01 janvier 2017

Des steaks sur les genoux et non dans les assiettes!

Nous voila arrives au Cap Vert apres une nav de six jours qu'on aurait pu ecourter d'une nuit : on a du se mettre a la cape (pour les non-voileux, c'est un moyen d'arreter le bateau) pendant dix heures car on ne peut arriver de nuit sur cet archipel...
On a fete 2017 plus sobrement que des chameaux! Avec un bon gratin dauphinois ceci dit, comme a Kermargon, l'annee derniere dis donc...
Tout va bien, on vient de debarquer sur l'ile de Sal au port de Palmeira... Absolument pas touristique, avec plein de gens dans la rue et de la musique qui sort des fenetres colorees! On croit qu'on va aimer... Ca sent presque le Maroc! Ca fait du bien de marcher a nouveau, em deliant les pas et non comme quelqu'un qui aurait le vertige et se baladerait le long des falaises de Nazare... Etrange impression d'avoir des steaks sur les genoux! On les aurait preferes dans nos assiettes hier...
Pas un bar avec le wifi, je suis dans un point internet avec des ordis alignes de partout (enfin, il y en a trois), institution antique deja pour nous, occidentaux nantis. Excusez donc mes erreurs, car le clavier est en qwerty...
On vous embrasse tous et on vous souhaite une bonne annee 2017, pleine de reves a realiser!

 

 

Ca fouffle

Petite video du debiut de nav un peu corse dans 30 noeuds de vent...

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25 décembre 2016

Tu vas la fermer...

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22 décembre 2016

Ça roule...

Me revoilà au mouillage! Enfin... J'ai quitté Santa Cruz vers 18h00 mardi. On est sorti du port peinard puis un gros grain est venu me titiller la poupe. Sabine et Jean-Sam ont de suite réduit ma tenue de bal pour une tenue plus sportive... Le vent est monté et j'ai de nouveau eu des sensations que je n'avais plus eues depuis longtemps! Y a pas à dire, passés 15 noeuds, je me sens beaucoup plus vivant... et mon équipage aussi!

Le vent est monté jusque 25 noeuds puis est redescendu autour des 15. L'eau filait sur mes flancs, chatouillait agréablement mes courbes arrondies! Puis, ça a molli sous le vent de Tenerife... J'ai un peu ralenti. 

Au petit matin, je suis arrivé au pied de falaises plus grosses que moi, bordées de plages de sable noir. A villa Gran Rey. Y avait un copain qui était là... il s'appelle Malin et à pour capitaine le parrain du Fanchou. Retrouvailles, récits des aventures respectives et jeu de tarot arrosés de mojitos,  bières ou caipirinhas dans cette petite ville gavée de touristes allemands. 

Mouillage sympa mais un tantinet rouleur... Au moins, l'équipage ne va pas se desamariner! Si j'ai bien compris, on va attendre le gros rougeaud dans le coin et décoincer dès que faire se peut vers le Cap Vert pour essayer d'y passer le 31. La fenêtre météo semble se maintenir. Ils essaieront de vous envoyer des photos. 

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16 décembre 2016

Le sens marocain de la vente...

Comment contre-argumenter?

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Cachééééé, coucou...

Vous voyez ces jeux avec cinq ou six billes alignées horizontalement, on en lève une d'un côté et pouf, quand elle retombe, elle lève son opposée. Ou plus simplement les tape-cul qui font rebondir les p'tites fesses des mômes dans les plaines de jeux, une fois l'un, une fois l'autre. Ben c'est un peu comme ça, la vie en quart.

