05 novembre 2017

Rétrospective number Four, Haïti.

Je suis bien arrivé à Madère, dans la petite marina de Quinta do Lorde à la pointe de Sao Lourenço après une nav de 4 jours. J'ai bien carburé entre des nuages de toutes tailles et de toutes les couleurs, c'était chouette mais je crois que mon équipage était un peu crevé sur la fin...

J'vous publie une p'tite vidéo de mon passage à l'île à vache sur Haïti...

 

Pérégrinations nautiques d'une famille nombreuse, Haïti

 

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06 octobre 2017

Généreuses trombines...

Voilà presqu'un an que je quittais le Finistère et m'engageais dans un golfe de Gascogne un peu tourmenté en ayant abandonné un pilote automatique récalcitrant sur les pontons bretons. Jean-Sam et Sabine avaient barré non-stop et savouré la mer. Mais il nous fallait tout de même un barreur en plus! Ils ont opté pour Zizou le régulateur! En arrivant à la Corogne, ils ont fait appel à vous tous, les gens, petits ou grands, rêveurs ou terre à terre, proches ou plus lointains, navigateurs ou terriens, enthousiastes ou sceptiques mais tous généreux... 

Grâce à vous, Zizou a pu monter à bord... Et on a aussi pu faire face aux autres aléas (lala) que réserve le voyage. Alors voilà, grâce à vous, on entame notre deuxième année, on repart vers le Sud au lieu d'avoir pointé notre étrave au Nord! 

Merci à vous tous... Anma et Laorz, Gaëlle, Seb et Céline, Marthe, Ann-Marie, Karine, Yula et Maïan, François, Anne, André et Monique, Yvette et Roger, Paul et Jeanne, Julien, Carole, Mathieu et Anne, Quentin et Maria, Hubert, Alan et Anaïs, Yves, Marco et Bleuenn, Papa, Alain, Julos et Mélanie, Cécile, Elly, Mélanie, Sylvie, Maïna, Anne-Fré, Edith, Teddy et Mélissa, Eléna, Christina et Ricardo, Camille, Charlotte, Fred, Edwige, Bob et Françoise, Karen et Ban. Je crois n'oublier personne. 

Il reste de la place sur le trombinscope et à mon bord! Si vous voulez embarquer dans ce petit projet familial, n'hésitez pas! 

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Force 0,  pétole   jusqu'à  5 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance.

Force 2,  légère brise jusqu'à  15 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance et votre photo sur notre site.


Force 4, jolie brise   jusqu'à 25 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, une carte postale de tout l'equipage à une escale de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 6, vent frais jusqu'à  50 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 8, coup de vent jusqu'à 100 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site et un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité. 

Force 10, tempête, 250 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et un we à bord.

Force 12, ouragan, 1000 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et une semaine à bord.

 

VOUS POUVEZ EFFECTUER UN VIREMENT DIRECTEMENT SUR NOTRE COMPTE DE VOYAGE : 

Titulaires du compte : Coeckelbergh Sabine et Perrolle Jean-Samuel - Cosquinquis 29190 LENNON

IBAN : FR76 1380 7001 4430 4194 5919 705

BIC : CCBPFRPPNAN

OU PASSER PAR NOTRE COMPTE PAYPAL :

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03 septembre 2017

Quel bel anniversaire!

J'ai quitté François hier. Outport terre-neuvien niché tout au fond d'un fjord qui se découvre une pointe une fois enroulée, blotti au creux de falaises dont les parois se ferment en formant presqu'un cratère. Ils avaient prévu des randonnées mais la météo en a décidé autrement. Un vent d'Ouest soutenu était prévu pour la journée. Le lendemain, c'était mou. Alors pour faire les 60 milles qui nous séparaient de Saint-Pierre, fallait pas cracher dans la soupe! Ils ont rangé les pompes de rando et ont sorti les bottes. 

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Ca devait mollir dans la journée mais ça n'a jamais molli, que du contraire. On est passé de un à deux ris puis de la trinquette au foc. La mer était belle mais un peu forte. Elle me secouait bien la poupe! 

