2017

On en est où ?

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A peu près là ! 

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21 mars 2017

De l'expérience du labyrinthe...

Voilà presque déjà une semaine que je suis sorti de l'eau. L'état de ma bedaine ne semblait guère réjouir mon equipage. Je crois même que ces plaques de peinture et ces traces de corrosion leur bouffaient le cerveau. Ils étaient cernés et avaient les traits de visage aussi tendus qu'un Corleone contrarié.
Les nuits un peu chaudes et vrombissantes de moustiques affamés n'arrangeaient rien à l'affaire. Le recherche labyrinthique de personnes compétentes, les coûts élevés des différents devis faisaient presque sonner le glas de notre aventure. J'entendais parler de retour en métropole, de travail sur place, de scolarisation temporaire ou non des nimbus. Bref, tout un tas de bifurcations qui tournaient en rond dans leurs neurones surchauffés  et qui ne nous menaient pas vers Panama en tous les cas.
Mais il y a eu des rencontres et des retrouvailles qui permettent de prendre de la distance par rapport à cette situation qui aurait pu être bien plus dramatique finalement. L'équipage d'Alcyon,  d'abord, qui les a  apparemment régalés d'un festin fait de lasagnes, fromages et vins français presque oubliés de leurs papilles. Ensuite, les iguanes, la poiscaille et les autres enfants qu'abritent le chantier et ses alentours et qui réjouissent mes moussaillons. Puis, les voisins de chantier qui se sont montrés ressources en bons tuyaux et sages paroles... Et hier enfin, c'est un champion du court-circuit qui est venu jeter un coup d'oeil aux méandres ampériques de mes entrailles où Arianne n'avait hélas pas laissé son fil! Il procède étape par étape et propose que Sabine et Jean-Sam mettent eux aussi les mains aux câbles sous son égide. Il y a un sacré bordel vraissemblablement, un véritable entrelacs de psychopathe du dominos et de la pince crocodile ... ce qui pourrait donner une fuite électrique, le pire des trucs qui peut arriver sur une bedaine en alu! D'où la perte de matière de celle-ci! Il y a aussi eu Thierry qui nous a peut-être permis de trouver une solution pour me gratter la bedaine sans ponceuse, ce qui serait vraiment un gain de temps et de confort... Car le "je ponce donc je sue" doit prendre tout son sens ici sous les Tropiques!
Pas à pas, ou fil à fil, les choses se mettent en place. Je crois que l'idée est de les faire bien et un maximum soi-même pour limiter la douloureuse finale. Et puis l'équipage fera le point du bilan à la sortie de ces dédales afin de déterminer le cap à prendre.
Tout l'équipage remercie une fois de plus tous ceux qui ont contribué à l'arrivée de Zizou, notre fier régulateur qui profite de chômage technique actuellement! Sans vous, ce coup de massue-ci aurait pu prendre des airs de guillotine... Le moral n'est pas encore en tête de mat mais semble avoir quitté mes étroites et sombres cales! 

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16 mars 2017

Moral dans les cales...

Beluga a donc été sorti de l'eau hier.

Au premier regard, la densité des espèces accrochées à sa coque n'atteignait pas celle de New Delhi mais elles ont tout de même réussi à ôter les couches de peinture. Celles-ci n'étaient pas en quantité suffisante et ne pouvaient donc protéger dignement la coque.

Bref, va falloir s'armer de courage pour mettre la coque à nu et chatouiller notre Beluga des couches nécessaires.

On va lancer des courriers au chantier où on a acheté Beluga, qui semble avoir manqué de professionalisme de manière criante et vômissante. Mais bon...

Cette découverte entame lourdement le moral des troupes, notre budget mais heureusement pas le pronostic vital de notre pseudomammifère marin préféré!

Voilà nos news guère follichonnes... La bise à tous ceux qui nous suivent!

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14 mars 2017

Sus aux écrans?!

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On en parle?

