19 novembre 2016

Première frayeur

C'était le jour de notre départ de Cascais. On avait décidé de continuer vers le Sud malgré la non-arrivée de notre testeur de fuite par colissimo, resté bloqué en Midi-Pyrénées on ne sait trop pourquoi... il fera le trajet retour vers la France avant qu'on lui trouve une nouvelle destination en collision avec notre route.

Nous avons largué les amarres vers 15 heures du ponton. Le vent était faible, on a tenté les voiles mais au rythme auquel on avançait, on aurait mis des lustres à rallier le Sud du Portugal. Notre moteur s'est donc mis à ronronner.

J'ai préparé un petit repas, on a vu Endeavour glisser au loin, un magnifique voilier d'une richissime famille royale, sa silhouette élancée a croisé celle d'un cargo rectangulaire sur l'horizon.

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Le soleil s'est couché, laissant place à une nuit où la Lune ne devait briller que peu de temps... Le ciel s'est chargé de moutons pas toujours blancs hélas. Ils se sont même mis à pleurer un sombre crachin sur nos capuches. Mais à souffler du vent, toujours pas. Les enfants sont allés se coucher. Nous avons pris nos quarts. Jean-Sam a commencé, j'ai tenté de trouver le sommeil malgré les ronflements réguliers de notre bourrique.

Alors que je commençais à somnoler, j'ai entendu Jean-Sam dérouler Eugène. Le vent se levait enfin... Je m'apprêtais donc à être délicatement bercée par les mouvements du bateau quand soudain, j'ai senti Beluga accélérer, la pluie battre sur le pont. Puis, tout est allé très vite. Le bateau s'est presque couché, j'entendais claquer violemment les voiles, Jean-Sam lutter avec l'enrouleur de genois pour réduire la voile d'avant. Dedans, un tiroir a volé, eparpillant écumoire, louche, ouvre-boîte ou bouteilles  dans un grand fracas, le sac de linge sale est passé des toilettes à la cabine salle de bain dans un grand bond eparpillant lui, pour le coup, chaussettes fumantes et slips malodorants. J'ai mis mes vêtements de pont. Difficilement... Je dansais le twist comme jamais je n'avais réussi à le danser jusqu'alors : mes jambes tremblaient toutes seules. J'avais peur.  Je ne comprenais rien.  Je suis sortie. Js m'a filé la barre. Je ne voyais rien sous la pluie qui battait. J'avais les yeux rivés sur le compas, on filait plein ouest alors qu'on devait aller vers le Sud. Mon corps continuait à traduire mon incompréhension, j'avais froid et le souffle plus court que quand je cours. Jean-Sam a finalement réussi à enrouler le genois... Mais la gv était haute encore et c'était trop. On a reussi à réduire finalement... mais ça nous a pris un bon moment. Js m'a expliqué. Gros grain pas vu dans la nuit noire qui a fait passer l'anémomètre de 7 à 27 noeuds en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Les enfants n'ont pas bougé, même pas réveillés. On a décidé de se rabattre sur un port de la côte avant de le dépasser et qu'on doive remonter le vent pour l'atteindre, on avait le vent avec nous. 

Ca s'est calmé.  Js est allé se reposer. Le vent s'est établi plus calme. Force 4. Le ciel s'est éclairci, la Lune est revenue scintiller, on a décidé de remettre le cap au Sud. On a alterné les quarts.

On a passé le cabo Sao Vincente vers 15 heures le lendemain. On y a croisé des hordes d'oiseaux sauvages qui planaient au-dessus des vagues. 

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Quand Beluga a pointé l'étrave vers Lagos, la lune est revenue, chassant dormir le soleil dans un rougeoiement digne des mille et une nuits. Chassant aussi la peur de la nuit...

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18 novembre 2016

Un nouveau continent, un nouveau pays...

Après deux jours et deux nuits de nav, arrivée au petit matin sur Rabat-Sale.

