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Bugale de Beluga
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En bref, pour les pressés!
Les bugale ont retrouvé le plancher des vaches. Moi aussi d'ailleurs, mais je commence à trouver le temps long sur le parking! Le clapotis de l'eau me manque... Je cherche toute personne qui, dans le même état, est prêt pour l'aventure. Faites-nous signe!
Qui est Beluga?
Je suis un Maracuja 42 en alu des chantiers Sindbad. Je suis né en 1983. J'aime quand on éteint le moteur après avoir déroulé le génois et je n'aime pas être hors de l'eau!

DSCN0007BLOGJ'ai quitté les côtes françaises avec les bugale en octobre 2016 pour une aventure de trois années. On a vécu ensemble des moments forts entre les globicéphales au Nord de Sainte-Lucie et les baleines à bosse et baleines bleues du Canada, les fjords de la Nouvelle-Ecosse et de Terre Neuve, le sable noir des Canaries et les lagons turquoises des Iles vierges, les sourires francs et massifs des Cap-verdiens et les notes créoles antillaises. On a traversé des grands silences et des peaux du diable, entre pétole et gros vent. A bord aussi, la vie à 5 se fait intense, entre coup de gueule et cris de joie, c'était rarement le calme plat.

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Et qui sont les bugale...?

20180118_235627Je m'appelle Fanch. J'ai 9 ans. Je n'aime pas être en chantier et naviguer au prés. J'aime bien manger des noix de coco et des mangues ou mettre Beluga à la cape quand il y a un orage. 

20180209_124942Je m'appelle Marjane. J'ai dix ans, bientôt onze. Je n'aime pas quand l'évier se bouche et que je dois faire la vaisselle ou rester trop longtemps à la même escale. J'aime cuisiner des pâtes au thon à la crème ou voir des dauphins ou des baleines tout près du bateau. J'aime aussi dépasser un autre bateau!

20180119_000025Je m'appelle Malo, j'ai douze ans et demi bien tassés. Je n'aime pas que rien n'ai mordu à la ligne de traîne à la fin de la journée ou que je monte une ligne et qu'elle se casse dès le début. J'aime qu'un thon y morde, j'aime le vider et le cuisiner! J'aime me glisser dans la couette pour me réchauffer quand il fait froid ou constater qu'en 24 heures, on a fait une moyenne de 180 milles.

20180207_082626Je m'appelle Jean-Sam. Je n'aime pas quans les voiles battent par manque de vent ou faire un manque à virer. J'aime avoir envie de prendre la barre à la place du régulateur quand Beluga avance bien!

20180219_110723Je m'appelle Sabine. Je n'aime pas quand le vent s'essouffle jusqu'à s'évanouir complètement ou quand le réveil sonne et m'annonce ma prise de quart de nuit. J'aime surprendre le regard d'un de mes enfants se perdre dans le bleu ou plonger dans des constellations encore inconnues ou une pleine lune généreuse tout en écoutant Izia.

Archives
8 août 2017

Un beluga au milieu de baleines!

 

Il n'y a pas très longtemps, nous avons rencontré des gens qui vivaient sur un bateau (à voile). Ils nous on dit que pas très loin de là où on était il y avait des baleines. Comme on rêvait d'en voir depuis le début du voyage et que c'était sur notre route, nous avons mis le cap sur CAPE COD. Une fois arrivés là-bas, nous nous sommes posés au bateau. Chacun avait une occupation différente. Malo et Robin pêchaient, Lola et moi, on jouait au pendu. Maman, Papa et Julien discutaient et Fanch bah... aucune idée. Dans la baie de P'Town, il y avait plein de phoques. Ils étaient gris-noir et leur tête ressemblait un peu à celle d'un chien. On les guettait depuis l'étrave...

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Le surlendemain, nous sommes partis à la plage d'en face. Là-bas, il y avait peu de fond à 20, 30 mètres de la côte mais après ça descendait d'un coup. Dans l'eau peu profonde, il y avait une colonie de phoques. On les entendait rugir et meugler ! On a passé quelques temps à la plage.

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Le lendemain, Beluga a filé vers les baleines. On a mis du temps à les trouver, mais avec papa dans les barres de flèche et des gros bateaux à moteur qui les cherchaient aussi, on a vite eu des indications. Nous étions à l'avant depuis cinq minutes Lola et moi quand nous avons vu notre première nageoire caudale de baleine à bosse! On a changé plusieurs fois de direction, en suivant ou en s'écartant des gros bateaux. On a vu une grosse forme noire avec un minuscule aileron... C'était le dos immense d'une autre baleine ! C'était le plus gros animal que j'ai jamais vu... En tous les cas, quand on les voit, on a vraiment l'impression de se transformer en fourmi...

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13 mars 2018

Pancakes matinaux comme Fanch

Fanch nous réveille souvent avec une odeur de pancakes, que ce soit en transat ou au mouillage... Parfois se mêle à cet heureux evénèment d'autres surprises moins rigolotes comme renversement de lait ou dégoulinage intempestif de pâte un peu partout. Mais une fois que ces désagréments sont digérés, on savoure!

- 200 g de farine

- 1 pincée de levure chimique

- 1 oeuf

- 1/4 de litre environ

Mélanger la farine et la levure. 

Ajouter l'oeuf battu puis, petit à petit, le lait tout en remuant mais pas trop énergiquement hein! On est sous les Tropiques tout de même.

Huilez ou beurrez une poêle selon vos préférence. Avec une louche, poser des petits tas de pâte dans la poêle. retourner et cuire de l'autre côté. Ca fait des bulles! C'est joli. 

Il n'est pas nécessaire de laisser reposer la pâte (encore heureux car notre Fanch n'est pas toujours des plus patients quant il s'agit de manger!)

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25 août 2017

Virée bretonne !

Vendredi dernier, papa et papy sont allés louer une voiture pour le week-end. Nous sommes partis le matin et nous nous sommes mis en quête d'un motel où passer la nuit. En milieu d'après-midi, nous n"avions toujours rien trouvé. Le cape breton est en fait très touristique ! Profitant d'une miraculeuse connexion au réseau mobile, maman a contacté une sorte d'office du tourisme. Par chance, un cottage s'était libéré à 60 km! On était sauvé et on n'a pas été déçu ! Là bas, il y avait TV, baignoire, lits moelleux, canapé et et et... Toasteur ! Nous nous y sommes plus comme des rois ! 