On a repris notre rythme d'une heure cinquante de dodo, dix minutes de battement et de deux heures de veille. On appartenait donc trois fois deux heures à la nuit, à sa lune qui était presque pleine, à ses étoiles un peu timides vu les reflets d'argent de cette dernière sur la mer.A chaque fois que le soleil accélère sa course vers l'horizon et teinte le ciel de ses couleurs, tu te sens un peu petit. C'est un moment qu'on ne loupe que rarement. Il y a quelque chose de presque cérémonial à se goinfrer de ses derniers rayons. Une fois qu'il est parti de l'autre côté, vient la nuit...Tes yeux doivent s'habituer à l'obscurité, tes oreilles sont aux abois du moindre son, ton équilibre du moindre changement de rythme dans la course du bateau. Le gamin qui sort avec sa lampe frontale allumée et t'explose les pupilles comme un radar ton compteur de vitesse, comprend vite à ta réaction, qu'il ne devra plus recommencer! Le radar, lui, ne comprend pas hélas! Car ça prend du temps de s'habituer au noir, de rentrer dans la nuit pour qu'elle t'appartienne un peu. Bon, là, la Lune était là, se couchait tard, peu de temps avant que l'astre solaire ne revienne. Donc, c'était plus aisé que par une nuit nuageuse sans lune.

Ton sommeil doit, quant à lui, s'habituer à l'alarme qui sonnera trois fois... Hachant menu tes rêves, coupant court à tes soupirs d'aise, t'agitant de mouvements aléatoires et maladroits pour taper sur la gueule de cette machine qui t'en fait presque devenir une. Tu dois profiter de la première minute allongée, apprendre à respirer pour que tes yeux pénètrent rapidement dans leur propre nuit, où aucun cargo ne risque de t'éventrer! Une fois que tu as fait taire l'alarme, à la mine! Tu mets tes chaussettes, tes bottes, ta veste, éventuellement une écharpe et un bonnet, presque mécaniquement, encore enrobée de coton tout doux. Tu sors et celui qui veille rentre profiter de la couette à son tour... Tu deviens la veilleuse. Tu retireras ton bonnet à un moment, tu quitteras le coton pour la veste de cuir et ton harnais deviendra une guitare électrique, tu hurleras les paroles d'Izia aux vagues qui se sont transformées en fans en délire!
Et ça recommence au bout de deux heures.              

Peu à peu, une partie du ciel devient moins sombre à l'Est. C'est celui qui chauffe, rassure, éveille qui revient. La nuit descend alors que lui monte. A nouveau des oiseaux volent!

Comme les tape-culs, comme les billes. Et c'est chouette car ce genre de petits jeux plaît en général aux gamins. Ils ont donc goûté, évidemment au soleil qui tombe, la nuit qui monte... Mais cette fois aussi, un peu aussi à l'alarme, au bonnet et au concert rock!

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15 décembre 2016

Escale prévue atteinte !

Me voilà bien arrivé aux Canaries, à Tenerife. 

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Je suis à Santa Cruz depuis hier, dans la nuit... Mes belles formes en alu ont touché le quai vers 3 heures de matin dans la nuit qui était d'une douceur qu'on avait pas encore vraiment sentie depuis le début du voyage. La température de l'eau aussi... ma coque filait dans une eau à 20 degrés!

Je crois qu'on ne va pas rester quinze ans ici... car l'île offre pas mal de mouillages... donc, ceux qui voulaient envoyé un colis, attendez une nouvelle adresse! Et ceux qui l'ont fait, peuvent-ils nous contacter pour nous prevenir de la date d'envoi? Merci à tous... 

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09 décembre 2016

L'argent n'a pas d'odeur?

... Je ne sais pas qui est le crétin qui a sorti ce dicton, mais ce jour-là,  il ne devait pas avoir les narines en face du nez tout de même! 

Évidemment que le flouze a une odeur... On dit bien "ça pue le fric!", là ok, je suis d'accord!

Essaouira est un petit joyau de la côte marocaine. Quand tu arrives en bateau,  tu aperçois des cailloux découpés où vient s'éclater en écume bouillonnante la houle, même calme, une île débordée par la présence d'oiseaux en tout genre et une enfilade d'habitations tantôt rouges brique, tantôt crème comme un lait russe. On aurait dit Douarnenez depuis Beluga.