Nous avons toujours un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, lutté contre les supports numériques. A la maison, ces foutus trucs rectangulaires ludiques ont suscité questions, débats, énervements, colère, enthousiasme, engueulades, enjouements, destruction massive à coups de bûche dans la gueule (si,si,si..) Bref, ils nous ont fait passer par tous les états émotionnels possibles.

Alors... On en embarque, on n'en embarque pas ?

C'était un moyen tentant pour les occuper pendant les navigations un peu longuettes ou un peu mouvementées où il est difficile de mettre le nez dehors ! A part cet argument massue, on n'en a pas vraiment trouvés d'autres. Ben non, car, même à terre, on n'en trouvait pas. Une fois que le gosse a ce truc dans ses mains (enfin nos gosses pour le moins), il se transforme en une sorte de zombie. Tout ce qu'il fait est destiné à y revenir. Exemple : après à tout casser dix minutes de Dong, Dong, Dong dans la cage à lapins...

«Maman, maman, maman, maman, j'ai joué longtemps dans le trampoline, hein dis ? »

- Oh oui, c'était chouette tes sauts !

- Je peux jouer à la tablette, alors ?»

Et leur désir irrépressible les pousse aux vices, usant de techniques dignes d'entrer dans le livre d'or de la mafia ! Dissimulation, mensonge, détournement, manipulation. Certains nous diront peut-être que c'est qu'on régulait trop, que ce n'est pas en supprimant qu'on résout le problème, que « comment ils vont faire ses pauvres petits alors que toute leur génération y joue, bordel ! ». Et blabli et blablou...

En mer, y'a toujours un moment où le temps se fait un peu long. C'est toujours trop long quand le bateau roule, toujours trop long quand ça piaule dehors et que tout vole dedans, c'est toujours trop long quand le bateau tape dans les vagues, c'est toujours trop long quand la ligne de traîne ne traîne rien, c'est toujours trop long de passer un cap, toujours trop long quand le vent ne souffle pas, etc, etc, etc. 

Alors, il y a eu une phase d'adaptation... « J'sais pas quoi fèèèèèèère ! », « J'mennuiiiie », « C'est nul le bateau, y'a rien à faire ! », « C'est trop petit, ici, pour jouer », « Mamaaan, tu veux bien jouer avec moi à un jeu mais je ne sais pas lequel et peu importe celui que tu me proposeras, il me donnera pas envie... », « C'est quand qu'on arrive ? », «Papaaaaa, tu veux bien jouer avec moi à un jeu mais je ne sais pas lequel et peu importe celui que tu me proposeras, il me donnera pas envie... ».

C'est là que le temps est devenu long pour nous. Trouver des idées, leur faire accepter que juste regarder autour de soi en se laissant bercer peut aussi être agréable. C'est là aussi que le temps est venu titiller nos nerfs. Car dans la plupart des cas, un môme qui s'ennuie trouve rapidement comme occupation principale d'ennuyer les autres. Je me demande si on ne peut pas étendre cette réflexion à beaucoup d'êtres humains d'ailleurs, pas seulement que les nains. Disputes, gueulantes, menaces. On est passé par un panel presque aussi large que celui que la tablette nous avait fait découvrir.

Puis, un jour, sans vraiment s'en apercevoir, la journée est plus lisse, ou pour le moins, moins rugueuse... Nos gorges ne nous chatouillent plus. Ben oui, car à force de crier, ça irrite les tuyaux.

Ils sortent des feuilles pour dessiner, souvent la loi des séries les frappe ! On a connu la série des dragons et des Elfes, Smaug et Legolas étant passés par Beluga un soir d'escale, la série des pirates assoiffés de sang et de trésors, la série des batailles de chars aux missiles mégasoniques à ultrasons.