Le soir même, nous avons découvert un tambour de machine à laver mis là pour y faire des feux. Marjane, Fanch et moi sommes directement allés à la plage à la recherche de bois mort. En deux aller-retour, nous en avions amassé un joli tas que nous avons transformé en immense feu de joie.

Le lendemain, après un festival de tartines grillées, nous sommes partis en randonnée sur la skyline du parc naturel des highlands. Nous y avons croisé des orignaux et mangé des framboises sauvages.

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Nous avons ensuite continué notre périple jusqu'à Meat Cove, l'endroit le plus reculé possible ! C'est là que maman a oublié son sac contenant carte bancaire et papiers importants. Nous nous en sommes rendus compte après une heure et demi de route et il nous restait encore au moins la même chose pour rejoindre St Peter où était Beluga. Nous avons tout de même décidé de rebrousser chemint Nous l'avons retrouvé posé au milieu des nombreux kerne de la plage, à la lumière d'une frontale ! 

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Mais nous n'en avions pas fini... Nous n'avions plus assez d'essence pour rejoindre le bateau et toutes les pompes fermaient à 21 heures! Aucune automatisée ! Nous avons donc dormi à six dans la voiture, attendant 8 heures l'ouverture de la pompe. 

Pour compenser ces mésaventures, nous nous sommes faits un méga petit déjeuner. Les pains au chocolat étaient légendairement exquis!

21 octobre 2016

Tout le monde parle chien...

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Le lendemain de notre arrivée à Leixoes, on est allé à une plage vraiment très bizarre...Il y avait des vagues énormes et des gens qui se mettaient soit allongés soit debout sur une espèce de planche. Tout l'équipage est resté un moment à rêver devant! Il y avait aussi deux autres collègues... Le premier était sympa mais il ne me laissait jamais le bâton et le deuxième, il était trop cool, on a discuté un bon bout de temps lui et moi. On était super cop's. Ensuite, mon maître est allé boir un coup au café d'à côté, là-bas encore un auautre collègue! Un peu à cran le gars! Il montrait facilement les dents. Puis on est retourné sur Beluga. 

1 novembre 2016

Les Berlengas

J'ai quitté Nazaré et ses falaises je ne sais plus trop quel jour. Tout le monde a d'ailleurs l'air de se soucier de l'agenda comme de l'an quarante. Si, il y a juste une date qui semble les mettre en éveil, c'est le 7 novembre... Date butoir à laquelle doit partir mon nouveau copain de Hambourg pour nous rejoindre à bord. Vous savez, Maurice II, le régulateur.

Bon, bref, j'ai quitté Nazaré au moteur et je suis arrivé au moteur 5 milles plus loin, dans une petite anse toute mignonne, celle de Sao Martinho Do Porto. Et là, surprise, pas de port... Aucun quai ou ponton. Nada, que tchi, nothing. Bah, du coup, on a actionné le guindeau et mon ancre s'est posée sur un fond de sable, à 5 mètres sous l'eau. Que c'était bon de se poser sans avoir la sensation d'être emprisonné dans des pare-battes et des aussières de tous les côtés... Juste une chaîne, certes. Mais de mon point de vue, c'est nettement plus léger. Je vous assure.

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Bon, après, les enfants n'ont pas résisté à la plage où pour la première fois depuis longtemps, quelques vaguelettes inoffensives venaient s'échouer. Qu'elles étaient douces par rapport aux monstres de Nazaré ou Leixoes. Le débarquement, c'était quelque chose. Maki, ma copine, était très impatiente. Malo vous a fait un p'tit reportage de l'embarquement dans l'annexe! Je vous le mets...

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Le lendemain, ils ont déjeuné dans le cockpit. Un beau matin d'été alors qu'on est tout de même fin septembre. Euhh... Non, fin octobre! Je vous disais que les agendas hein. Ensuite, la chaîne est rentrée se lover dans la baille à mouillage et on est parti vers le Sud. C'était pas la tempête mais les voiles sont sorties puis sont rentrées puis sont ressorties puis sont rerentrées. Une partie de cache-cache avec le vent. Je ne saurais vous dire qui du vent ou du moteur a gagné.

Il y avait les îles Berlengas dans l'étrave. Alors, on a fini par y arriver. 

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Là-bas, pléthore de bateaux de pêche et donc, de poissons. La surface de l'eau grouillait par endroit.

Et vous savez ce que j'ai vu non loin de ma coque? Des poissons lune. Si, si, si. Je vous assure. A un moment, on a vu un truc briller... Avec une nageoire un peu squive qui ressortait. C'est parce qu'il se déplace sur le côté, en superficie, ce qui fait que son éclat brille et soit visible à distance, c'est pour ça qu'on l'appelle poisson Lune je suppose. J'suis malin hein!

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MolaMola

Là-bas, on a essayé de replonger l'ancre dans une anse qui avait l'allure d'un mouchoir de poche, avec des fonds en forme de montagnes russes rocheuses. Mouillage avant et mouillage arrière, pour rester dans l'axe du mouchoir. Mais de ce côté de l'île, c'était le vent qui n'était pas disposé à nous offrir un abri calme (de l'autre, c'était la houle qui m'aurait fait remuer de la barre).  On a bavé devant un paysage à couper le souffle. C'était un mouchoir en dentelle de Bruges tout de même! Pas le vulgaire kleenex. Puis on est reparti. Vraiment dommage... Mais bon, j'aurais pas dormi tranquille au-milieu des cailloux, avec ce vent d'Est mal orienté (le comble, non?).

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Mon étrave a pointé Peniche. Ca se prononce comme ces bateaux tout plats dont j'ai déjà entendu parler mais que je n'ai jamais vus, je crois qu'on les trouve surtout sur les fleuves. On n'a pas mis très longtemps à y arriver. Sabine et Jean-Sam ont voulu réessayer un mouillage. J'ai l'impression d'être un peu tombé sur des acharnés de  la pioche! Attention, je ne m'en plains pas... Je préfère moi aussi. Mais la houle, même fatiguée, continuait à bercer un peu trop vigoureusement ma coque. Alors, ils se sont résignés à aller au port où j'ai été accueilli à listons ouverts par un bateau qui venait de Finlande, le bougre.

Bon... Là, je suis plus loin que Peniche. Mais je vais pas mobiliser le clavier, je laisserai d'autres vous raconter la suite. 

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6 novembre 2016

Lisbonne sous la pluie

Hier, on a visité Lisbonne sous la pluie. Il y avait tellement d'escaliers qu'on se serait cru au pied du mont Wu-Tang.

