11 mars 2018

Voyage à sec...

Voilà une dizaine de jours que je suis à sec, sur un terre-plein de sable que chauffe un soleil parfois trop généreux, surtout quand les vents qui caressent d'habitude mes flancs sont absents. Ma dérive prend peu à peu forme dans l'atelier à deux pas de moi. 

Il peut y faire une chaleur à crever. J'ai l'impression de me déssecher dès les premières lueurs du jour et j'attends le soir avec impatience. Une grande partie de mon équipage me déserte d'ailleurs dans cet intervalle de temps. Seul Jean-Sam reste à mes côtés pour les passer à la loupe et au peigne fin! Il m'a chatouillé le puits de dérive histoire d'en décoller les indésirables, a fait quelques retouches de peinture sur mes oeuvres vives et depuis hier, il s'attaque aux bandes blanches de mes oeuvres mortes. J'crois que le projet, seulement esthétique, c'est de rendre à ma coque son alu brut, sans fioritures! C'est un peu comme une p'tite coupe de ch'veux pour vous quoi. J'suis assez enthousiasmé par l'idée. 

De temps en temps, un de mes nains revient pour chercher un manuel scolaire, un doudou indispensable ou un goûter. Il semble qu'il y ait là-bas une aire avec tables, bancs et surtout, l'ombre des cocotiers et le vent. Les journées s'écoulent donc là-bas, entre école, jeux, confection de bracelets, mise en scène de doudous ou pique-nique.

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Cette chaleur, on l'avait déjà vécue à saint-Martin, il y a un an, au chantier Polypat, mais il n'y avait pas ce genre d'agrément! Il y a cet espace là et il y a aussi d'autres détails qui tranchent drastiquement avec le chantier passé. Des points d'eau fraîche où ouvriers et occupants peuvent aller se désaltérer, une connexion wifi gratuite et illimitée donnée de bon coeur, un système de ramassage des déchets qui donne presque à ce chantier des airs de parcs ou de plaine de jeu, des sanitaires qu'on dirait presque l'Hilton apparemment et même une laverie avec machines et sèche-linge gigantesques à prix plus que raisonnables.

On y a aussi retrouvé Eddy, un dominicain qu'on avait rencontré il y a un an.

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Il nous a fait rencontrer Hervé et son magnifique 50 pieds en alu ainsi que Mathieu, le roi du Ti-Punch et Collin, un Trinidadien qui a invité tout mon équipage dans sa maison aux 15 portes et aux fenêtres sans vitres! Quand Eddy monte à bord, il nous parle de la Dominique, de Carriacou, de Bequia et des autres îles caribeennes un peu aussi, de maintenant mais aussi d'avant, quand il était petit. Quand il retrouve tout le monde pour un pique-nique, il dévoile ses secrets de construction à base de noix de coco.

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Alors voilà, je suis à sec, certes mais finalement, on voyage tout de même...

 

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01 mars 2018

Beluga vieux gréement !

Il y a deux jours, Beluga a mis le cap au 220. C'est plus du Sud que du Nord. C'est plus du portant que du près. Derrière, il y avait Tobago dont les fonds ont accueilli une partie de notre dérive et devant, il y avait Trinidad qui en recelait la promesse d'une nouvelle. Une soudure a lâché silencieusement et voilà cette pièce maitresse par des centaines de mètres sous la surface de l'eau. On s'en est rendu compte seulement le lendemain, la trouvant un peu trop silencieuse dans son puits. Pour cause, elle n'y était plus. On en est presque venu à regretter le tic tac de cette précieuse pendule se balançant au gré du roulis. Alors on s'est pincé en tournant pour réaliser la chose, on a mis une quinzaine de jours à réagir tout en profitant de Pirate Bay dont on ne quittait la plage pour rejoindre la ville que par un joli sentier et un escalier de 142 marches qui m'a rappelé celui de la maison de mes grands-parents, à Bruxelles. Dans un tout autre décors cependant.

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On s'y est organisé des anniversaires dignes des plus belles épopées de chasse au trésor et des barbecues tropicaux où grillent du barracudas, du thon et même une langouste qu'un pêcheur nous a emmenés pêcher, des courges et des bananes que l'on pose ensuite sur d'énormes feuilles jonchant le sable en guise de banquet.