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Au loin, des souffles de baleine ont salué mon passage, des dauphins sont venus jouer autour de moi... Des puffins majeurs, des turrs, des macareux et les incontournables fous!

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En 7 heures, au bout de 60 milles, je me suis amarré au quai de Saint-Pierre. J'suis pas resté rêver! J'crois qu'ils étaient contents de moi. Puis fallait bien ça pour leur titiller l'envie de rejoindre les Açores. Sur le quai, il y avait des bateaux avec le Gwen ha Du breton et tout un attroupement sympatique de bipèdes francophones. Un arc-en-ciel digne de ceux de Bretagne s'est dessiné sur les bateaux de pêche, on était presqu'au Guilvinec!

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Bref, on a bien fêté notre première année de vie ensemble! 

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31 août 2017

Allô la Terre? Ici Terre Neuve!

Il y a eu le Maroc et Haïti, il y aura certainement Terre Neuve. 

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09 juillet 2017

En terres Golgoth...

J'ai quitté Grand Bahama Island samedi matin, il y a une semaine déjà. On n'était pas aux pièces, ça s'est fait en douceur après les incontournables pancakes. Mais le ciel était encore teinté de rose. Cap vers le gulfstream. Une trentaine de milles me séparaientt du tapis roulant, je les ai parcourus à l'aide de ma bourrique. Eole était aux abonnés absents. Je suis arrivé sur le fameux tapis en fin d'après-midi. Eole n'était toujours pas là. Malgré les deux noeuds qui se sont ajoutés sans douleur à mon compteur, j'étais un peu dans un état de somnolence avancé vu le ronronnement du moteur. La grand-voile me réveillait parfois par ses mouvements d'impatience, entraînant la bôme de babord à tribord et finissant dans des grands 'clak'... un peu comme une vieille dame endormie dans la salle commune d'une maison de retraite, son chat sur les genoux, sursauterait à la sortie claironnante du coucou du pendule. La vie à bord, c'était peinard entre pâtisseries et devoirs!

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En soirée, Eole a un peu soufflé, mais vraiment un tout petit peu... Trop timidement pour mes kilos! D'autres géants, en revanche, sont apparus à l'horizon. Vous savez, ces Golgoths où on aime retrouver des formes... Ils montaient silencieusement à mon vent jusqu'à atteindre des hauteurs dignes des plus hauts sommets new-yorkais.

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Une lune ronde comme une femme sur le point d'accoucher accompagnait ce joli spectacle. Le souci dans l'histoire, c'est que ces Golgoths, quand ils vous passent au-dessus du mat, amènent souvent vent, pluie et parfois tonnerre et éclairs !  Bon, le vent et la pluie, je peux faire le gros dos... Mais les éclairs en mer, c'est une autre histoire!  Oh, certes,  j'ai déjà croisé des voisins de pontons qui te rétorquent "Oh mais, euuuh, tu saaaaiiiiis, les éclairs,  ils préfèrent la crête des vagues que le mat" ou bien "Ooooh, mais il n'y a pas de souciiiii. Il y a vraiment très peu de probabilités pour que cela te tombe dessus tu sais!" ou bien encore "Aaah, mais faut pas t'inquiéter comme ça, il suffit de passer une chaine autour du mat et de la faire plonger dans l'eau"... Bref, tout le monde y va de sa p'tite recette ou de son bon tuyau! Mais zut, flut et même plus... Moi, j'ai les j'tons. C'est comme ça. Les statistiques et autres fabulettes n'y changeront rien. Taisez-vous donc! Chuuut! J'ai juste envie de rentrer au port et mettre mon équipage à l'abri. Donc, les fameux Golgoths, ils se sont mis à péter de ci de là sur l'horizon noir. Je crois qu'à bord, on n'aimait pas non plus beaucoup trop ça! On les guettait du bout des yeux ou du compas pour essayer de déjouer leur trajectoire afin de les éviter !  D'autres passaient leur inquiétude dans des histoires acabadabrantes de vaisseaux schroumpfs ou de points de croix en mode capsules.