Ils montent la descente un Yams, un Dou Shou Qi, un jeu de GO, un nain jaune ou un Dobble sous le bras. Ils commencent même à nous mettre en difficultés aux jeu d'échecs, les bougres! Même que des fois, ils arrivent à jouer ensemble un certain temps, toujours admirable pour nous même si on ne touche jamais à l'éternité, sans se mitrailler du regard, hausser le ton, s'arracher les cheveux, se crocher les canines dans le gras du bras, se lancer des glaviots, se harponner les naseaux à coup d'ongles trop longs, se donner des coups de gourdin ! Et attention, mesdames et messieurs, il leur arrive même de coopérer... Si, si, si. Organiser un sac de plage, planifier une vaisselle aux tâches très équitablement distribuées dans un tableau, partager le portage du fameux sac de plage où sont bourrés palmes, goûter, serviettes, masque et tubas, créer ensemble un jeu des sept familles en réussissant à se mettre d'accord sur les familles et sur chacun de leur individu!

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Et enfin, le bouquet final : on les surprend les yeux dans le vague, ou plutôt, dans les vagues... perdus dans le bleu. On entend des réflexions qu'on espérait à peine... «Wouah, la couleur des falaises, ce soir ! ». Ou même, juste un « Oh » devant les montagnes arides du Nord de Santa Cruz que l'arrivée de nuit nous avait cachées !

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Alors, voilà, même si ça ne durera pas toute la vie, même si un jour ils auront certainement à nouveau de temps en temps un truc rectangulaire entre les doigts, ils sauront que c'est possible de faire sans et que le temps est bon aussi quand on l'entend s'écouler lentement comme l'eau sur la coque d'un bateau par vent fainéant!

 

 

 




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11 mars 2017

L'arbre à oreilles de Saint-Kitts

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Quand nous nous sommes baladés à Brimstone Hill Fortress sur Saint-Kitts, nous avons trouvé des oreilles de singe au pied d'un arbre. Je les ai essayées et maman aussi. On a bien rigolé...

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10 mars 2017

Les singes de Saint-Kitts

On est sur le point de mettre fin à notre petit tour dans les îles britanniques des Antilles, enfin, avant de rejoindre les îles vierges! On y a eu du vent, beaucoup de vent et on y a fait nos navigations les plus courtes du voyage.
Montserrat nous a laissé un drôle de goût. Le vent soufflait bien, le mouillage n'était pas très confortable et la description qui en était faite sur la carte était loin d’être engageante : "there is a small shelf where bottom can be found for anchoring but be warned the shelf drops off precipitously, if you drag off the shelf your anchor will be hanging straight down". Cette image d'ancre pendante dans le vide nous a un peu refroidis pour laisser seul notre gros Beluga et partir explorer l'île. On a apprécié la précieuse solitude du mouillage de Little Bay et on a filé le lendemain sans avoir mis pied à terre vers Nevis. On y a rencontré des autorités un point tatillonnes. Nous, ça a encore été... Mais le chef de bord d'un cata français était depuis quelques heures dans l'immigration office alors que Jean-Sam quittait les bureaux avec notre "cruising permit". Un matin, on a été surpris d'entendre résonner le son d'une sirène toute proche, comme dans une série policière... J'ai sorti la tête et là, à ma grande surprise, j'ai vu une espèce de cowboy avec un porte-voix interpeller de son timbre de bande-annonce de film américain, un bateau dont vraissemblablement tout l'équipage dormait ou était tout simplement absent. Son canot aurait eu le premier rôle dans Mad Max si le film s'était passé en mer et même son gilet de sauvetage prenait du coup des airs hostiles de gilet pare-balle! Ses yeux de lynx ont évidemment remarqué que Beluga n'arborait pas le drapeau exigé, il manquait à l'appel dans nos pavillons. Il a donc abattu sur nous son air autoritaire en nous demandant "Where is your flag?"... On n'aurait presque pas été étonné qu'il nous ordonne de mettre les genoux à terre et les mains derrière la tête dis donc! Alors, dans ces cas-là, on ne s'énerve pas, on répond  humblement voire on arbore un air vaguement niais de Golden Retriever qui regarde en s'en étonnant encore son maitre passer comme chaque matin le seuil de la porte pour vaquer à son quotidien! Et l'affaire passe, comme le maître passe la porte! On a rejoint St-Kitts après quelques nuits. Les paysages y sont tout aussi doux, le relief un peu moins tendre. L'amour de l'impératif égalé. On y a été assommé par le nombre de pancartes commençant par "no"...