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On a pris beaucoup de transports en commun et on a mangé sous un abris-bus. On a  croisé des gens qui ciraient les chaussures, quelques vrais coqs dans la rue et des minuscules dans les échopes de souvenirs car c'est le symbole du Portugal.

 

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Une légende raconte qu'un horrible crime fut commis dans un petit village nommé Barcelos. On ne trouva pas le coupable du crime. Du coup, les habitants s'empressèrent de désigner quelqu'un. Il désignèrent un malheureux pélerin de passage qui souhaitait se rendre a St-Jacques de Compostelle pour exaucer un voeu. Il fit office de coupable et fut condamné à la potence. Il eut beau clamé son innocence, rien n'y fit. Son dernier jour arriva et sa dernière faveur fut qu'on le mène près du juge. Arrivé là-bas, le magistrat demanda le silence pour écouter les dernières paroles du pélerin. "Il est ausi sûr que je suis innocent, qu'il est aussi sûr que ce coq chantera au moment où l'on me pendra", dit-il en désignant un poulet roti. Le juge fut agacé et ordonna "Qu'on le pende!". Le pélerin fut immédiatement reconduit à la potence. A ce moment là, le coq se mit à chanter. Le juge se précipita jusqu'au condamné pour le libérer. Chose inutile car la corde refusait de se serrer. Il put donc repartir en paix. Depuis ce jour, le coq est devenu un symbole du Portugal. Emblème représentant la morale, la justice et l'optimiste.

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15 septembre 2016

Je passe la barre des 8 noeuds...

Aaaah... Du vent et des jolies vagues, entre Port-La-Forêt et Port Manech... Le speedo affiche 8,2 noeuds mais j'ai fait jusque 8,5 noeuds. Je veux bien une gommette (n'est-ce pas Robin!). Ils avaient l'air plutôt satisfaits à bord, voire excités. Tout en surveillant le speedo lorsque l'autre barrait, évidemment. Le chien lui ne faisait pas trop d'égard à mes prouesses!

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. Ils ont l'air joueur!

3 novembre 2016

Cascais

Alors... Comment décrire Cascais?

C'est un peu le Saint-Tropez du Portugal. Tout y est très mignon, mais trop léché, trop propre. Ca manque de crépi défraîchi, d'azulejos ébréchés, de voitures éraflées, de mamys originales. On y a croisé trop de façades resplendissantes en fer forgé, de Ferrari ou Lexius, de perches à selfies et même des sculptures de sable kitchissimes que les gens admiraient tout en y jetant des pièces comme à la fontaine de Neptune de Florence.

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Par contre, il y faisait bon. On a presque eu trop chaud dis donc.

Et puis, ce qui était bien, c'était le mouillage. Enfin, un mouillage digne de ce nom, sans houle entrante et bien abrité des vents de terre. On y a débarqué dès le premier soir de notre arrivée, sur une petite plage proprette, à la tombée de la nuit. A cinq, débraillés par notre journée de moteur, plus Maki, qui a bondi dès que possible pour se soulager, face à la foule.

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On y est retourné le lendemain. Histoire de lâcher les fauves sur la plage. On a embarqué le pique-nique afin d'éviter les guêt-apens à touristes.

Dans l'après-midi, le vent n'était plus favorable pour rester à la pioche dans la petite anse... Alors on a quitté les paillettes pour rallier Oeiras sous un vent faible mais dont notre gros bazu a pu profiter. Malgré ses 15 tonnes, il filait à 5 noeuds à l'entrée du Tage. Là, plus d'abri au mouillage. On est entré au port où on a retrouvé Moana, une autre famille en voyage, à la grande joie de nos gnômes.

Les enfants ont passé la nav à faire des coloriages, sages comme des images. peut-être avaient-ils pris un coup de chaud sur la plage?? Nous, nous avons profité d'un calme arboré ci et là de bons fous rires...

 

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On quittera la marina en fin d'après-midi, tout à l'heure. Non seulement, Oeiras n'a pas grand charme mais en plus, les tarifs sont exorbitants. On a étudié la carte pour trouver un mouillage abrité du vent du Sud qui souffle depuis hier et qui nous ramène des nuages parfois trop chargés à notre goût.  Seixal est l'élue, petite ville sur la rive Sud du Tage. Elue parmi très peu de possibilités. La côte portugaise offre en effet peu d'abri naturel, mais celui-ci n'a pas l'air mal...

 

27 octobre 2016

Ca grimpe et ça déferle à Nazaré

Nous sommes sortis du port, il faisait très chaud. Nous sommes passés devant une énorme plage. On a flané dans des ruelles charmantes. Nous avons marché longtemps avant d'arriver au funiculaire qui nous a permis de grimper sans se fatiguer davantage.

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En haut il y avait des jeux pour faire du sport mais on ne s'est pas arrêté. C'était impressionant d'être en haut! Il y avait des parapets mais on ne se penchait pas de peur de tomber. On s'est promené un peu plus loin puis on s'est arrêté pour pique-niquer. Après notre repas, on est allé dans un magasin de souvenirs mais c'était trop cher. quelle arnaque! Ceci dit, les mamys étaient rigolotes.

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On a encore un peu poussé la balade puis, Fanch, papa et moi, on est retourné prendre le funiculaire pour aller à la plage. Malo et maman ont poursuivi la promenade sur les falaises et ils ont visité l'église du cerf. Il paraît qu'un chevalier qui pourchassait un cerf dans la brume a été sauvé de justesse par une prière à la vierge Marie. Il a vu le cerf tomber de la falaise et là, pouf pim paf, une prière, son cheval freine des quatre fers et s'arrête au bord du précipice. Du coup, il a construit une église pile là où son cheval s'est arrêté.

Une fois à la plage, Fanch et moi avons construit des châteaux de sable. Quand maman et Malo sont revenus, on est juste allé se mouiller les pieds parce que la baignade était vraiment dangereuse. Il y a même eu une vague d'au moins trois mètres. Magnifique mais dangereuse.

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Après, on est allé manger une petite glace pour se rafraîchir!

 

1 novembre 2016

Halloween (ou pas?)


Hier soir, on a fêté Halloween sur les pontons d'Oreias avec des copains rencontrés à La Corogne et retrouvés de ci, de là depuis. Il y avait Justine et Clémence avec nous. Les déguisements étaient très... originaux bien qu'improvisés. Marjane était déguisée en sorcière, Fanch en zombie pirate et moi, en ninja aux sandales Gutten. Ce n'était pas tant nos déguisemens qui faisaient peur aux gens que le fait de voir des enfants à la recherche de bonbons sur les pontons. Les têtes des gens étaient si rigolotes qu'on en oubliait presque pourquoi on était venu. On ne s'attendait pas à grand chose mais le résultat fut étonnement grandiose. On a eu de tout : du Toblerone suisse, des Ferrero rochers, des crackers et des bonbons gomme anglais. C'était le plus étrange des Halloweens !

