24 mars 2018

Chirurgies nautiques...

 

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Wouaw! Merci à tous pour vos contributions! Nous avons atteint le premier palier... 

Tout centime supplémentaire ira dans la dérive qui permettra à Beluga de redevenir lui-même. Justin, notre soudeur, réfléchit beaucoup car c'est une pièce maîtresse délicate! On en a encore pour une semaine au moins avant de la voir dans la bedaine de Beluga.

Alors, en attendant...

 

Chirurgies nautiques

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21 mars 2018

Ululons les zamis!

Coincé à Trinidad, j'attends ma dérive... 

On fait un appel à tous ceux qui nous suivent de près ou de loin, à tous ceux qu'on a croisé avant notre départ ou après! On espère que cet appel vous donnera envie de monter à bord pour participer à l'aventure...

A ceux qui y sont déjà suite à leur participation pour notre régulateur, n'hésitez pas à en parler autour de vous, à tous ceux qui vous sont proches, amis et famille ou simples connaissances... Un bateau est tellement plus beau quand il est sur l'eau!

 

https://fr.ulule.com/bugale-beluga-atlantique/

carte monde trajet

 

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13 mars 2018

Pancakes matinaux comme Fanch

Fanch nous réveille souvent avec une odeur de pancakes, que ce soit en transat ou au mouillage... Parfois se mêle à cet heureux evénèment d'autres surprises moins rigolotes comme renversement de lait ou dégoulinage intempestif de pâte un peu partout. Mais une fois que ces désagréments sont digérés, on savoure!

- 200 g de farine

- 1 pincée de levure chimique

- 1 oeuf

- 1/4 de litre environ

Mélanger la farine et la levure. 

Ajouter l'oeuf battu puis, petit à petit, le lait tout en remuant mais pas trop énergiquement hein! On est sous les Tropiques tout de même.

Huilez ou beurrez une poêle selon vos préférence. Avec une louche, poser des petits tas de pâte dans la poêle. retourner et cuire de l'autre côté. Ca fait des bulles! C'est joli. 

Il n'est pas nécessaire de laisser reposer la pâte (encore heureux car notre Fanch n'est pas toujours des plus patients quant il s'agit de manger!)

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Les cookies de Malo

Envie d'un bon goûter?  

  • 160 g de cacahuètes crues débarrassées de leur peau et écrasée ou 100 g de beurre de cacahuètes.

  • Pépites de chocolat en pagaille
  • 150g de farine

  • 100 g de sucre

  • 50 g de beurre

  • 1 œuf.

 

cookies

 

On peut mélanger un peu de cacahuètes et un peu de beurre de cacahuètes.

 

Mélanger farine et sucre.

Ajouter le beurre fondu et l’œuf battu, puis les cacahuètes ou le beurre de cacahuetes6et les pepites6de chocolat. La pâte doit être assez ferme.

Faire des petits tas sur une tôle beurrée, les aplatir avec une fourchette.

Cuire à four moyen 20 minutes environ.

Régalez-vous!

 

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11 mars 2018

Voyage à sec...

Voilà une dizaine de jours que je suis à sec, sur un terre-plein de sable que chauffe un soleil parfois trop généreux, surtout quand les vents qui caressent d'habitude mes flancs sont absents. Ma dérive prend peu à peu forme dans l'atelier à deux pas de moi. 

Il peut y faire une chaleur à crever. J'ai l'impression de me déssecher dès les premières lueurs du jour et j'attends le soir avec impatience. Une grande partie de mon équipage me déserte d'ailleurs dans cet intervalle de temps. Seul Jean-Sam reste à mes côtés pour les passer à la loupe et au peigne fin! Il m'a chatouillé le puits de dérive histoire d'en décoller les indésirables, a fait quelques retouches de peinture sur mes oeuvres vives et depuis hier, il s'attaque aux bandes blanches de mes oeuvres mortes. J'crois que le projet, seulement esthétique, c'est de rendre à ma coque son alu brut, sans fioritures! C'est un peu comme une p'tite coupe de ch'veux pour vous quoi. J'suis assez enthousiasmé par l'idée. 

De temps en temps, un de mes nains revient pour chercher un manuel scolaire, un doudou indispensable ou un goûter. Il semble qu'il y ait là-bas une aire avec tables, bancs et surtout, l'ombre des cocotiers et le vent. Les journées s'écoulent donc là-bas, entre école, jeux, confection de bracelets, mise en scène de doudous ou pique-nique.

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Cette chaleur, on l'avait déjà vécue à saint-Martin, il y a un an, au chantier Polypat, mais il n'y avait pas ce genre d'agrément! Il y a cet espace là et il y a aussi d'autres détails qui tranchent drastiquement avec le chantier passé. Des points d'eau fraîche où ouvriers et occupants peuvent aller se désaltérer, une connexion wifi gratuite et illimitée donnée de bon coeur, un système de ramassage des déchets qui donne presque à ce chantier des airs de parcs ou de plaine de jeu, des sanitaires qu'on dirait presque l'Hilton apparemment et même une laverie avec machines et sèche-linge gigantesques à prix plus que raisonnables.