Le port est un régal pour les yeux... Ça grouille de partout, les gens crient leur pêche, leurs efforts, leur joie des caisses bien remplies. Ça circule à vélo, en mobylette, en tchouktchouk, en voiture... Bref, ça fourmille dans un joyeux bordel un peu crasseux que j'aurais pu scruter la journée durant.

La ville, c'est un autre monde. On a été saisi par le contraste avec Salé qui avait plutôt les allures du port d'Essaouira que de sa médina. J'en avais presque mal au bide dis donc...

Tout y est propret, charmant, mignon, arrangé. Le souk est une enfilade d'échopes colorées au fond desquelles tu te retrouves en un clin d'oeil avec un magnifique collier berbère dans les mains, sans savoir comment! Ils sont des virtuoses, ces marchands, des grands malades de la bourse, des tacticiens hors pair dans la technique de vente, des magiciens du verbe (les italiens font bien triste mine face à eux)! Et vas-y que je te fais un cadeau au blondinet, un autre à la blondinette.  Paf, ils ont les gosses dans leur poche d'ailleurs bien taillée..."Il est trop gentiiiil le monsieur...!". Ceci dit, c'est bien sympa tout de même de se retrouver à boire un thé à la menthe avec eux et à se faire baratiner des proverbes berbères en veux-tu en voilà! Et finalement, tu ressors avec un magnifique collier berbère dans le sac que tu as négocié "comme une vraie berbère".

Bref, c'est sympa mais c'est un peu Disneyland ou Locronan si tu forces le trait! Tout y fait pour que les touristes que des cars dégueulent du matin au soir allègent un peu le poids de leur bourse (au singulier hein!). Tu te demandes un peu où est la vraie vie, tu te dis que tout cela, pue un peu le fric tout de même et que ce satané blé a même dénaturé les pavés de cette jolie ville!  Reste plus qu'à se perdre un peu plus loin  peut-être, dans des méandres trop tortueux et trop étroits que pour y sortir un zoom ou encore retourner se faire un café au bateau pour y faire entrer les parfums de la vie des pêcheurs, qui elle, finalement, n'a d'autre odeur que la sienne! Et surtout,à ramener l'autre imbécile à Essaouira pour lui recalibrer les narines!

On vous enverra des tranches de vie marocaine du port en photos prochainement!

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Essaouira... qui Essaouira bien le dernier!

Nous voilà enfin un peu plus au Sud... on est descendu de trois degrés de latitude, on le sent... Il est bientôt 19h30 et l'équipage est toujours en T-Shirt dehors!

J'ai a pu hisser les voiles entre quelques moments de moteur. Jean-Sam a eu l'idée de tangonner l'Eugene, loin de toute image scabreuse, il s'agit de brider le génois avec un tangon pour pouvoir faire du vent arrière.  Sabine était perplexe mais je me comportais en vrai funambule expert dans la houle... je gigotais beaucoup moins et je pouvais descendre directement vers le cap voulu. Je l'ai donc bien convaincue!

Pour les navs de nuit, ils ont fait retentir une alarme toutes les 1h50 et se relayaient comme ça... Ils semblaient moins fatigués et bien dans le rythme... leurs yeux avaient moins l'air de ceux de batraciens en pleine traversée du désert lorsque le réveil sonnait la relève de quart.

Me voilà dans le petit port minuscule d'Essaouira. Ça grouille de partout autour de moi... que des bateaaux de pêche,  il y a seulement deux collègues à la voile avec qui je peux allègrement discuter puisque je suis à couple! Ça débarque des caisses pleines de poiscaille en tout genre, ça les fait griller sur les quais, ça brasse, ça gueule, ça vit.

 

Bon, moi je n'ai pas été me balader dans la ville évidemment.  Mais tout l'équipage y est allé et semble un peu moins conquis que par les ruelles poisseuses de Salé,  ses facades décrepies, les gens. Essaouira est, de ce que j'en ai saisi, beaucoup plus lêché... Le souk est davantage une machine à rabattre les promeneurs dans les boutiques pour leur faire acheter ce dont ils n'ont pas besoin qu'un vrai marché. Bon, je suppose qu'ils vous raconteront ça plus largement demain... là, ils vont pas tarder à tomber comme des mouches sous le poids de l'enclume du sommeil ! 