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9 novembre 2016

Il est là...

Non, pas le gros rougeaud de l'autre côté, lui, on s'en serait bien passé! Mais Maurice, autrement plus classe d'ailleurs...

Il est arrivé en fin d'après-midi, hier. Jean-Sam s'est levé aux aurores pour s'attaquer au montage de l'engin... 

Ca y est. Il trône sur le tableau arrière de Beluga. On vous enverra une petite vidéo rendant compte de ses qualités de fin barreur, nous sirotant un café, quand on aura compris les subtilités de ses humeurs.

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Un grand merci à tous... Merci à Anma et Laorz, Anne-Fré, Camille et Fred, Gaëlle et Yonec, Seb et Céline, Paul et Jeanne, Sylvette et José, Christina et Ricci, Yvette et Roger, Ann-Marie, Edith, Anne, Marthe, K-roll, Julos et Mélanie, Elly, Mathieu et Anne, Philip et Arianne, Quentin et Maria, Yves, Charlotte et Hélène, Mélissa et Teddy, Hubert et Pascale, Fred, Julien, Robin et Lola, Françoise et Bob, Bipette, Shirley, Mélanie, Bleuenn et Marco...

On est arrivé, grâce à vous, à une bonne grosse moitié de la somme!

Merci aussi à tous ceux qui nous suivent, de près ou de loin, qui nous encouragent dans ce projet où nous avançons pas à pas.

Pour tous ceux qui voulaient nous aider financièrement et n'ont pas eu le moment, tous ceux qui veulent mais sont occupés à faire la vaisselle, tous ceux qui voudront mais ne le savent pas encore, sachez que vos ruisseaux peuvent encore rejoindre l'embouchure de notre périple ! Tous vos dons sont toujours les bienvenus à bord et notre mosaïque a encore de la place pour vos frimousses!

On vous embrasse tous très fort.

Génuflexions (de poitrine)!

 

11 novembre 2016

Un look d'enfer

 

Hier, j'ai vu un papy bien sympathique qui pêchait près de la bouche de l'enfer, c'est une arche naturelle creusée par les mouvements de la mer.

Le papy, c'est celui que je veux être quand je serai vieux. Il avait un de ces looks! Petit béret, chemise à carreaux, jeans bleu, chaussures en cuir.

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A un moment, il a changé de coin et il a eu trois poissons en deux minutes. Il s'est même fait éclabousser par la grosse houle. C'était assez captivant à regarder.

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2 septembre 2016

Mais que manigancent-ils?

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Je ne comprends pas... ils courent partout depuis trois semaines, me font faire des aller-retour incessants entre Cosquinquis et Kermargon. Puis tout d'un coup, on arrive là... Sur ce truc qui bouge en permanence et d'où la moindre petite effluve d'humus est absente. J'aime pas beaucoup trop ça!

Bon, ceci dit, on n'est pas trop mal à se dorer la poilure au soleil!

4 novembre 2016

Mosaïque pour que le vent souffle...

RECHERCHE REGULATEUR D'ALLURE POUR PROJET DE VOYAGE EN VOILIER EN FAMILLE AVEC ESCALE DE SOUTIEN A L'ILE A VACHE, HAÏTI...

NOUS N'AVONS PLUS DE PILOTE... NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE AIDE POUR UN REGULATEUR D'ALLURE...!

 Les petits ruisseaux font les grandes rivières. ..

Tout don, petit ou grand, sera le bienvenu à bord.

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Le régulateur se couvre de plus en plus.

Vous aimez nous suivre?

Aidez-nous à avancer plus loin en contribuant au projet...

 

Voici diverses possibilités et leurs contreparties : 

Force 0,  pétole   jusqu'à  5 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance.

Force 2,  légère brise jusqu'à  15 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance et votre photo sur notre site.


Force 4, jolie brise   jusqu'à 25 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, une carte postale de tout l'equipage à une escale de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 6, vent frais jusqu'à  50 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 8, coup de vent jusqu'à 100 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site et un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité. 

Force 10, tempête, 250 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et un we à bord.

Force 12, ouragan, 1000 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et une semaine à bord.

 

VOUS POUVEZ EFFECTUER UN VIREMENT DIRECTEMENT SUR NOTRE COMPTE DE VOYAGE : 

Titulaires du compte : Coeckelbergh Sabine et Perrolle Jean-Samuel - Cosquinquis 29190 LENNON

IBAN : FR76 1380 7001 4430 4194 5919 705

BIC : CCBPFRPPNAN

OU PASSER PAR NOTRE COMPTE PAYPAL :

https://www.paypal.me/bugaledebeluga

N'hésitez pas à partager encore et encore,

à en parler autour de vous pour que le vent forcisse encore!

 

 

31 octobre 2016

Mosaïque pour que le vent souffle...

RECHERCHE REGULATEUR D'ALLURE POUR PROJET DE VOYAGE EN VOILIER EN FAMILLE AVEC ESCALE DE SOUTIEN A L'ILE A VACHE, HAÏTI...

La mosaïque s'agrandit et le régulateur se voile petit à petit.

On est presqu'arrivé à la moitié de la somme.

Merci à tous, amis, famille proche ou lointaine, amis d'amis, amis de famille, vieux copains perdus de vue. Finalement, on met les photos de tout le monde, sauf de ceux qui ne veulent pas!

 

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N'hésitez pas à partager encore et encore, à en parler autour de vous pour que le vent forcisse encore!

 

18 septembre 2016

Atelier patouilles...

 

 

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On est parti de Port-Manech pour aller aux Glenan. Une fois arrivés... A la plaaaaage! Fanch, Mathis et moi, on a joué avec l'eau, en fait on prenait l'eau qui coulait, on la faisait aller dans des chemins creusés dans le sable et pour ne pas qu'elle parte, on construisait des murailles. Puis Malo est venu voir ce qu'on faisait, il nous a aidés puis il est reparti faire son barbecue de sable. De retour au bateau, la marée était complètement basse, on pouvait retourner à la plage à pieds. On a nagé autour du bateau, après on est allé manger des hot-dogs.

Salut et bises à tous!

 

 

 

 

 

 

 

15 février 2018

Les oiseaux continuent à chanter !