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On s'y est improvisé des arrivées en annexe dans des rouleaux presque hawaiens selon un marseillais, que les enfants ont ensuite étrenné avec leur planches de body (pas le marseillais hein!). On s'y est lavé dans l'eau d'une source qui venait y mourir. On y a savouré les cris lointains de perroquets au petit matin et l'éclat mordoré de gargantuesques lucioles au coucher du soleil. Elle est partie par le fonds mais elle ne nous prendra pas tout ça! 
Peu à peu, au milieu de tout ça, on a réagi.  Une perche s'est tendue sur Trinidad, un tuteur d'apparence un peu faiblarde en Guadeloupe et juste une paille en Martinique!  On avait une envie de Guadeloupe, alliée à une envie de fromages, de saucissons et de viennoiseries. Alors on a essayé un cap au 350. C'était pas possible. La barre devait être poussée sous le vent pour maintenir l'étrave un brin loffée vers la Martinique. Mais la vraie route, celle qu'on fait sur le fond, nous menait péniblement vers les Grenadines. Il parait certes que c'est très coquet par là bas, mais on n'y trouve pas de dérive ! Il essayait notre vieux bougre, de faire ce qu'on lui demandait mais juste, il pouvait pas. Puis comme on anthropomorphise toujours un peu son bateau, j'avais presque l'impression qu'il était perdu, qu'il comprenait pas pourquoi il pouvait plus remonter le vent et qu'il se demandait en plus pourquoi on lui demandait alors que c'était juste impossible. Ça lui faisait bizarre et à nous aussi, d'autant plus qu'il nous avait menés jusqu'ici dans toutes sortes de navigations qu'il a très souvent honorées jusqu'au bout. Il en bave, nous aussi. On le fait abattre au 240 pour faire route vers Chagaramas. Ça, il sait faire. Il nous offre une jolie nuit de portant animée par une lune généreuse,  de nombreux pêchous et divers engins motorisés. On est arrivé au petit matin, après avoir aperçu le Venezuela s'étirant à  moins de 30 milles et après un passage paradisiaque entre Trinidad et un îlot plus à l'Ouest. Des escadrilles entières de pélicans ont salué notre passage, l'eau a oublié la houle atlantique pour s'évanouir dans un miroir. 

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On a passé une aussière dans un coffre au bout de la route. Il était encore très tôt... Et le soir, la sortie d'eau de notre bateau devenu caravelle des Temps Modernes était prévue pour la première heure du lendemain et on avait rencontré 'Justin' qui a quelque part, entre ses doigts et dans son atelier, ce qui devrait permettre à Beluga de redevenir lui-même.  

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15 février 2018

Les oiseaux continuent à chanter !

Beluga est arrivé sur Scarborough après 16 jours d'une transat dont on vous parlera dès que nous retrouverons de l'électricité en 220v... Mais en gros, on a passé des supers moments avec nos deux boat stoppeurs, Quentin et Nina, on a été plus performant niveau pêche avec deux dorades et une bonite, on est devenus des pros du tarot et du dessin de musique. L'océan était plus calme, suivant les exigences d'un vent presque paresseux, sauf sur la fin où quelques grains sont venus animer nos nuits.
Alors, voilà... Tobago. On s'est décidé pour cette destination à peine trois quatre jours avant l'arrivée. Scarborough, c'était une petite ville où les gens sourient facilement, se démunissent de leur chaise pour la laisser aux enfants et où on a mangé de délicieuses crèmes glacées pour tenter d'oublier la chaleur qui est encore plus mordante qu'au Cap Vert. Mais on avait envie de mouillages calmes où une eau turquoise accueillerait nos plongeons intempestifs. Alors on a fait route vers Store bay puis Pirate Bay.
C'est lors de cette dernière navigation au près, alors qu'on tirait des bords dans du courant, que Beluga nous a fait une bonne blague. Sa dérive nous a lâché ! Elle s'est barrée, comme une grande, sans faire un bruit, nous laissant tirer des bords du plus en plus carrés et nous laissant en accuser le courant ! Ce n'est qu'au petit matin qu'on s'en est rendu compte, on ne l'entendait pas se dandiner dans son puits comme l'habitude, notre dérive. C'est en plongeant dans l'eau enfin turquoise que Malo s'est exclamé qu'elle n'y était plus...
On avait un peu de mal à réaliser l'affaire vous pensez bien! Nos yeux clignant voire clignotant à répétition, nos doigts nous pinçant presque en tournant pour être certain que ce n'était pas juste un mauvais rêve, une vague hallucination, un vilain cauchemar.
Puis peu à peu, l'esprit refait surface. Il sort de brumes dignes des bancs terre-neuviens. Va falloir chercher des solutions, elles commencent à tournoyer de partout dans la tête. Mais il reste un peu de brume. On peut pas encore bien y voir. Alors, on embarque dans le dinghy pour la plage de sable blanc et les cocotiers foisonnants. Il y a même une source qui se noie dans la plage, directement depuis les collines. Et il paraît même que c'est plein d'aras en liberté par ici... On a hâte d'en entendre chanter!