J'ai quitté l'Europe mercredi vers quinze heures de la marina de Lagos, au Portugal. Personne n'était vraiment navré de larguer les amarres des pontons de cette marina envahie par des retraités anglais et allemands qui passaient leur temps devant les menus des petits restos artificiels qui bordaient les quais, se demandant comment ils allaient pouvoir emplir leur panse déjà plus rondouillarde que la mienne. C'est dire! Les côtes dorées de l'Algavre se sont éloignées peu à peu. Ainsi que Lagos dont l'ancienne partie de la ville avait tout de même bien charmé mes occupants! D'abord au moteur puis avec un vent de 10 noeuds que Maurice, rebaptisé Zizou depuis ses premiers bords avec nous, gérait comme un chef. Le soleil s'est couché laissant un début de nuit sans lune où s'est plongé tout l'équipage. Puis, la Lune s'est levée... Grosse moitié d'orange sur l'horizon, qu'un rapide coup d'oeil aurait presque pu la confondre avec l'astre solaire! Elle est peu à eu montée éclairant la houle d'une lueur bleuetée. Le vent a forci dans la nuit, fatiguant mon génois Eugène... La trinquette a été hissée et je n'avançais pas beaucoup moins vite. Ca remuait pas mal dans le bateau à cause de la houle qu'on a d'abord eu presque de face puis de travers et enfin, par l'arrière... Elle épousait en fait l'entonnoir de Gibraltar. C'est ce qu'ont pensé Sabine et Jean-Sam en tous les cas. L'après-midi du deuxième jour, la houle s'est essoufflée ainsi que le vent. Heureusement car ils commençaient d'ailleurs à essouffler tout le monde! Les milles ont glissé sous ma coque, un oiseau est venu s'abriter sous mon aile, à la grande joie des plus petits comme des plus grands.

J'ai pénétré dans l'oued Bouregreg, avec au Nord Sale et au Sud Rabat ce vendredi matin. On m'a amarré au ponton d'accueil où douanes et autorités locales sont venus faire leur boulot sans excès de sourcils froncés, les yeux plutôt souriants! Accueil chaleureux des gars de la marina, couronné d'un thé à la menthe servi sur le ponton, dans les règles de l'art... Avec la théière à un mille au-dessus de la tasse!

"Bienvenue au Maroc" a été clamé nombre de fois avec enthousiasme, escorté dans les roulements de la langue par une luminosité qui chauffait les visages fatigués de la nuit...

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11 novembre 2016

Un look d'enfer

 

Hier, j'ai vu un papy bien sympathique qui pêchait près de la bouche de l'enfer, c'est une arche naturelle creusée par les mouvements de la mer.

Le papy, c'est celui que je veux être quand je serai vieux. Il avait un de ces looks! Petit béret, chemise à carreaux, jeans bleu, chaussures en cuir.

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A un moment, il a changé de coin et il a eu trois poissons en deux minutes. Il s'est même fait éclabousser par la grosse houle. C'était assez captivant à regarder.

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09 novembre 2016

Il est là...

Non, pas le gros rougeaud de l'autre côté, lui, on s'en serait bien passé! Mais Maurice, autrement plus classe d'ailleurs...

Il est arrivé en fin d'après-midi, hier. Jean-Sam s'est levé aux aurores pour s'attaquer au montage de l'engin... 

Ca y est. Il trône sur le tableau arrière de Beluga. On vous enverra une petite vidéo rendant compte de ses qualités de fin barreur, nous sirotant un café, quand on aura compris les subtilités de ses humeurs.

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Un grand merci à tous... Merci à Anma et Laorz, Anne-Fré, Camille et Fred, Gaëlle et Yonec, Seb et Céline, Paul et Jeanne, Sylvette et José, Christina et Ricci, Yvette et Roger, Ann-Marie, Edith, Anne, Marthe, K-roll, Julos et Mélanie, Elly, Mathieu et Anne, Philip et Arianne, Quentin et Maria, Yves, Charlotte et Hélène, Mélissa et Teddy, Hubert et Pascale, Fred, Julien, Robin et Lola, Françoise et Bob, Bipette, Shirley, Mélanie, Bleuenn et Marco...

On est arrivé, grâce à vous, à une bonne grosse moitié de la somme!

Merci aussi à tous ceux qui nous suivent, de près ou de loin, qui nous encouragent dans ce projet où nous avançons pas à pas.

Pour tous ceux qui voulaient nous aider financièrement et n'ont pas eu le moment, tous ceux qui veulent mais sont occupés à faire la vaisselle, tous ceux qui voudront mais ne le savent pas encore, sachez que vos ruisseaux peuvent encore rejoindre l'embouchure de notre périple ! Tous vos dons sont toujours les bienvenus à bord et notre mosaïque a encore de la place pour vos frimousses!

On vous embrasse tous très fort.

Génuflexions (de poitrine)!

 

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07 novembre 2016

M le maudit à Lisboa

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06 novembre 2016

Lisbonne sous la pluie

Hier, on a visité Lisbonne sous la pluie. Il y avait tellement d'escaliers qu'on se serait cru au pied du mont Wu-Tang.

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On a pris beaucoup de transports en commun et on a mangé sous un abris-bus. On a  croisé des gens qui ciraient les chaussures, quelques vrais coqs dans la rue et des minuscules dans les échopes de souvenirs car c'est le symbole du Portugal.

