06 juillet 2018

Beryl

Le premier ouragan de la saison est aux portes de l'arc antillais. Tandis que Sabine et les trois moussaillons vivent les émotions complexes d'un retour à terre, Jean-Sam et moi gardons un oeil sur Beryl, de son p'tit nom. 

Il devrait faiblir avant de frapper les terres et repasser en tempête tropicale. On croise les doigts et surtout les aussières pour que ce soit le cas!

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01 juin 2018

Train-train à bord!

Voilà un p'tit bout de temps que je suis toujours mouillé au même endroit. Un peu plus de trois semaines, dans l'anse de Marigot, à Saint-Martin. Il semblerait que ça reste le cas pour un bout d'temps encore... Même si des excursions de fin de week-end resteront possibles. 

Jean-Sam s'en va avant que le soleil n'entre en scène sur la colline d'en face. Il revient en fin d'après-midi, avant qu'il ne se couche. Reste donc à bord les moussaillons et Sabine. Ils jonglent entre les maths, le français, l'anglais, l'histoire et j'en passe, sur cahiers, feuilles volantes, ardoises ou fichiers d'activités. Des petites pauses baignades ou légo/playmo sont aménagées de ci de là.

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C'est pas toujours l'entente cordiale mais ça avance dirait-on, en tous les cas, plus que moi. Ils me désertent quelque fois le midi pour aller se chercher un casse-dalle et se dégourdir les pattes. Il y a une sorte de train-train qui se met en place à défaut de bateau-bateau. 

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D'après ce que j'ai compris, certains rejoignent bientôt la métropole en avion. Marjane aurait préféré voir les côtés françaises approcher doucement dans mon étrave, comme elle dit. Entendre l'ancre faire plouf, faire plouf à son tour et rejoindre à la nage une plage bretonne. J'crois qu'elle a un peu oublié la différence de température qu'il y a entre ici et là-bas. Mais d'un autre côté, j'crois qu'ils sont bien curieux voire impatients des sensations que vont leur donner l'engin volant qu'ils n'ont jamais pris encore. Alors, ils rangent les images de fin de boucle pour un peu plus tard et les questions sortent et s'enchainent sur les valises, la taille, les crashs, la bouffe (élément très important pour ces ogrions), etc...

En septembre, chacun prendra le chemin du boulot. Il semblerait qu'ils soient bientôt inscrits dans école et collège selon âge et poils aux pattes de chacun. Sabine, qui a une dispo pour suivre Jean-Sam, a trouvé une classe elle aussi, CE2 ou CM2, le suspens reste entier. Septembre qui est aussi l'un des mois où les cyclones frappent le plus fort. A bord, ça se connecte déjà au NOAA américain et son National Hurricane Center, entre autres, pour voir si des petits ronds jaunes n'apparaissent pas du côté du Cap Vert. A terre, elle fait la Une des journaux cette saison cyclonique. Et dans les têtes, elle est toujours un peu là par moment... Il faut aussi pouvoir la mettre de côté pour profiter du jour qui est là, avec sa Carib bien fraîche, son eau turquoise comme un bonbon et cette mixité caribbéenne assez fascinante. 

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Alors, comment les gérér? Est-ce que les infrastructures immobilières de l'île offrent assez de sécurité pour affronter un nouveau cyclone après le passage d'Irma qui a fragilisé tout et tout le monde sur son passage? Et si oui, y en a-t-il de disponibles à la location? Est-ce que les collectivités et particuliers auront le temps de tout nettoyer afin de minimiser les projectiles potentiels? Hisser les voiles et mettre le cap au Sud n'est-il pas la meilleure des choses à envisager? Il n'y a sans doute pas de juste réponse, pas de recette. Ce s'rait trop facile. Chacun fera du mieux qu'il pourra, avec les idées qu'il croit les plus pertinentes. Puis, j'crois qu'il va bientôt être l'heure d'une bière fraîche sur fond de soleil couchant...

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19 avril 2018

Cavalcade...

Me voilà à Pointe-à-Pitre...

J'ai quitté Trinidad il y a à peine une semaine. Sur la route, mon ancre s'est posée dans les eaux de Grenade, aux abords de Saint-Georges, pour deux nuits. On y a retrouvé Axurit le bolide avec à son bord Doriane, Flo et Titouan. Il y avait là-bas aussi le petit bateau d'Eddie, le vrai Jack Sparrow des Caraïbes. Monsieur Johnny Depp peut en effet aller se rhabiller! 