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Les journées et les nuits se sont succédées un peu sur ce mode là.  Entre pétole, gros gras grains gris et gulfstream. Lui aussi, c'est une sorte de Golgoth! Dès que je m'éloignais un peu de la veine centrale pour négocier les grains ou le cap, on voyait bien à l'état de la mer que le grand Seigneur n'était pas trop content qu'on le quitte comme ça ! Les vagues dansaient comme les remous anarchiques d'une marmite bouillonnante. Bon, là,  elles dansaient encore un truc un peu calme. Mais avec un vent de Nord, elles seraient pas restées sur du reggae...! Bref, oubliez cette zone si vent et courant ne sont pas d'accord. Ça doit être proche de l'enfer sur terre, enfin, sur mer. Donc, on avait pétole mais finalement, on était un peu content. Jusqu'à ce que le pilote décide de faire la tronche... c'est le boîtier en plastique qui a lâché.  Du coup, il n'avait plus d'appui pour tenir la barre. Un peu comme si on demandait à un barreur de barrer sans son coude. Du coup, il a fallu barrer non-stop dans les moments de pétole ! Aussi passionnant qu'un épisode de l'inspecteur Derrick du dimanche après-midi... Autant dire que le temps a commencé à être longuet... on était presque content quand un grain pointait sa truffe, amenant enfin du vent et des sensations de barre!
On a croisé des dauphins.  Des Golgoths encore... C'était les plus grands qu'on ait croisés depuis le début de notre voyage. Des vrais Flipper le dauphin! Il y a eu les oiseaux aussi. Eux, les grains, la pluie, le vent, les éclairs, ils n'en avaient strictement rien à faire! En forçant un trait cartoonesque, on pouvait se les figurer slalomant entre les éclairs,  s'abreuvant de pluie dans un looping avant de redescendre en flèche vers le creux d'une vague!
Puis au soir du quatrième jour, on a aperçu des lumières sur la côte.  Mon étrave pointait vers elles. C'est toujours un peu la fête quand on voit une balise après une traversée.  Celle-ci marquait notre passage du cap Hatteras. Un peu tard dans la soirée,  il y a eu d'autres lumières.  Elles explosaient en gerbes lumineuses. J'ai cru d'abord naivement que c'était pour mon arrivée dans les eaux territoriales ou pour l'anniversaire de cousin Robin mais on était le 4 juillet! J'ai appris que c'était la fête nationale par ici!
Au petit matin, j'ai croisé les premiers pêchous. On n'était plus au Maroc ou à Haïti.  Des Golgoths encore... Comme on peut en voir en France aussi. La brume est arrivée.  On y voyait plus grand chose même si on sentait que ça allait se lever. C'est à ce moment là que le radar lui aussi s'est mis en grève !  Je sais pas ce qu'ils ont tous à faire la tronche... C'est peut-être car on a quitté les Tropiques. C'est vrai que la vie en slip, c'est fini. En tout cas la nuit ! On enfile les couches et le pantalon une fois le soleil couché. 

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Avec les gros grains, les cirés et vestes de quart sont sortis des placards, dégageant une odeur de soupe à  mémé!

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La mer n'était plus de ce bleu intense en arrivant! Tout le monde l'a remarqué à bord! Mais en même temps, elle est tellement fascinante quand la pluie s'abat sur elle en milliers de gouttes dans un tendre camaïeu de gris! Il m'a fallu une dernière journée entière pour rallier Norfolk. Le vent a fini par chasser la brume. Les voiles sont sorties mais le moteur est resté pour les appuyer. Des buildings se sont dessinés...