 

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Une légende raconte qu'un horrible crime fut commis dans un petit village nommé Barcelos. On ne trouva pas le coupable du crime. Du coup, les habitants s'empressèrent de désigner quelqu'un. Il désignèrent un malheureux pélerin de passage qui souhaitait se rendre a St-Jacques de Compostelle pour exaucer un voeu. Il fit office de coupable et fut condamné à la potence. Il eut beau clamé son innocence, rien n'y fit. Son dernier jour arriva et sa dernière faveur fut qu'on le mène près du juge. Arrivé là-bas, le magistrat demanda le silence pour écouter les dernières paroles du pélerin. "Il est ausi sûr que je suis innocent, qu'il est aussi sûr que ce coq chantera au moment où l'on me pendra", dit-il en désignant un poulet roti. Le juge fut agacé et ordonna "Qu'on le pende!". Le pélerin fut immédiatement reconduit à la potence. A ce moment là, le coq se mit à chanter. Le juge se précipita jusqu'au condamné pour le libérer. Chose inutile car la corde refusait de se serrer. Il put donc repartir en paix. Depuis ce jour, le coq est devenu un symbole du Portugal. Emblème représentant la morale, la justice et l'optimiste.

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Lisboa

Hier, nous sommes partis sous un temps un peu grisonnant au-dessus de nos têtes. La captitainerie d'Oeiras nous a emmené jusqu'à la gare la plus proche et là, nous sommes montés dans un train de banlieue qui a longé le Tage jusqu'au centre de Lisbonne.

On avait le guide du routard. Nos estomacs commençaient à grincer en arrivant sur la capitale. J'avais repéré un petit parc dont les experts disaient du bien. On a pris le métro jusqu'à la station la plus proche... Qui n'était pas si proche que ça. On est sorti. On a grimpé. Les enfants commençaient à pigner. Puis, à quelques foulées du lieu convoité, une drache bien de chez nous tombe comme un rideau. On s'est abrité tant bien que mal sous un kiosque à journaux, je crois, qui n'était pas encore ouvert ou déjà fermé, au choix. La pluie n'a pas cessé. On a repris le bus setecentos e sessenta pour descendre, dans un coin touristiquement plus névralgique. Un vieux portugais a craqué pour Marjane et Fanch... Y allait de ses grosses paluches sur les joues timides de notre blondinette et tapotait la capuche humide de notre Murphy en herbe. On a rangé le guide aussi.

Quand le bus nous a déposés, la pluie avait cessé. On s'est assis à un abribus, en rang d'oignons, pour soulager nos estomacs. Un peu la loose le pique-nique, non? Ben en fait, on vous recommande ce genre de pratique. Personne ne te remarque et tu as une vue d'ensemble sur ce qui se passe tout autour. Le mec qui court après son bus mais dont la porte refuse obstinément de s'ouvrir, les touristes qui font la queue pour les car sightseeing accueillis avec le flegme légendaire des hôtes portugais, les balayeurs de rue qui commencent à se débattre avec les premières feuilles d'automne. Et grâce à cette petite pause a priori sans charme, tu te rends compte que l'été est en train de quitter le Portugal. Que les chaleurs de Cascais étaient un peu comme ces dernières journées d'été indien en Bretagne... On ne verra pas les lumières jaunes de Lisbonne et le tage en mode fleuve de paille, on aura vu les tas de feuilles mortes.

 

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04 novembre 2016

Un projet, deux manières de contribuer...

NOUS VENONS DE CREER UN COMPTE PAYPAL POUR TOUS CEUX QUI VEULENT NOUS SOUTENIR...

Apparemment, c'est simple comme bonjour... Il vous faut juste créer votre propre compte!

Voici le lien de la page.

 

Pay Sabine Coeckelbergh using PayPal.Me

Go to paypal.me/bugaledebeluga and type in the amount. Since it's PayPal, it's easy and secure. Don't have a PayPal account? No worries. Getting one is fast and free.

https://www.paypal.me

SINON, DEUXIEME SOLUTION, VOUS POUVEZ EFFECTUER UN VIREMENT DIRECTEMENT SUR NOTRE COMPTE DE VOYAGE : 

Titulaires du compte : Coeckelbergh Sabine et Perrolle Jean-Samuel - Cosquinquis 29190 LENNON

IBAN : FR76 1380 7001 4430 4194 5919 705

BIC : CCBPFRPPNAN

Encore merci à tous!

 

 

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Mosaïque pour que le vent souffle...

RECHERCHE REGULATEUR D'ALLURE POUR PROJET DE VOYAGE EN VOILIER EN FAMILLE AVEC ESCALE DE SOUTIEN A L'ILE A VACHE, HAÏTI...

NOUS N'AVONS PLUS DE PILOTE... NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE AIDE POUR UN REGULATEUR D'ALLURE...!

 Les petits ruisseaux font les grandes rivières. ..