 

 

 

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29 novembre 2016

On fait des sauts, des ombres et des dessins dans un parfum de tajine!

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On est allé à la plage quand il ne pleuvait pas. C'était chouette... On a vu des pêcheurs comme un peu partout. Certains se cuisinaient un tajine avec un feu de bois! Ca sentait bon sur la jetée. Puis, on a fait des sauts. C'était trop bien! On a aussi dessiné sur le sable avec des empreintes de bouteille et on a joué avec nos ombres. Elles étaient immenses comme le soleil était bas. J'étais très grand!

 

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28 novembre 2016

Bienvenue au Maroc, mon ami!

Bon, on ne vous a pas encore parlé du gite Tachmyrte et de notre expédition dans la cédreraie d'Azrou.

On est arrivé après bien des méandres dans Meknes à choper un grand taxi pour Azrou. On a d'abord marché, on s'est trompé. On a ensuite marché, on s'est tendu, on s'est trempé aussi -il pleuvait à grosses gouttes ce matin-là. Puis on a marché en se trompant moins, mais en se détendant? Pas encore!

C'était des torrents qui tombaient du ciel à l'extérieur. Soudainement, il y avait des milliers de marchands de parapluie, totalement absents la veille! Fanch s'est d'ailleurs émerveillé devant une envolée de parachute au beau milieu de l'avenue! On s'est finalement mis à l'abri dans une espèce de marché couvert. D'ailleurs, les halles de Meknès qui doivent savoureusement filtrer le soleil par ses fissures au printemps, laissaient là piteusement passer la flotte par endroits! Mais bon, c'était plaisant à observer tout de même ces montagnes d'avocats et de mandarines, ces collines de cornes de gazelle et de griwech ou plus crûment ces têtes d'agneau à la langue pendante et ces cervelles d'on ne sait trop quelle tête animale... Quand les torrents sont devenus petites rivières, on s'est aventuré dehors à nouveau où des marchands ambulants cherchaient à sauver leurs étales avec des bâches en plastique improvisées, très calmement ceci dit par rapport à la menace de l'humidité ambiante sur les bons petits pains tout ronds qui devaient faire la recette de la journée.

Bref, le soleil revient... On se détend, un peu. On ne se trompe plus et on finit par passer une porte de la ville derrière laquelle c'est la fourmillière aux taxis. Il y en a de partout. On en trouve un. On nous annonce un prix qui est celui qu'on nous avait dit... Et qui à cinq, est plus léger que le bus. On s'en tire pour 15 euros en taxi jusque Azrou qui est à une heure au bas mot. On s'engouffre dans le taxi, au chaud et au sec. On s'éloigne de la ville et peu à peu, la route se met à monter. Rassurez-vous, ce n'est pas l'Himalaya mais ça monte tout de même un peu, mes zamis! Il flotte, peut-être même qu'il grêle. Le paysage se dénude... Laissant derrière des banlieues toujours en travaux mais qu'on dirait abandonnés. Des bâtiments de grosses briques rouges (un peu comme les bons vieux parpaings de chez nous quoi) dont les vitres et les toits sont absents. On voit des belles montagnes à l'horizon...

On arrive à Azrou après une heure de taxi. Azrou n'est pas petit mais paumé. On a froid. Il pleut. On a un vague contact d'un gite. On se met au chaud au café Bellevue où on nous fait asseoir comme des rois sur des beaux canapés en skaï blanc où chacun sirote un truc fumant pour se réchauffer. Jean-sam appelle le contact.

Aziz du gite Takchmyrte arrive dans le quart d'heure. Il nous emmène. Une espèce d'ours des bois le gars. Il nous propose un tajine mitonné par sa femme pour le soir. On signe des dix doigts. Le tajine sera bon mais le feu dans le micropoêle encore meilleur... Une vraie prière pour l'allumer.