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La VHF s'est mise à nous parler. Mais franchement, on comprenait un mot sur dix dont le 'over' final, c'est dire! A un moment, on a vaguement compris qu'il y aurait un exercice de tir!  Puis ça a commencé à péter sur tribord. Welcome! Le truc pas du tout anxiogène après quatre nuits de sommeil hasardeux n'est-ce pas! Ah, c'est certain,  ça tient en éveil mais bon, c'est un peu agressif surtout quand tu es incapable de déterminer la zone! Ceci-dit,  il y avait des bateaux qui patrouillaient, ils nous auraient sans doute dit de dégager. Enfin, j'espère!  
Bref, je vais finir car c'est un peu longuet, à l'image de cette nav, désolé. On a passé avec le courant le pont de Norfolk entre gros culs et bateaux surmotorisés du dimanche. On a piqué vers Little Creek Reservoir. On a tourné un bon moment avant de trouver une place de parking. Finalement, un gars nous a fait signe sur un ponton inespéré où j'ai pu aller m'amarrer. Un autre gars est venu nous saluer nous demandant si on avait besoin de quoique ce soit et il est revenu avec quatre bières bien fraîches qu'il nous a laissés siroter paisiblement... Quel accueil!  J'ai eu même droit aux customs le soir même... Mais petit uniforme plutôt sympa vu que tout était en règle! Il était plus de 20 heures. Des grains pétaient au dehors, mais plus pour moi!  A plus, les Golgoths... 

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30 juin 2017

Safety first...

J'ai l'impression que quelque chose se prépare à nouveau... Ça va faire un mois que je sillonne les eaux bahamiennes depuis Inagua. Me voilà sur l'île de Grand Bahama, au mouillage dans un des méandres maritimes de Freeport. En terme de mouillage, on touche le fond. Rassurez-vous, ce n'est qu'une expression... Je veux dire par là que c'est pas ce à quoi j'ai été habitué ces dernières semaines. Mon ancre a croché  dans des endroits souvent paisibles dignes des plus belles cartes postales.

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Alors là,  certes, c'est calme. Mais c'est un peu la sinistrose même avec au loin, la rangée de p'tites maisons colorées qui ressemblent de toute façon à des boites de chaussures. 

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Du coup, j'me dis que c'est pas pour le charme du coin qu'ils sont là.  Ils sont partis et revenus plusieurs fois. A chaque fois, ils sont partis calmes et sont revenus énervés. Ils sont partis à vide, enfin, avec des poubelles malodorantes tout de même, et sont revenus chargés comme des bourriques. L'annexe en bave, elle me l'a dit. Il y a eu la bouffe. Il y a eu du gaz. J'ai l'impression que tout était un peu compliqué à terre. L'annexe me l'a dit aussi... ils l'avaient amarrée là mais ça n'allait pas. Du coup, faut aller plus loin, ici... Tout ça dit avec le sourire, pour rendre service, pour être plus "safe". Mais bon, ça goûte les barrières qui mordillent un peu de liberté, un peu d'autonomie. A terre, pas grand chose pour des gens qui n'ont que leurs pieds pour se déplacer semblerait-il.  D'ailleurs, quand tu vois le gabarit des gens au volant de leur bagnole, tu te demandes s'ils se souviennent qu'ils en ont, des pieds. C'est presque comme dans ce film que les mômes regardaient souvent, Wall-E je crois.
A propos, je ne sais pas si vous savez, mais l'ordi de bord ne peut plus être rechargé.  C'est la tête du cable d'alimentation qui fait un peu la tronche je crois. Du coup, ben, je n'entends plus l'éternelle rengaine "Mamaaaaan,  on peut regarder un film?" . Cette question pouvait engendrer des humeurs bien maussades mais aussi des moments aussi calmes qu'une cour de récréation au milieu de l'été. Désormais,  les parents n'ont plus cette magique touche "pause" pour se ménager une retraite stratégique. Les mômes occupent l'espace vital en permanence.  Ça donne lieu à des scènes cocasses de pétage de plomb où père et mère se transforment en cocotte minute dont la soupape est défaillante. Les p'tits gars sont assez forts pour la gripper, cette soupape. Mais Marjane se défend elle aussi, attention! Ceci dit,  j'assiste aussi à des moments familiaux uniques.  Marjane et Fanch jouent plus que souvent aux doudous. Ils s'inventent des histoires à n'en plus finir sur le pont, en navigation ou au mouillage.

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Les bouquins sont dévorés à vive allure et la reliure des megaspirou a du mal à suivre le rythme. On parle de 'Boni' ou des 'Nombrils', en passant par 'Seuls' ou 'Louca'.

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Le jeu de Go est apparu ainsi que le Wom, un jeu haïtien. Le jeu d'échecs reste présent au top five.