Beluga est arrivé sur Scarborough après 16 jours d'une transat dont on vous parlera dès que nous retrouverons de l'électricité en 220v... Mais en gros, on a passé des supers moments avec nos deux boat stoppeurs, Quentin et Nina, on a été plus performant niveau pêche avec deux dorades et une bonite, on est devenus des pros du tarot et du dessin de musique. L'océan était plus calme, suivant les exigences d'un vent presque paresseux, sauf sur la fin où quelques grains sont venus animer nos nuits.
Alors, voilà... Tobago. On s'est décidé pour cette destination à peine trois quatre jours avant l'arrivée. Scarborough, c'était une petite ville où les gens sourient facilement, se démunissent de leur chaise pour la laisser aux enfants et où on a mangé de délicieuses crèmes glacées pour tenter d'oublier la chaleur qui est encore plus mordante qu'au Cap Vert. Mais on avait envie de mouillages calmes où une eau turquoise accueillerait nos plongeons intempestifs. Alors on a fait route vers Store bay puis Pirate Bay.
C'est lors de cette dernière navigation au près, alors qu'on tirait des bords dans du courant, que Beluga nous a fait une bonne blague. Sa dérive nous a lâché ! Elle s'est barrée, comme une grande, sans faire un bruit, nous laissant tirer des bords du plus en plus carrés et nous laissant en accuser le courant ! Ce n'est qu'au petit matin qu'on s'en est rendu compte, on ne l'entendait pas se dandiner dans son puits comme l'habitude, notre dérive. C'est en plongeant dans l'eau enfin turquoise que Malo s'est exclamé qu'elle n'y était plus...
On avait un peu de mal à réaliser l'affaire vous pensez bien! Nos yeux clignant voire clignotant à répétition, nos doigts nous pinçant presque en tournant pour être certain que ce n'était pas juste un mauvais rêve, une vague hallucination, un vilain cauchemar.
Puis peu à peu, l'esprit refait surface. Il sort de brumes dignes des bancs terre-neuviens. Va falloir chercher des solutions, elles commencent à tournoyer de partout dans la tête. Mais il reste un peu de brume. On peut pas encore bien y voir. Alors, on embarque dans le dinghy pour la plage de sable blanc et les cocotiers foisonnants. Il y a même une source qui se noie dans la plage, directement depuis les collines. Et il paraît même que c'est plein d'aras en liberté par ici... On a hâte d'en entendre chanter!

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19 avril 2018

Cavalcade...

Me voilà à Pointe-à-Pitre...

J'ai quitté Trinidad il y a à peine une semaine. Sur la route, mon ancre s'est posée dans les eaux de Grenade, aux abords de Saint-Georges, pour deux nuits. On y a retrouvé Axurit le bolide avec à son bord Doriane, Flo et Titouan. Il y avait là-bas aussi le petit bateau d'Eddie, le vrai Jack Sparrow des Caraïbes. Monsieur Johnny Depp peut en effet aller se rhabiller! 

Après une brève journée de pause, Eddy embarque avec nous vers Carriacou, son île adoptive. On s'rait bien resté davantage. Grenade promettait des merveilles, mais on passe à côté, caressant seulement du regard ses mamelons dodus de végétations plantureuses et ses décolletés tombant sur des plages laissant rêveur. C'est au Nord de Grenade qu'on commence à vraiment jouer avec le courant tout en remontant au maximum le vent. On frôle le rocher du Diamant tout en évitant le volcan sous-marin Kick'em Jenny qui est un peu énervé en ce moment!

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Le soir, on jette l'ancre à Carriacou. Certains vont se remplir les oreilles des steel drums et des percussions de Zulu, un pote d'Eddie. Le lendemain, mon équipage essaye de profiter des eaux turquoises du lagon de Carriacou tout en sachant qu'il ne faut pas traîner si on ne veut pas louper Gaëlle et Yonec en Martinique. Eddie a passé une dernière nuit dans ma cabine arrière et au petit matin, il a quitté le bord. A notre départ, il était sur la plage nous faisant de grands signes d'aurevoir. J'crois que tout le monde avait un p'tit pincement en voyant sa silhouette s'évanouir sur la plage alors que mon étrave pointait déjà le Nord des Grenadines. On est passé à l'Est d'Union, longeant Palm island et sa plage bordée de cocotiers agités par le vent. On avait tous envie de s'arrêter pour faire un plouf... Mais on a juste entendu un clic, celui de l'appareil photo. Gaëlle et Yonec ont définitivement transformé mon équipage en touristes japonais un peu pressés et moi en gros bus devant avaler les milles. 

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On est arrivés à Bequia en fin d'après-midi, dernière île des Grenadines. Il nous fallait attendre le bon courant avant de s'engager dans le chenal qui la sépare de Saint-Vincent. Juste le temps de manger, de boire un coup avec Axurit le bolide qui y était déjà, de renoncer dignement à fêter l'anniversaire de Doriane. Il fallait avancer... Alors après tout ça, l'ancre est levée en début de nuit, vers dix heures. Le courant nous jette miraculeusement au vent de Saint-Vincent, dans une mer hachée car contrariée par celui-ci. Il pleut, il y a quelques grains. Ca tire sur la gueule de tout le monde, sauf peut-être de ma dérive. On arrivera au nord de Saint-Vincent pile poil dans les temps pour choper le courant qui nous rentre à 10 noeuds vers Sainte-Lucie. En fin de matinée, on arrive au Nord de Saint-Lucie et le courant nous propulse sur Sainte-Anne, la pointe Sud de Martinique. Le vent me permet d'abattre enfin, d'ouvrir mes voiles, de respirer. Je déboule à 8 noeudss dans l'anse de Saint-Anne. Et sans le savoir, sans doute grâce à une bonne étoile, à une intuition discrète, mon ancre est jetée au pied de l'appart de Gaëlle, Yonec et Marco. A deux coups de rames d'une plage qui permet à ma p'tite famille de les rejoindre pour deux soirées! Ca s'retrouve, ça papote, ça boit du rhum et ça tarote. Ca écoute les colibris, les grenouilles, le clapotis des vagues et les palmes des cocotiers. 

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Puis ça passe vite, ça s'embrasse et ça s'dit au revoir. Quentin et Nina descendront là... Ca faisait trois mois qu'ils étaient là, à partager nos rires, nos pleurs, nos angoisses, nos enthousiasmes, nos coups de gueule et nos coups de mou. Autant dire que ça nous a fait bizarre.  Mon ventre semble bien vide au moment du départ, mon équipage aussi, se sent un peu vide je crois. Mais d'un autre côté, on est à nouveau tous les six, mes bugale et moi. Et puis, il nous reste 110 milles avant d'accueillir à nouveau quelqu'un! Alors, on leur souhaite un heureux chemin à tous les deux et j'espère un jour croiser leur sillage à nouveau...