Après une brève journée de pause, Eddy embarque avec nous vers Carriacou, son île adoptive. On s'rait bien resté davantage. Grenade promettait des merveilles, mais on passe à côté, caressant seulement du regard ses mamelons dodus de végétations plantureuses et ses décolletés tombant sur des plages laissant rêveur. C'est au Nord de Grenade qu'on commence à vraiment jouer avec le courant tout en remontant au maximum le vent. On frôle le rocher du Diamant tout en évitant le volcan sous-marin Kick'em Jenny qui est un peu énervé en ce moment!

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Le soir, on jette l'ancre à Carriacou. Certains vont se remplir les oreilles des steel drums et des percussions de Zulu, un pote d'Eddie. Le lendemain, mon équipage essaye de profiter des eaux turquoises du lagon de Carriacou tout en sachant qu'il ne faut pas traîner si on ne veut pas louper Gaëlle et Yonec en Martinique. Eddie a passé une dernière nuit dans ma cabine arrière et au petit matin, il a quitté le bord. A notre départ, il était sur la plage nous faisant de grands signes d'aurevoir. J'crois que tout le monde avait un p'tit pincement en voyant sa silhouette s'évanouir sur la plage alors que mon étrave pointait déjà le Nord des Grenadines. On est passé à l'Est d'Union, longeant Palm island et sa plage bordée de cocotiers agités par le vent. On avait tous envie de s'arrêter pour faire un plouf... Mais on a juste entendu un clic, celui de l'appareil photo. Gaëlle et Yonec ont définitivement transformé mon équipage en touristes japonais un peu pressés et moi en gros bus devant avaler les milles. 

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On est arrivés à Bequia en fin d'après-midi, dernière île des Grenadines. Il nous fallait attendre le bon courant avant de s'engager dans le chenal qui la sépare de Saint-Vincent. Juste le temps de manger, de boire un coup avec Axurit le bolide qui y était déjà, de renoncer dignement à fêter l'anniversaire de Doriane. Il fallait avancer... Alors après tout ça, l'ancre est levée en début de nuit, vers dix heures. Le courant nous jette miraculeusement au vent de Saint-Vincent, dans une mer hachée car contrariée par celui-ci. Il pleut, il y a quelques grains. Ca tire sur la gueule de tout le monde, sauf peut-être de ma dérive. On arrivera au nord de Saint-Vincent pile poil dans les temps pour choper le courant qui nous rentre à 10 noeuds vers Sainte-Lucie. En fin de matinée, on arrive au Nord de Saint-Lucie et le courant nous propulse sur Sainte-Anne, la pointe Sud de Martinique. Le vent me permet d'abattre enfin, d'ouvrir mes voiles, de respirer. Je déboule à 8 noeudss dans l'anse de Saint-Anne. Et sans le savoir, sans doute grâce à une bonne étoile, à une intuition discrète, mon ancre est jetée au pied de l'appart de Gaëlle, Yonec et Marco. A deux coups de rames d'une plage qui permet à ma p'tite famille de les rejoindre pour deux soirées! Ca s'retrouve, ça papote, ça boit du rhum et ça tarote. Ca écoute les colibris, les grenouilles, le clapotis des vagues et les palmes des cocotiers. 

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Puis ça passe vite, ça s'embrasse et ça s'dit au revoir. Quentin et Nina descendront là... Ca faisait trois mois qu'ils étaient là, à partager nos rires, nos pleurs, nos angoisses, nos enthousiasmes, nos coups de gueule et nos coups de mou. Autant dire que ça nous a fait bizarre.  Mon ventre semble bien vide au moment du départ, mon équipage aussi, se sent un peu vide je crois. Mais d'un autre côté, on est à nouveau tous les six, mes bugale et moi. Et puis, il nous reste 110 milles avant d'accueillir à nouveau quelqu'un! Alors, on leur souhaite un heureux chemin à tous les deux et j'espère un jour croiser leur sillage à nouveau...