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Parfois, les legos sont de sortie. Parfois les playmos. Parfois les p'tits soldats. Parfois, ils se mélangent même dans un joyeux bordel mêlant, tant qu'on y est la collection de capsules. 

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C'est même arrivé qu'ils prennent leur cahier d'écrivain! Finalement, ils s'en passent assez bien de leur ordi... Et puis,  je découvre les joies de la farine. Ils la transforment en tortillas, en p'tits pains, en scones, en pancakes, en pizzas, en cookies, en sablés... Les mômes aussi participent à cette farandole culinaire qui finit toujours par un haut moment gustatif partagé dans le cockpit où tout le monde est unanime sur le fait que c'est meilleur que toutes ces merdouilles sans nom que les supermarkets voudraient leur refourguer...! Vive l'autonomie, vive la liberté. Fuck you Etienne and Colette (Toledano et Nakache, 2009 pour les curieux). 

 

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Restera le plein d'eau et je crois que je serai paré.  J'avais entendu parler d'une histoire à New York. C'est sans doute par là -bas que mon étrave va pointer. Paraît qu'il y a une statue de la liberté là-bas...  

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23 juin 2017

Du crabe sans crabe, du sirop d'érable sans sirop d'érable etc etc...

Ons'approche des US même si on est tjrs aux Bahamas...

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11 juin 2017

Pélicans bleus comme les lagons...

Me voilà aux Bahamas depuis une semaine... Cette étape n'était pas vraiment planifiée et elle se décline en sous-étapes nombreuses. Je jette l'ancre dans l'eau chritaline de quelques cayes ou îles sur les 2000 qui tapissent les fonds. Certaines plus petites que le banc de sable de Guiriden ou des vieux Glénans sur l'archipel du même nom, sont à plus de cinquante milles des îles principales, la plupart chapeautées d'un phare en fonctionnement... On sent que les Britanniques sont passés par là. Souvent, ce sont les oiseaux qui annoncent que ma vague d'étrave se rapproche d'elles. Ils m'escortent alors jusqu'à elles et retrouvent là leur colonie, perdues au milieu de l'Atlantique, sans rien d'autre à l'horizon que la houle qui danse. 

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La lumière est intense et certains pélicans se colorent de bleu alors qu'ils survolent les eaux turquoises, magie de la réflexion! Si j'ai bien compris, des salines enchantent certaines îles, laissant des couches de sel aveuglantes qu'on pourrait presque confondre avec de la glace!

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Le vent souffle constamment. Hier, des grains orageux ont grondé, juste avant d'arriver sur Long Island puis aussi le soir un peu, au mouillage. A chaque fois, je me sens petit! J'aimerais courber mon mat pour mieux saluer ces colères... Mais, comme Marjane l'a précisé à son frangin, c'est beau aussi, ce qui fait peur! Alors du carré ou du cockpit pour certains intrépides, mon équipage et moi, on regardait le ciel se zébrer dans la nuit.

Je vais remonter doucement vers le Nord, moi qui pensait presque que mon compas était bloqué sur le 270 depuis le temps! Mais c'est cool, on m'a affublé du spi!

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Il semblerait qu'on ait un rendez-vous à New York et un autre à Halifax un peu plus tard! Autant dire que j'ai intérêt à savourer l'eau à 28 degrés, les poissons colorés et ces vents constants que sont les Alizés!

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15 mai 2017

Des petites aux grandes...

Voilà mes horizons élargis. J'ai navigué aujourd'hui plus à l'Ouest que jamais auparavant, quittant les Petites Antilles pour les grandes...

Je suis au fond d'une profonde baie protégée par des récifs sur l'île de Culebra... J'ai donc quitté les îles vierges où je suis resté quelques jours, passant des british aux américaines. Le terrain de jeu était bien sympathique avec pléthore d'îles et de baies, jamais très éloignées les unes des autres, offrant des abris qui enchantent tant au-dessus qu'en-dessous de la coque...

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Les britanniques m'ont gâté d'un temps qu'on peut qualifier de breton, n'ayons pas peur des mots...