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Alors c'est reparti... On remonte la Martinique. J'ai envie de jeter l'ancre au pied de Saint-Pierre et de sa montagne pelée et mon équipage d'aller randonner sur ses doux flancs, mais on m'arrise d'un deuxième ris dans la grand voile avant la pointe. Le vent montera à 25 noeuds mais nous permettra de passer au vent de la Dominique. La mer est désorganisée par un courant contraire qui nous aide aussi à passer à l'Est. On voit peu à peu les lumières des Saintes et de Marie-Galante. Jean-Sam et Sabine font de courtes siestes, de une heure en une heure pour réussir à tuer la nuit. Je m'amarrerai au ponton gasoil de la marina Bas du Fort à 4 heures et demi du matin. Ca s'endort pour un bref moment puis ça s'réveille avec une envie de croissants et de baguettes. Les yeux de certains sont cernés. Assez vite, vient l'heure de l'avion. Ils me quittent pour un engin qui roule et les emmène jusque l'aéroport, encore un peu échevelés, bien crevés et un peu malodorants! 

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Ils arriveront avant que l'avion n'atterrisse. Charlotte débarque après une brève attente. Je vais enfin la rencontrer, mon équipage va enfin pouvoir se poser un peu. Après cette folle cavalcade caribéenne, s'annoncent enfin les vacances... Oui, oui, vous avez bien lu. Même en voyage, parfois, on aspire à des temps calmes!

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14 juin 2017

Le WOM haïtien

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Le Wom est un jeu haïtien qu'on a découvert lors de notre passage à l'île à vache. C'est Wendy qui nous a appris à y jouer et qui nous a fait un plateau de jeu. Ca ressemble aux p'tits chevaux.

LE BUT

Il faut être le premier à rentrer ses 4 jetons après avoir fait un tour de plateau. 

LES REGLES :

- On lance deux dés. 

- Pour sortir un pion, il faut qu'un 5 soit affiché. 

- Quand le dé affiche un 6, on peut avancer de 12 cases. Quand on fait un double 6, on peut donc avancer de 24 et en plus, rejouer ensuite. Par contre, si on fait un trois fois un double 6 d'affilée, les autres joueurs peuvent choisir un de nos pions qu'ils replacent au départ. 

- Quand deux pions d'une même écurie sont sur la même case orange, ils font barrage pour tout le monde. 

- Comme aux p'tits ch'vaux, quand on tombe sur un pion adverse, on le mange!

 

14 mars 2017

Sus aux écrans?!

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On en parle?

Nous avons toujours un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, lutté contre les supports numériques. A la maison, ces foutus trucs rectangulaires ludiques ont suscité questions, débats, énervements, colère, enthousiasme, engueulades, enjouements, destruction massive à coups de bûche dans la gueule (si,si,si..) Bref, ils nous ont fait passer par tous les états émotionnels possibles.

Alors... On en embarque, on n'en embarque pas ?

C'était un moyen tentant pour les occuper pendant les navigations un peu longuettes ou un peu mouvementées où il est difficile de mettre le nez dehors ! A part cet argument massue, on n'en a pas vraiment trouvés d'autres. Ben non, car, même à terre, on n'en trouvait pas. Une fois que le gosse a ce truc dans ses mains (enfin nos gosses pour le moins), il se transforme en une sorte de zombie. Tout ce qu'il fait est destiné à y revenir. Exemple : après à tout casser dix minutes de Dong, Dong, Dong dans la cage à lapins...

«Maman, maman, maman, maman, j'ai joué longtemps dans le trampoline, hein dis ? »

- Oh oui, c'était chouette tes sauts !

- Je peux jouer à la tablette, alors ?»

Et leur désir irrépressible les pousse aux vices, usant de techniques dignes d'entrer dans le livre d'or de la mafia ! Dissimulation, mensonge, détournement, manipulation. Certains nous diront peut-être que c'est qu'on régulait trop, que ce n'est pas en supprimant qu'on résout le problème, que « comment ils vont faire ses pauvres petits alors que toute leur génération y joue, bordel ! ». Et blabli et blablou...

En mer, y'a toujours un moment où le temps se fait un peu long. C'est toujours trop long quand le bateau roule, toujours trop long quand ça piaule dehors et que tout vole dedans, c'est toujours trop long quand le bateau tape dans les vagues, c'est toujours trop long quand la ligne de traîne ne traîne rien, c'est toujours trop long de passer un cap, toujours trop long quand le vent ne souffle pas, etc, etc, etc. 

Alors, il y a eu une phase d'adaptation... « J'sais pas quoi fèèèèèèère ! », « J'mennuiiiie », « C'est nul le bateau, y'a rien à faire ! », « C'est trop petit, ici, pour jouer », « Mamaaan, tu veux bien jouer avec moi à un jeu mais je ne sais pas lequel et peu importe celui que tu me proposeras, il me donnera pas envie... », « C'est quand qu'on arrive ? », «Papaaaaa, tu veux bien jouer avec moi à un jeu mais je ne sais pas lequel et peu importe celui que tu me proposeras, il me donnera pas envie... ».

C'est là que le temps est devenu long pour nous. Trouver des idées, leur faire accepter que juste regarder autour de soi en se laissant bercer peut aussi être agréable. C'est là aussi que le temps est venu titiller nos nerfs. Car dans la plupart des cas, un môme qui s'ennuie trouve rapidement comme occupation principale d'ennuyer les autres. Je me demande si on ne peut pas étendre cette réflexion à beaucoup d'êtres humains d'ailleurs, pas seulement que les nains. Disputes, gueulantes, menaces. On est passé par un panel presque aussi large que celui que la tablette nous avait fait découvrir.

Puis, un jour, sans vraiment s'en apercevoir, la journée est plus lisse, ou pour le moins, moins rugueuse... Nos gorges ne nous chatouillent plus. Ben oui, car à force de crier, ça irrite les tuyaux.

Ils sortent des feuilles pour dessiner, souvent la loi des séries les frappe ! On a connu la série des dragons et des Elfes, Smaug et Legolas étant passés par Beluga un soir d'escale, la série des pirates assoiffés de sang et de trésors, la série des batailles de chars aux missiles mégasoniques à ultrasons.