Tout don, petit ou grand, sera le bienvenu à bord.

regulateur

Le régulateur se couvre de plus en plus.

Vous aimez nous suivre?

Aidez-nous à avancer plus loin en contribuant au projet...

 

Voici diverses possibilités et leurs contreparties : 

Force 0,  pétole   jusqu'à  5 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance.

Force 2,  légère brise jusqu'à  15 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance et votre photo sur notre site.


Force 4, jolie brise   jusqu'à 25 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, une carte postale de tout l'equipage à une escale de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 6, vent frais jusqu'à  50 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site.

Force 8, coup de vent jusqu'à 100 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site et un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité. 

Force 10, tempête, 250 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et un we à bord.

Force 12, ouragan, 1000 euros. Contrepartie : notre infinie reconnaissance, trois cartes postales envoyées des escales les plus étonnantes de notre voyage, votre photo (si vous voulez) sur notre site, un colis surprise avec une babiole rigolote d'un pays visité et une semaine à bord.

 

VOUS POUVEZ EFFECTUER UN VIREMENT DIRECTEMENT SUR NOTRE COMPTE DE VOYAGE : 

Titulaires du compte : Coeckelbergh Sabine et Perrolle Jean-Samuel - Cosquinquis 29190 LENNON

IBAN : FR76 1380 7001 4430 4194 5919 705

BIC : CCBPFRPPNAN

OU PASSER PAR NOTRE COMPTE PAYPAL :

https://www.paypal.me/bugaledebeluga

N'hésitez pas à partager encore et encore,

à en parler autour de vous pour que le vent forcisse encore!

 

 

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03 novembre 2016

Une mésaventure bien ficelée !

Me revoilà à Oeiras. Je suis parti puis je suis revenu… La balade fut un peu courte. On n’a même pas quitté le chenal d’approche du port, ou à peine.

 

Mon étrave pointait le premier pont du Tage qu’un des enfants a confondu avec le Golden Bridge. Gérard ronronnait paisiblement parce que le vent jouait de nouveau les Arlesiennes. Le pilote, celui qui ne sait barrer que par pétole, gérait le cap tandis que certains membres de l’équipage s’activaient à dénouer les cabestans des pare-battes et à lover avec amour les aussières. Je crois que de l’eau n’allait pas tarder à bouillir pour une tisane. On n’était donc pas mal quoi…J’étais bien content à l’idée de faire plonger l’ancre et de faire défiler les fonds sous ma coque.

Et puis là, sans crier gare, Gérard s’est mis à bouder d’un coup ! Il s’est pris la tête avec un bout’ qui traînait entre la coque et le fond justement. Et cette satanée corde à la dérive  a fini par le baillonner le pauvre… Bref, hélice immobilisée et grosse pétole mais aussi gros courant. On n’avançait plus sur l’eau mais l’eau elle, entraînait à deux nœuds mes 15 tonnes dans les entrailles du Tage !

Alors, après un point du bilan rapide, la décision est prise de jeter l’ancre légère dans les 25 mètres de fond du fleuve. Ca gigotait bien, même sans vent, il y avait un clapot dégueulasse. Et là, ben fallait avancer dans le point du bilan. Jean-Sam a courageusement enfilé combi et masque. Il s’est glissé sur le lieu du crime. Après quelques aller-retour palmés, il en a conclu que le baillonage était digne de la mafia italienne. Alors la VHF nous a mis en contact avec la marina d’Oerias.

Ils sont arrivés. On a essayé de libérer Gérard avec des coups de moteur, une fois en avant, une fois en arrière, une nouvelle fois en avant, une nouvelle fois en arrière mais rien n’y fit. Il fallait plonger. Alors on m’a mis un bout’ de remorquage, plus sympa celui-là !

Une fois au port, les combis ont été enfilées. Sabine et Jean-Sam étaient aussi à l’aise dans l’eau que des pingouins à l’aise pour marcher sur la banquise, les pauvres. Mais ils ont pris sur eux et se sont relayés avec le couteau de plongée d’un pilier breton… Seb du Parcou, je crois qu’il s’appelle ! Ils l’ont invoqué plus d’une fois. Le schlass tailladait gaiement les 5 tours que la bailloneuse avait fait autour de l’arbre d’hélice ! Après quelques plongées dans les eaux douteuses du port, chargées de méduses et autres joyeusetés, après une ou deux tasses d’eau bien salée, ils ont réussi à libérer Gérard de l’harceleuse !

Mais bon, le courant s’était inversé et le soleil s’était couché. Donc on a baillonné nos envies de mettre les voiles et on m’a attaché au ponton… On est tous baillonné quelque part, mais il est bon de choisir ce qui nous baillonne tout de même !

 

Posté par sabineetjeansam à 22:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]