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Alternant joyeusement entre cirrus, chape de plomb qui fuit comme vache qui pisse et cumulus dodus comme des cuisses d'américaines. On y a croisé le Rara Avis, célèbre navire breton qui était mouillé sur Virgin Gorda, non loin des Baths dont les blocs de granit chaotiques devaient être de lointains cousins de ceux de Ploumanach !

 

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Après avoir manœuvré administrativement pendant deux jours entre douanes et immigration, les membres du bord, maquillés de visage ingénu et de sourires polis pour faire face aux autorités toujours bien droites dans leurs bottes, ont fini par se faire tamponner le passeport pour les américaines... Ils y ont d'abord débarqué en ferry en fêtant la chose avec un digne burger d'après ce que j'ai compris. J'ai hissé les voiles le lendemain, parcourant à mon rythme le trajet englouti en vingt minutes par le ferry. On m'a également fait passer par des bureaux, enfin, pas moi, vous imaginez bien, seulement mes papiers! Et j'ai, moi aussi, réussi l'examen... J'ai un numéro officiel patati patata. J'ai donc pu prendre une bouée dans le national park de Saint John où un encadrement réglé comme du papier à musique anglosaxonne préserve faune et flore sous-marine.

Tandis que je me reposais calmement en me dandinant, homme, femme et enfants se sont équipés de palmes et tuba pour découvrir les récifs coralliens qui tapissaient les fonds... Ils revenaient, pupilles prêtes à exploser, gorgées de gorgones parmes ou vert pistache, de coraux cerveaux, de coraux en bois d'élan, de raies, de poissons perroquet, de vivaneaux, de girelles, de poissons-anges ou papillon.

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Leurs pieds ont ramené à mon bord du sable tellement blanc et tellement fin qu'il tromperait un amateur de sel sur un œuf dur ! Fanch nous a même gratifié de la présence d'un petit squale sous ma coque, Il a mis à peine une minute à partir avec son leurre et son hameçon, laissant le pauvre enfant en larmes sur le pont, et les autres refroidis pour la baignade! Sur les collines qui font un peu penser à la Drôme, il y a des feux d'artifice de cocotiers ou de baraques à couper le souffle où tout le monde se verrait bien une fois le périple terminé.

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Et en même temps, ces baraques, si magnifiques soient-elles, sans doute lumineuses comme une nuit de pleine lune et confortables comme un bon vieux rocking-chair, restent clouées sur leur pointe sans jamais en changer. 

Je crois, sans me vanter, qu'au bout d'un moment, mon étrave chantante et mon ancre leur manqueraient un peu !

 

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29 avril 2017

Fin de chantier, circulez!

C'est une vraie fourmilière autour de moi. Ça brique, ça frotte, ça colsonne. Le pont ouvre à 17h30... Passera, passera pas. On verra. Si ce n'est pas pour aujourd'hui, ce sera pour demain.

Me voilà donc à nouveau à l'eau, après maintes gouttes de sueurs de l'équipage, de tensions ou de relâchement. On m'a installé un détecteur de fuite électrique, un nouveau beau tableau bien chebran do it your self, des connexions étanches, etc, etc, etc... Niveau jus, je suis pas mal. Niveau patouille entre primaire d'accroche, primaire epoxy, antifouling, je brille presque comme un sou neuf. Mais il semblerait que la peinture n'ait pas vraiment bien accroché.  Après, je me dis que c'est mieux que ce soit la peinture qui n'ait pas accroché à la coque plutôt que mon équipage à mon bord! Avec ce genre de tuile, y'en a un paquet qui prenne la poudre d'escampette et vont cueillir des fleurs plutôt que de l'écume. A priori, ils sont prêts à remonter pour d'autres aventures. Et puis, s'il faut le repeinturlurer quelque part, on visera une escale avec sableuse et tuti quanti!

Je tiens à remercier tous ceux qui ont soutenus mes moussaillons par leurs messages, par leur courrier, par leurs colis garnis! Ils ont à chaque fois redoublé d'énergie après ces gentilles surprises!

Allez, il est 16h47. Va falloir que je me prépare à passer le pont... Puis, selon mon bon Georges, ce s'ra tout de suite l'aventure!

 

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