Ils montent la descente un Yams, un Dou Shou Qi, un jeu de GO, un nain jaune ou un Dobble sous le bras. Ils commencent même à nous mettre en difficultés aux jeu d'échecs, les bougres! Même que des fois, ils arrivent à jouer ensemble un certain temps, toujours admirable pour nous même si on ne touche jamais à l'éternité, sans se mitrailler du regard, hausser le ton, s'arracher les cheveux, se crocher les canines dans le gras du bras, se lancer des glaviots, se harponner les naseaux à coup d'ongles trop longs, se donner des coups de gourdin ! Et attention, mesdames et messieurs, il leur arrive même de coopérer... Si, si, si. Organiser un sac de plage, planifier une vaisselle aux tâches très équitablement distribuées dans un tableau, partager le portage du fameux sac de plage où sont bourrés palmes, goûter, serviettes, masque et tubas, créer ensemble un jeu des sept familles en réussissant à se mettre d'accord sur les familles et sur chacun de leur individu!

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Et enfin, le bouquet final : on les surprend les yeux dans le vague, ou plutôt, dans les vagues... perdus dans le bleu. On entend des réflexions qu'on espérait à peine... «Wouah, la couleur des falaises, ce soir ! ». Ou même, juste un « Oh » devant les montagnes arides du Nord de Santa Cruz que l'arrivée de nuit nous avait cachées !

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Alors, voilà, même si ça ne durera pas toute la vie, même si un jour ils auront certainement à nouveau de temps en temps un truc rectangulaire entre les doigts, ils sauront que c'est possible de faire sans et que le temps est bon aussi quand on l'entend s'écouler lentement comme l'eau sur la coque d'un bateau par vent fainéant!

 

 

 




13 mars 2018

Les cookies de Malo

Envie d'un bon goûter?  

  • 160 g de cacahuètes crues débarrassées de leur peau et écrasée ou 100 g de beurre de cacahuètes.

  • Pépites de chocolat en pagaille
  • 150g de farine

  • 100 g de sucre

  • 50 g de beurre

  • 1 œuf.

 

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On peut mélanger un peu de cacahuètes et un peu de beurre de cacahuètes.

 

Mélanger farine et sucre.

Ajouter le beurre fondu et l’œuf battu, puis les cacahuètes ou le beurre de cacahuetes6et les pepites6de chocolat. La pâte doit être assez ferme.

Faire des petits tas sur une tôle beurrée, les aplatir avec une fourchette.

Cuire à four moyen 20 minutes environ.

Régalez-vous!

 

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22 janvier 2018

Chauffent, chauffent les mollets!

Une fois à  Mindelo, nous avions l'idée d'aller à Santo Antao, l'île d'en face. C'est l'île la plus à l' Ouest du Cap-Vert. Elle est três verte dans le Nord, les zones protégées du vent. Le vendredi 12, nous avons pris un ferry pour aller à Porto Novo, sur l'île tant attendue.

 

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Quand nous sommes arrivés, on a débarqué. On est sorti de la gare maritime en faisant la course dans les escalier. Une fois dehors, une foule d'aluguers (taxi collectif) attendaient les passagers du ferry. Un gars nous a dit: « Tu vas à Paül ? Viens, je vous emmmène ! ». Nous avons discuté du prix puis nous sommes finalement montés avec lui. On a mis environ une demi-heure à arriver à la pension. Là-bas, nous avons posé le gros sac noir, mis nos affaires dans des étagères. C'était presque étrange de voir de gros lits bien épais. Il y avait une vue magnifique sur la vallée de Paül!

 

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Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, nous avons fait une énorme balade de 13 kms.

 

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Au début, c'était long mais peu à peu, je me suis mise à mon rythme et c'est devenu plus facile. Pendant la montée, on vu des vaches, des ânes et quelques chèvres au milieu de terrasses plus ou moins cultivées.On a aussi croisé des bûcherons, l'un d'entre eux a même coupé un beau bout de bois à Malo pour qu'il en fasse un bâton de marche.

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On s'est arrêté à la fin de la montée pour pique-niquer et se revigorer après l'indéfinissable épreuve que nous venions de faire. Nous étions au-dessus des nuages ! Nous avons ensuite encore marché deux ou trois kilomètres avant d'arriver à un point où deux routes se croisaient. Elles longeaient toutes les deux une énorme caldeira, l'une était longue mais peu pentue, l'autre, c'était l'inverse. On a décidé de prendre la plus courte. On en a bavé mais c'était rapide.

Au début, la descente, c'était facile ! On n'était plus essoufflé. Mais à la fin, j'vous jure que j'avais bien mal aux genoux. A un moment, brisant le silence de la montagne, un gars est passé non loin, un bidon d'eau d'au moins une dizaine de litres sur la tête, en écoutant de la musique à fond.

On est arrivé en fin d'après-midi... A la pension, on a rencontré Fabien et Yann, deux randonneurs, on a joué au babyfoot et au dobble avec Hermes et Nelly, les deux enfants de la pension !

 

8 août 2018

Routine en déroute...

Me voilà de retour à bord de Beluga depuis deux bonnes semaines maintenant. Étrange sensation que de réintégrer le bord. un peu comme un enfant qui retrouverait, après une période de vacances, sa chambre. Je ne les avais encore jamais quittés auparavant les oiseaux bleus qui couvrent les bannettes, le son de l'eau qui clique-tique le long de la coque, le jaune pâle et dépressif des plans de travail et le souffle salvateur du vent qui s’immisce par les hublots. Boat, sweet boat ! Fallait le quitter pour s'y retrouver. Un peu comme la Bretagne, un peu comme la Belgique. Un peu comme tous ces lieux. Ils finissent, au fil du temps, par former un mille-feuille de petits nids douillets où s'accrochent nos vies. Beluga et Saint-Martin, nouvelle couche dans le mille-feuille.

Beluga. Maison nomade, sans fondation autre que le vent et ce qu'il exige. Confort fruste où le superflu, inadapté, s'y fatigue, s'y use pour y disparaître. On écrème, on solde. Ce qui reste, bien souvent, est toujours de trop. 

Saint-Martin, petit caillou aux bordures de la mer des Caraïbes. Dernière escale présumée avant les Açores que du coup, on ne reverra pas tout de suite, les Alizés soufflant encore sur nos bouilles au vent. On avait peut-être envie de rester un peu pour se garder sous l'coude ce qu'on a raté de ce côté de l'Atlantique, laisser les passes coralliennes des Grenadines à portée de coque et les sentiers de Martinique à portée de semelles.