On y a aussi retrouvé Eddy, un dominicain qu'on avait rencontré il y a un an.

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Il nous a fait rencontrer Hervé et son magnifique 50 pieds en alu ainsi que Mathieu, le roi du Ti-Punch et Collin, un Trinidadien qui a invité tout mon équipage dans sa maison aux 15 portes et aux fenêtres sans vitres! Quand Eddy monte à bord, il nous parle de la Dominique, de Carriacou, de Bequia et des autres îles caribeennes un peu aussi, de maintenant mais aussi d'avant, quand il était petit. Quand il retrouve tout le monde pour un pique-nique, il dévoile ses secrets de construction à base de noix de coco.

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Alors voilà, je suis à sec, certes mais finalement, on voyage tout de même...

 

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01 mars 2018

Beluga vieux gréement !

Il y a deux jours, Beluga a mis le cap au 220. C'est plus du Sud que du Nord. C'est plus du portant que du près. Derrière, il y avait Tobago dont les fonds ont accueilli une partie de notre dérive et devant, il y avait Trinidad qui en recelait la promesse d'une nouvelle. Une soudure a lâché silencieusement et voilà cette pièce maitresse par des centaines de mètres sous la surface de l'eau. On s'en est rendu compte seulement le lendemain, la trouvant un peu trop silencieuse dans son puits. Pour cause, elle n'y était plus. On en est presque venu à regretter le tic tac de cette précieuse pendule se balançant au gré du roulis. Alors on s'est pincé en tournant pour réaliser la chose, on a mis une quinzaine de jours à réagir tout en profitant de Pirate Bay dont on ne quittait la plage pour rejoindre la ville que par un joli sentier et un escalier de 142 marches qui m'a rappelé celui de la maison de mes grands-parents, à Bruxelles. Dans un tout autre décors cependant.

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On s'y est organisé des anniversaires dignes des plus belles épopées de chasse au trésor et des barbecues tropicaux où grillent du barracudas, du thon et même une langouste qu'un pêcheur nous a emmenés pêcher, des courges et des bananes que l'on pose ensuite sur d'énormes feuilles jonchant le sable en guise de banquet.

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On s'y est improvisé des arrivées en annexe dans des rouleaux presque hawaiens selon un marseillais, que les enfants ont ensuite étrenné avec leur planches de body (pas le marseillais hein!). On s'y est lavé dans l'eau d'une source qui venait y mourir. On y a savouré les cris lointains de perroquets au petit matin et l'éclat mordoré de gargantuesques lucioles au coucher du soleil. Elle est partie par le fonds mais elle ne nous prendra pas tout ça! 
Peu à peu, au milieu de tout ça, on a réagi.  Une perche s'est tendue sur Trinidad, un tuteur d'apparence un peu faiblarde en Guadeloupe et juste une paille en Martinique!  On avait une envie de Guadeloupe, alliée à une envie de fromages, de saucissons et de viennoiseries. Alors on a essayé un cap au 350. C'était pas possible. La barre devait être poussée sous le vent pour maintenir l'étrave un brin loffée vers la Martinique. Mais la vraie route, celle qu'on fait sur le fond, nous menait péniblement vers les Grenadines. Il parait certes que c'est très coquet par là bas, mais on n'y trouve pas de dérive ! Il essayait notre vieux bougre, de faire ce qu'on lui demandait mais juste, il pouvait pas. Puis comme on anthropomorphise toujours un peu son bateau, j'avais presque l'impression qu'il était perdu, qu'il comprenait pas pourquoi il pouvait plus remonter le vent et qu'il se demandait en plus pourquoi on lui demandait alors que c'était juste impossible. Ça lui faisait bizarre et à nous aussi, d'autant plus qu'il nous avait menés jusqu'ici dans toutes sortes de navigations qu'il a très souvent honorées jusqu'au bout. Il en bave, nous aussi. On le fait abattre au 240 pour faire route vers Chagaramas. Ça, il sait faire. Il nous offre une jolie nuit de portant animée par une lune généreuse,  de nombreux pêchous et divers engins motorisés. On est arrivé au petit matin, après avoir aperçu le Venezuela s'étirant à  moins de 30 milles et après un passage paradisiaque entre Trinidad et un îlot plus à l'Ouest. Des escadrilles entières de pélicans ont salué notre passage, l'eau a oublié la houle atlantique pour s'évanouir dans un miroir. 

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On a passé une aussière dans un coffre au bout de la route. Il était encore très tôt... Et le soir, la sortie d'eau de notre bateau devenu caravelle des Temps Modernes était prévue pour la première heure du lendemain et on avait rencontré 'Justin' qui a quelque part, entre ses doigts et dans son atelier, ce qui devrait permettre à Beluga de redevenir lui-même.  

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Posté par saabiinee à 01:19 - - Commentaires [6] - Permalien [#]