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Une traversée jugée trop rapide d'une des rues de Basseterre, la capitale, s'est soldée par un gros coup de sifflet, une grosse voix et des gros yeux noirs de l'agent communal lui-même gonflé dans l'incontournable gilet jaune incarnant son incorruptible autorité. Sur le coup, on n'a à peine compris... On tournait nos têtes en tous sens pour identifier l'innommable coupable jusqu'à ce qu'on comprenne que c'était nous qui avions trop vite emboîté le pas et qu'on adopte à nouveau la technique Golden.
Mais, on a aussi profité des fonds marins colorés où il n'y a pas de pancartes et de mouillages où le nombre de bateaux n'excède pas celui des doigts d'une main. En balade, on a emprunté un chemin normalement réservé à un petit train à toutous, ils avaient sans doute oublié de clouer le panneau en interdisant l'accès aux piétons ou l'agent était malade.

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En minibus collectif, on a roulé à 55 m/h au lieu de 40 sur la route de l'île, avec des chauffeurs fans de reggae et de vitesse, ce qui est assez dingue si on y réfléchit bien. On a aussi vu les fameux petits singes verts de l'île, introduits par les français aux Temps Modernes. Ils avaient fini leur bain de soleil et repartaient sans doute dans leurs pénates, ils n'ont regardé ni à droite ni à gauche avant de traverser. On a vu d'autres singes aussi... Avec des grosses bagnoles qui roulent à fond de balle jusqu'à leur hôtel pour ne pas arriver en retard au golf et d'autres encore en train de rôtir, déjà bien rôtis par ailleurs, sous des parasols un peu beaufs.  Juste derrière la petite marina de Basseterre où une vie locale s'exprime au hasard de filets de pêche et de jeysers de bordel ci et là sur les quais, s'étend une zone qui ressemble étonnamment à un grand centre commercial. Là, d'autres singes encore, certains gras conme des churros, en sueur, tournent leur tête en tout sens, à l'affût de la bonne affaire duty free du siècle. Ils se ruent dans des boutiques qui vendent toutes les mêmes merdes avant de repartir sur leur gigantissime paquebot avec écran plat tout aussi géant sur le pont.

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D'autres font des selfies avec de pauvres bougres qui dansent, affublés de costumes soit disant traditionnels. Une discussion avec le dock master de notre petite marina confirme ce qu'on avait ressenti. Aucune de ces boutiques n'étant tenue par un 'kittsien', aucun tiroir caisse n'arrivera dans leurs poches. Et dire qu'il suffirait que les gens...! 
On s'est écarté de cette zone ma foi bien malodorante pour chercher le marché. On est passé par la gare routière, aussi un peu malodorante mais pas de la même facon, bordée de bars presque  improvisés. Des écoliers en uniformes, des dames chargées de courses, des jeunes et moins jeunes avec oreillettes ou gros bonnet rasta s'entassent dans des minibus qu'on aurait pu confondre avec les baffles d'un festival vu le volume de la musique qui en sortait. Sur la "market place", les etals abondent en ignames, mangues, gingembre, christophines, ananas, papayes, cocos, bananes et toutes sortes de fruits et légumes inconnus.

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Enfin un peu de vie locale, par ailleurs beaucoup moins blinquante que la zone décrite ci-dessus si on en croit les chaussures de la plupart des écoliers et les bancs publics faits de palettes et non de fer forgé comme devant les grosses verrues flottantes.

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Alors, après les matinées scolaires du bord, on a pris les minibus, dont les prix défiaient toute concurrence. A chaque fois, on se serait cru dans Duel! La première fois, on s'est arrêté au pied de la Brimstone Hill Fortress. On est monté jusqu'en haut à pieds. Certains touristes semblaient halluciner lorsqu'ils nous doublaient dans leur voiture de location ou leur taxi. La guichetière au visage aussi ferme que certaines pancartes a tout de même accepté d'adapter le prix de l'entrée aux EC dollars qui restaient dans notre porte-monnaie. Le fort nous a offert de belles vues sur Statia et sur la mer énervée ce jour-là par quelques grains provocateurs!