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Alors c'est reparti... On remonte la Martinique. J'ai envie de jeter l'ancre au pied de Saint-Pierre et de sa montagne pelée et mon équipage d'aller randonner sur ses doux flancs, mais on m'arrise d'un deuxième ris dans la grand voile avant la pointe. Le vent montera à 25 noeuds mais nous permettra de passer au vent de la Dominique. La mer est désorganisée par un courant contraire qui nous aide aussi à passer à l'Est. On voit peu à peu les lumières des Saintes et de Marie-Galante. Jean-Sam et Sabine font de courtes siestes, de une heure en une heure pour réussir à tuer la nuit. Je m'amarrerai au ponton gasoil de la marina Bas du Fort à 4 heures et demi du matin. Ca s'endort pour un bref moment puis ça s'réveille avec une envie de croissants et de baguettes. Les yeux de certains sont cernés. Assez vite, vient l'heure de l'avion. Ils me quittent pour un engin qui roule et les emmène jusque l'aéroport, encore un peu échevelés, bien crevés et un peu malodorants! 

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Ils arriveront avant que l'avion n'atterrisse. Charlotte débarque après une brève attente. Je vais enfin la rencontrer, mon équipage va enfin pouvoir se poser un peu. Après cette folle cavalcade caribéenne, s'annoncent enfin les vacances... Oui, oui, vous avez bien lu. Même en voyage, parfois, on aspire à des temps calmes!

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10 avril 2018

Allo l'eau?

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Ca y est, on est dessus! La mise à l'eau a eu lieu hier en début d'après-midi alors que ne l'espérait plus!

Je flotte à nouveau et ma dérive se porte à merveille. J'ai l'impression qu'on est sur le point de mettre les voiles pour aller jeter l'ancre dans un endroit où l'anniversaire de ma jeune moussaillonne Marjane pourra être fêté à coups de grands ploufs... Mes cales sont pleines d'épices et d'huile pimentée pour vous, mes contributeurs... Envoi vers vos chaumières prévu début juillet, quand Beluga touchera le continent européen, après la transat retour. 

Encore merci à tous!

 

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21 mars 2018

Ululons les zamis!

Coincé à Trinidad, j'attends ma dérive... 

On fait un appel à tous ceux qui nous suivent de près ou de loin, à tous ceux qu'on a croisé avant notre départ ou après! On espère que cet appel vous donnera envie de monter à bord pour participer à l'aventure...

A ceux qui y sont déjà suite à leur participation pour notre régulateur, n'hésitez pas à en parler autour de vous, à tous ceux qui vous sont proches, amis et famille ou simples connaissances... Un bateau est tellement plus beau quand il est sur l'eau!

 

https://fr.ulule.com/bugale-beluga-atlantique/

carte monde trajet

 

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11 mars 2018

Voyage à sec...

Voilà une dizaine de jours que je suis à sec, sur un terre-plein de sable que chauffe un soleil parfois trop généreux, surtout quand les vents qui caressent d'habitude mes flancs sont absents. Ma dérive prend peu à peu forme dans l'atelier à deux pas de moi. 

Il peut y faire une chaleur à crever. J'ai l'impression de me déssecher dès les premières lueurs du jour et j'attends le soir avec impatience. Une grande partie de mon équipage me déserte d'ailleurs dans cet intervalle de temps. Seul Jean-Sam reste à mes côtés pour les passer à la loupe et au peigne fin! Il m'a chatouillé le puits de dérive histoire d'en décoller les indésirables, a fait quelques retouches de peinture sur mes oeuvres vives et depuis hier, il s'attaque aux bandes blanches de mes oeuvres mortes. J'crois que le projet, seulement esthétique, c'est de rendre à ma coque son alu brut, sans fioritures! C'est un peu comme une p'tite coupe de ch'veux pour vous quoi. J'suis assez enthousiasmé par l'idée. 

De temps en temps, un de mes nains revient pour chercher un manuel scolaire, un doudou indispensable ou un goûter. Il semble qu'il y ait là-bas une aire avec tables, bancs et surtout, l'ombre des cocotiers et le vent. Les journées s'écoulent donc là-bas, entre école, jeux, confection de bracelets, mise en scène de doudous ou pique-nique.

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Cette chaleur, on l'avait déjà vécue à saint-Martin, il y a un an, au chantier Polypat, mais il n'y avait pas ce genre d'agrément! Il y a cet espace là et il y a aussi d'autres détails qui tranchent drastiquement avec le chantier passé. Des points d'eau fraîche où ouvriers et occupants peuvent aller se désaltérer, une connexion wifi gratuite et illimitée donnée de bon coeur, un système de ramassage des déchets qui donne presque à ce chantier des airs de parcs ou de plaine de jeu, des sanitaires qu'on dirait presque l'Hilton apparemment et même une laverie avec machines et sèche-linge gigantesques à prix plus que raisonnables.