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On dort bien et on attend le lendemain pour faire des grands projets.

Le lendemain, petit déjeuner... Aziz déboule au milieu. On lui demande des bons plans de petite marche. Il nous évoque le cèdre Gouraud et la forêt de cèdre. Il nous y déposera une demi-heure plus tard en nous indiquant un vague chemin dans la forêt.. Nous annonçant en arrivant qu'"au fait, le cèdre Gouraud est mort depuis deux ou trois ans mais, il est toujours debout, mon ami!"

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Il neige... Fanch est en bottes en caoutchouc, Malo en pantacourt et baskets éponges, Marjane en baskets pas éponges mais un peu poreuses tout de même. Les singes magots nous accueillent ainsi que les attrapes couillons. On passe notre chemin, surtout moi devant ces bestioles qui ne m'inspirent rien qui vaille (les singes hein, les autres ça va, j'arrive à gérer). J'imaginais déjà leurs griffes dans mon bonnet pour voir ce qu'il pouvait y avoir dessous. Bref, on n'est pas équipés pour la montagne mais on se dit que c'est tout de même fou de se retrouver à marcher sous la neige. On est bon public, on y va quoi.

Après le quart d'heure de liesse insouciante, Malo fait sploch sploch avec ses baskets... Il a froid. Fanch à qui on s'est évertué à dire de ne pas faire de boule de neige mais qui les a tout de même faites découvre avec effroi le froid au bout de ses petits doigts. On fait le point du bilan. J'échange de chaussures avec Malo... J'aurai un pantalon mais des chaussures mouillées et lui un pantacourt mais des chaussures sèches. Et on continue. La forêt est belle. Il y a des couleurs malgré le ciel blanc laiteux. Les enfants marchent comme des sherpas et s'éclatent...

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On fait environ 4 km avant d'arriver à une route goudronnée comme nous l'avait indiqué Aziz... On est gelé et des échopes attrape-couillons nous tendent les bras. Y'en a même une qui a l'air mieux achalandée que les autres dis donc : de la fumée s'envole de son petit toit en bois. On tourne autour et Ahmed nous tend un verre de thé à la menthe, nous invite à nous asseoir pour nous réchauffer. On se demande toujours s'il ne faudra pas allonger des dirhams à la fin. Mais on se laisse tenter... Et on a bien fait, les enfants admirent les cristaux qu'il vend mais on repart comme on est venu, riches de son hospitalité en plus.

On attaque la route goudronnée. Sympa la randonnée Aziz. Y'a des voitures et des camions qui déboulent devant derrière. Des singes nous suivent dans notre expédition certes, il y a des beaux arbres encore certes... mais ta balade, franchement mon ami...

En plus, comme on descend, ben il ne neige plus. Vous aurez deviné ce qui nous tombe sur la truffe! Les fameux torrents de Meknès sont de retour. Mais bon, on marche. Puis, dans une ligne droite, une sorte de Pick-up ralentit après nous avoir doublés, s'arrête, recule et ô miracle, nous ouvre ses portes. Son conducteur nous ramènera à bon port. Il nous offre même un sac de cumin dont le parfum innondait l'intérieur de son véhicule. On lui propose une clope ou quelques dirhams... mais lui non plus n'en veut pas. "Hors de question mon ami! Bienvenue au Maroc!"

On rentre au gite où on se dit que le père Aziz, il nous aura fait un petit feu dans son micropoële... Mais le feu ne crépite pas. On lui demande... On peut faire un p'tit feu pour se réchauffer un peu? "Ah naaan mon ami! Le feu c'est le soir. On fait des économies!"

Bref, il n'y a pas que les déserts de sable au Maroc, il y a aussi la neige, mon ami!

Au fait, Aziza, la femme d'Aziz, nous allume un feu très rapidement après le refus de son ours...

 

 

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