Saint-Martin, la décriée bien souvent. Par le fric, le crack et ce qui va avec. Saint-Martin l'artificielle comme disent certains. Car, sèche comme une bouche pateuse après un pétard, rien n'y pousse, ou pas grand chose, pas assez, pas comme ça, sans aide. Hotels et resort ineptes poussent eux par contre, ça oui. Saint-Martin la cradingue, qui ne trie rien ou presque, ni verre, ni métal ni carton ni plastique. Saint-Martin la bancale avec ces tôles en suspens et ces bateaux dématés. Saint-Martin la débridée aussi où j'ai pu admirer les plus longues roues arrière de l'histoire, sans casque évidemment. Où les gens te sourient et te parlent aussi facilement que mardi suit lundi. Où la plupart des voitures,  cabossées, meurtries, n'ont plus de vitre arrière ou n'ont plus que des trous à la place des phares, énuclées. Mais où leur klaxon communique par une palette rythmique tout aussi large que les nuanciers des magasins de peinture, où tu peux rester bloqué pendant des heures entre le bleu paon et le bleu sarcelle! C'est assez déroutant d'ailleurs au début, pourquoi s'énerve-t-elle sur moi la grosse devant là? Et en fait, non, elle n'est pas énervée du tout, elle te fait juste signe pour que tu puisses passer. Déroutant comme ce cheval qui attend patiemment son cavalier à la porte d'une pharmacie, sans selle ni bride. Déroutant comme l'iguane qui vagabonde dans une impasse. Déroutant comme ces chèvres qui entrent dans le bar et y prennent presque place car dehors la pluie bat... Puis que dedans, elle est pas mal la musique qui s'y joue! 

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Alors voilà, même si la routine semble pointer à nouveau le bout de son nez à l'horizon... Jean-Sam étant déjà sur les toits et nous, les derniers membres du bord, nous rapprochant de plus en plus des salles de classe et de leur tableau noir, on est encore un peu dérouté par tout ça. Alors, est-ce qu'une routine au milieu de détails déroutants est une routine finalement? 

 

21 mars 2018

Ululons les zamis!

Coincé à Trinidad, j'attends ma dérive... 

On fait un appel à tous ceux qui nous suivent de près ou de loin, à tous ceux qu'on a croisé avant notre départ ou après! On espère que cet appel vous donnera envie de monter à bord pour participer à l'aventure...

A ceux qui y sont déjà suite à leur participation pour notre régulateur, n'hésitez pas à en parler autour de vous, à tous ceux qui vous sont proches, amis et famille ou simples connaissances... Un bateau est tellement plus beau quand il est sur l'eau!

 

https://fr.ulule.com/bugale-beluga-atlantique/

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22 décembre 2017

Rétropsective number seven, Amérique du Nord.

Petit retour en arrière sur notre passage au Canada et à Saint-Pierre, en vidéo et en mots, les mots d'un de nos visiteurs. Nous sommes actuellement à Tarrafal, sur l'île de Santiago. On a abandonné les bonnets mais le vent qui souffle en rafales et la médiocre visibilité donnent des airs terre-neuviens à cette petite baie des Tropiques!

Pérégrinations nautiques d'une famille nombreuse

 

Croisière authentique en Nouvelle-Ecosse, par Papa-Papy-YVES

Un bail que je ne les avais plus vu, notre famille de marins, depuis octobre, le Golfe de Gascogne et les adieux de Porto.

Cette fois, il a fallu traverser l’océan, et poser les pieds sur le nouveau monde. Pour la rencontre, par une douce soirée d'été canadienne, ils avaient posé leur Beluga en plein centre de cette belle ville de Halifax. 

Une journée à visiter la ville, calme, douce, relax Halifax et à donner à Beluga de quoi nous alimenter, puis le lendemain, départ vers l'Ouest sous un chaud soleil.

Ensuite cap vers l'Est, le long de la côte de Nova-Scotia. 

Manifestement l'équipage ne voulait pas trop brusquer le papy invité. Petites étapes paisibles, mouillage chaque nuit en rentrant dans les méandres de baies ou fjords calmes et souvent déserts. Endroits magiques, une nature verte avec des sapins qui descendent au bord de l'eau. Une belle lumière nordique donne toutes leurs couleurs aux choses, sauf quand un lourd brouillard accentue l'impression d'être loin de tout.

Votre serviteur observe, pas seulement le spectacle de ce bout de terre inconnu que Beluga me permet de rencontrer, mais aussi cet équipage, cette famille, ma famille. 

Sabine et Jean-Sam dans leur élément, la mer, le vent, c'est leur truc. Et les enfants, eh bien je les retrouve tels qu'ils étaient il y a un an, grandis bien sûr, mais toujours eux-mêmes avec leurs trois caractères si différents, si attachants. Et bien adaptés à cet environnement pas trop confortable.

Quelques moments forts, un dîner dans un snack perdu au bord de l'eau, l'une ou l'autre ballade à enjamber les taillis, ou rencontres avec des locaux, toujours accueillants.

Après une bonne semaine, Beluga se pose à l'est de l'île, dans une sorte de petite mer intérieure appelée Bras d'Or, cette région s'appelle cap Breton, mais oui ! 

Un nom pareil méritant une exploration on loue un gros van, et direction nord pour faire le tour de cette partie de la Nouvelle-Ecosse. Une longue promenade à pied nous ménage un face à face sympathique avec trois orignaux. On se loue un petit cottage, les enfants vont ramasser du bois et BBQ inoubliable au soleil couchant, grand moment avant une nuit paisible sous les couettes, luxe oublié pour cette famille nautique.

On avait prévu une nuit loin de Beluga, il y en aura une deuxième moins confortable ! Au retour, Sabine réalise dans l'horreur qu'elle a oublié son sac quelque part. Le dernier arrêt ayant eu lieu sur une plage à la pointe nord du Cap Breton 150 km plus haut !, on y retourne, et miracle on y retrouve le sac dans la nuit. Mais il reste 350 km jusqu'au bateau. Pas grave on y sera vers minuit. C'est sans compter sur un réservoir vide, la nuit sur cette île qui ferme toutes les pompes, et les distributeurs automatiques qui ne sont pas encore arrivés là-bas. Donc deuxième nuit à six dans la voiture.

La fin de mon séjour arrive deux jours plus tard. Une bonne petite bouffe avant de se quitter, et le lendemain on s'embrasse, quelques larmes, merci à Beluga et à ses habitants de m'avoir fait vivre ces beaux moments.

 

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