On y a aussi retrouvé Eddy, un dominicain qu'on avait rencontré il y a un an.

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Il nous a fait rencontrer Hervé et son magnifique 50 pieds en alu ainsi que Mathieu, le roi du Ti-Punch et Collin, un Trinidadien qui a invité tout mon équipage dans sa maison aux 15 portes et aux fenêtres sans vitres! Quand Eddy monte à bord, il nous parle de la Dominique, de Carriacou, de Bequia et des autres îles caribeennes un peu aussi, de maintenant mais aussi d'avant, quand il était petit. Quand il retrouve tout le monde pour un pique-nique, il dévoile ses secrets de construction à base de noix de coco.

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Alors voilà, je suis à sec, certes mais finalement, on voyage tout de même...

 

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07 février 2018

Je touche le fond!

Mais j'ai la patate... Mon ancre s'est effondrée sur les fonds d'une anse de l'île de Tobago.  Je savais même pas où j'allais quelques jours encore avant d'arriver! Là,  j'suis enfin seul, toute la troupe étant partie défouler leurs gambettes à terre et traquerube bière fraîche ! 

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29 novembre 2017

Par delà les rivages...

J'ai quitté Madère il y a presque trois semaines déjà. Je me suis un peu plus éloigné de l'hiver même si c'est une notion bien relative dans ces eaux-ci. J'avais, quant à cette île, entendu beaucoup des couperets tomber. Des voisins de ponton y étant passé trouvaient ça souvent très touristique. Trop de bateaux étrangers dans les ports se plaignaient-ils ou des ports qui ressemblent à des 'resort' où là vie de tous les jours n'a pas droit de cité! Je suis arrivé à Gran Canaria, dans la capitale de Las Palmas. Pour elle aussi, les propos évoquaient un tourisme de masse dont le terrain fertile ne fait hélas germer que des immeubles ressemblant aux infrastructures de l'élevage industriel de gallinacés... 

Revenant de balades dans l'intérieur madérien, mon équipage parlait pourtant avec enthousiasme!  Ils avaient ramassé des chataignes au milieu de bruyères géantes dans les hauteurs alors que plus bas poussaient la canne à sucre et légion de bananiers avec leurs régimes de bananes naines. Mais vignes, orangers, poiriers ou manguiers ornent eux aussi les flancs abruptes dressés en terrasses. Les randonnées offraient, d'après ce que j'ai compris, des paysages très variés en fonction de leur hauteur. Beaucoup longeaient des llevadas, un ensemble de canaux d'irrigation qui amène l'eau du Nord de l'île au Sud, offrant des possibilités infinies de courses de feuilles en tout genre sur le réseau. Ils ont déniché des cascades longues comme l'attente chez un médecin un vendredi soir de novembre. Elles vrombissaient au détour d'un sentier, comme les nez, certainement, de certains patients.

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La pointe orientale, que j'ai longée en arrivant, m'a presque fait pensé à Sal au Cap Vert, sèche, poussiéreuse et désertique...

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Ils ont couru dans les jardins tropicaux de Monte où la flore laissée là au détour de voyages multiples était aussi large que l'éventail d'une danseuse de flamenco. Il suffisait de quitter le rivage finalement, pris d'assaut, pour voguer avec tranquillité ! 

Gran Canaria, c'est un peu pareil on dirait... Ceci dit, l'ambiance sur les pontons est plutôt agréable. Il y a des allemands, des néerlandais, des français, des anglais, des italiens. Il y a aussi une armada de shipchandlers et une zone industrielle où on trouve tout ce dont on peut rêver. Ça brique et bosse sur les pontons!  La ville, vue du port, n'a rien d'exceptionnel. De nombreux buildings s'y emboîtent comme des kaplas, une voie rapide longe le littoral jusque dans la partie Sud, offrant un défilé permanent de voitures qui vous crachent leur combustible dans les naseaux. Mais à nouveau, tous finissent par l'apprécier. Les uns pour ses larges trottoirs et grands places qui offrent multe possibilités de skateboarding, d'autres pour les ruelles étroites et les maisons d'antan avec leurs balcons en bois et leur façade colorée un brin art déco par moment. Ces innombrables immeubles ont un côté presque 'vintage' charmant, ils sentent les années 60-70 à plein nez... Puis, il y a cette ambiance aussi! Ca parle fort, ça sourit beaucoup, ça s'fait des accolades ou ça gueule parfois aussi un  peu. En tous les cas, ça vit!  L'intérieur leur a bien fatigué les guiboles!