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On a parcouru les vestiges des guerres coloniales, Fanch découvrant avec plaisir de gros canons.

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Pour la deuxième journée,  le minibus nous a déposés aux Black Rocks. C'était vraiment bidon! Une vue sur des anciennes coulées de lave qui avaient formé de grands blocs noirs qui se jetaient dans la mer. Pour nous, bretons, c'était un peu comme si on demandait à un lunien de s'extasier devant du gruyère!

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Mais bon, il y aurait eu un joli sentier permettant de surplomber tout ça et d'évoluer dans un peu de nature, on aurait sans doute joué le jeu et le noir des blocs faisait tout de même un joli contraste avec les trains de houle blancs d'écume qui venaient s'y jeter. Hélas, il n'y avait rien après le bout de corde où pendait une pancarte commençant à nouveau par "no". On a tout de même longé la route, on a vu quelques singes verts qui nous ont sauvé notre balade, quelques chèvres suivies de leur chevreau.

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On a longé le chemin de fer du train à toutous qui nous a ensuite dépassés, tout le monde nous faisant de grands signes, peut-être nous ont-ils pris pour des singes eux aussi?

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On s'est posé pour goûter au milieu d'herbes un peu folles, ce qui est plutôt rare ici. On retrouve un peu cette passion du gazon des anglais! Puis on a repiqué vers la route. A peine dessus, un minibus déboulait tel une fusée de Cap Canaveral! Il s'est arrêté, on est monté, tout le monde se décalant pour nous. On est rentré sur Basseterre en traversant des villages où la vie ne semble guère plus facile qu'au Cap Vert mais où la musique résonne à chaque coin de rue. De retour dans notre petite marina, Fanch s'est arrêté devant les langoustes qu'un pêcheur entassait dans des sacs, sans doute destinées à un des restos de la jolie zone proprette, à un hotel de la côte ou qui sait, aux grosses verrues blanches. Il est revenu, tenant un des specimens par une antenne, la queue en mode tapette à souris. C'était cadeau.
En s'éloignant des pancartes, on a donc fini par trouver un espace-temps où on s'est senti bien, celui des vrais gens. Y a la façade et y a l'arrière-cour... Ceci dit, l'arrière-cour existe encore. En est-il de même sur St-Martin? On vous dit ça bientôt ! 

 

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08 mars 2017

Une boîte à vraies lettres...

Beaucoup d'entre vous  nous ont demandé, parait-il, une adresse postale pour pouvoir nous envoyer des petits mots doux, des dessins extravagants ou des colis chargés de trésors ! 

Voici celle du chantier où on va me sortir de l'eau pour checker ma coque et ses appendices : 

BATEAU BELUGA

CHANTIER NAVAL POLYPAT CARAIBES

Pont de Sandy Ground
BP 4012
97064 Saint-Martin Cedex

J'y serai à partir du lundi 13 mars pour au moins une semaine! Alors, juste entre nous comme ça, les quelques courriers reçus jusqu'ici ont vraiment enchanté mes moussaillons, les petits comme les grands!  N'hésitez pas, c'est chouette le voyage mais c'est bon aussi d'y sentir ses racines...

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06 mars 2017

Tortuga!

Bon, la voilà enfin! On est dans un mouillage où il n'y a que nous hormis trois ou quatre bateaux de charters ou de location vides et en plus, on a de la connexion depuis la bateau. Les tortues ne pouvaient que débarquer!

Pour Val et Geo, le mouillage, c'est Potatoe bay à St-Kitts! On vous refilera la code WIFI si vous voulez!

Tortuga!

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05 mars 2017

Une famille savoureuse...

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Bon, il y en a certainement plein d'autres des trucs qui portent ce nom! C'est à chaque fois rigolo tout de même, hein Johnny Murray !   

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