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Des balades où déferlent arbustes secs ou cimes géantes, rochers découpés et sentiers escarpés avec des successions de montagnes qui plongent dans la mer où on devine parfois le mamelon du mont Teide de Tenerife. Ça faisait presque El Dorado à certains endroits parait-il!

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J'ai accueilli la reine de Sabba de Marchovelette... Les enfants ont pu profiter de la plage qui est juste à côté, une plage de ville, pas très jolie mais bien vivante, pendant que les parents me bichonnaient un peu beaucoup. J'crois qu'ils me trouvent un peu exigeant!

Il y a ici une sacrée flopée de bateaux-stoppeurs qui cherchent à se rapprocher des Antilles ou de l'Amérique latine, mais finalement trop pour les bateaux on dirait. Les p'tites annonces s'accumulent sans jamais disparaitre! Que feriez-vous, vous, si vous étiez la troisième voiture à passer sur une route déserte où des pouces se lèvent, frétillants, à votre approche? Ben, moi, il semblerait que je lève le pied, freine et que j'embarque qui je peux! Au moins pour un bout de chemin, pour les amener à un carrefour plus frequenté. J'vous raconterai ça bientôt! 

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05 novembre 2017

Rétrospective number Four, Haïti.

Je suis bien arrivé à Madère, dans la petite marina de Quinta do Lorde à la pointe de Sao Lourenço après une nav de 4 jours. J'ai bien carburé entre des nuages de toutes tailles et de toutes les couleurs, c'était chouette mais je crois que mon équipage était un peu crevé sur la fin...

J'vous publie une p'tite vidéo de mon passage à l'île à vache sur Haïti...

 

Pérégrinations nautiques d'une famille nombreuse, Haïti

 

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06 octobre 2017

Généreuses trombines...

Voilà presqu'un an que je quittais le Finistère et m'engageais dans un golfe de Gascogne un peu tourmenté en ayant abandonné un pilote automatique récalcitrant sur les pontons bretons. Jean-Sam et Sabine avaient barré non-stop et savouré la mer. Mais il nous fallait tout de même un barreur en plus! Ils ont opté pour Zizou le régulateur! En arrivant à la Corogne, ils ont fait appel à vous tous, les gens, petits ou grands, rêveurs ou terre à terre, proches ou plus lointains, navigateurs ou terriens, enthousiastes ou sceptiques mais tous généreux... 

Grâce à vous, Zizou a pu monter à bord... Et on a aussi pu faire face aux autres aléas (lala) que réserve le voyage. Alors voilà, grâce à vous, on entame notre deuxième année, on repart vers le Sud au lieu d'avoir pointé notre étrave au Nord! 

Merci à vous tous... Anma et Laorz, Gaëlle, Seb et Céline, Marthe, Ann-Marie, Karine, Yula et Maïan, François, Anne, André et Monique, Yvette et Roger, Paul et Jeanne, Julien, Carole, Mathieu et Anne, Quentin et Maria, Hubert, Alan et Anaïs, Yves, Marco et Bleuenn, Papa, Alain, Julos et Mélanie, Cécile, Elly, Mélanie, Sylvie, Maïna, Anne-Fré, Edith, Teddy et Mélissa, Eléna, Christina et Ricardo, Camille, Charlotte, Fred, Edwige, Bob et Françoise, Karen et Ban. Je crois n'oublier personne. 

Il reste de la place sur le trombinscope et à mon bord! Si vous voulez embarquer dans ce petit projet familial, n'hésitez pas! 

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Force 0,  pétole   jusqu'à  5 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance.

Force 2,  légère brise jusqu'à  15 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance et votre photo sur notre site.


Force 4, jolie brise   jusqu'à 25 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, une carte postale de tout l'equipage à une escale de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 6, vent frais jusqu'à  50 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 8, coup de vent jusqu'à 100 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site et un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité. 

Force 10, tempête, 250 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et un we à bord.

Force 12, ouragan, 1000 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et une semaine à bord.

 

VOUS POUVEZ EFFECTUER UN VIREMENT DIRECTEMENT SUR NOTRE COMPTE DE VOYAGE : 

Titulaires du compte : Coeckelbergh Sabine et Perrolle Jean-Samuel - Cosquinquis 29190 LENNON

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BIC : CCBPFRPPNAN

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