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07 février 2018

Je touche le fond!

Mais j'ai la patate... Mon ancre s'est effondrée sur les fonds d'une anse de l'île de Tobago.  Je savais même pas où j'allais quelques jours encore avant d'arriver! Là,  j'suis enfin seul, toute la troupe étant partie défouler leurs gambettes à terre et traquerube bière fraîche ! 

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22 janvier 2018

Bye bye morabeza...

Ça fait presque deux mois qu'on est là... Beluga a sillonné les eaux de l'archipel capverdien grâce au souffle magique des Alizés dans lesquels se mêlait parfois l'Harmattan, amenant avec lui du sable qui fardait tout d'une brume presque bretonne.

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Il y a eu Palmeira à Sal, tout à l'Est. Où on est arrivé et où on a eu du mal à décoincer. Pourtant, le village et plus largement l'île n'ont rien d'exceptionnel. Il y a certes une plage mais la couleur brunâtre de l'eau rappelle plus certains fleuves nordiques moribonds que le sable blanc et les eaux turquoises des Tropiques. L' île ressemble à un gigantissime court de Roland Garros avec en plus, des grosses bosses, trois ou quatre grandes collines et des déchets qui volent au vent fou ou restent coincés sous un gros caillou. Partout, poussière rouge avec parfois un arbuste échevelé qui s'y aventure, roussi par le trop plein de soleil avant d'avoir grandi. Pourtant, l'année dernière déjà, on avait eu du mal à partir. Il y a là-bas un truc qui retient les pieds, la tête et l'ancre. Un truc qui brille dans les sourires. Un truc, le dimanche soir, où guitares et maracas font gicler rythmes et mélodies sur les voix d'armoires à glace locales, pourtant plus soyeuses qu'un vol de papillon. Un truc qui sort des yeux des gamins qui attendent sur la plage notre débarquement, après avoir défié le calme des ruelles par des courses de brouette.

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Un truc chez ces gars qui passent l'après-midi, plus concentrés qu'un coulis de tomates, à jouer à l'awale, comme des enfants sages. Un truc dans le fait qu'on laissait Beluga ouvert aux Alizés comme un moulin. Un truc chez ces pêcheurs qui chantaient pour revenir au port en faisant résonner leur coque métallique comme des djembés ou encore chez ces motards couronnés d'un casque de chantier pour parer la chute.

Il y a eu Tarafal, sur l'île de Santiago, où on a retrouvé des copains et leurs petiots. Là, le sable était blanc et il y avait même des cocotiers. Masques et tubas sont ressortis des fonds des coffres. Slackline et ballon de foot ont rebondi sur les pieds locaux et étrangers.

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A l'autre bout de la plage, il y avait des barques multicolores. Quand elles revenaient du large, tellement bouffies par leur pêche,  tous le bras de la plage s'unissaient pour les remonter ! Il y avait cette place aussi où, au retour de pêche, ça recousait les fines mailles d'énormes filets épuisés, posant de temps en temps l'aiguille contre une strela bien fraîche. Il y avait cette enfilade de gargotes où poissons du jour étaient fraîchement grillés pour quelques escudos, et un peu plus loin, le marché où Ilana nous a fait découvrir le fruit de l'arbre à pin. Des clébards nous escortant sympathiquement d'un endroit à l'autre, tout en remuant frénétiquement leur appendice caudale.

 

Il y a eu Sao Nicolau. On y a retrouvé Franscili. On a marché dans des prairies qui n'en étaient presque plus.

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Puis sur l'autre versant, on a traversé des chemins bordés de bananiers, d'aloe ou de maracujas dont un paysan a rempli nos poches.

 

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Les mômes y ont pêché la garoupa, des soles et même une petite murène qui a eu la bonne idée de confondre la ligne de Malo avec une de ses proies!

Il y a eu Boa Vista dont l'eau turquoise ont mené certains pieds jusqu'aux straps des planches à voiles tandis que les autres battaient à plein régime pour faire glisser les bodys!

 

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Les dunes dignes de la skyline new-yorkaise invitaient au construction sans fin de cabanes et les gros fauteuils des bars de plage au crapahutage illimité des plus jeunes. 

 

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Il y a eu Santo Antao, petite Madère capverdienne où les pieds se sont cette fois glissés dans des chaussures de marche pour plonger dans un vert et un relief qu'aucune autre île n'avait nuancé à ce point, croisant par contre les mêmes regards rieurs malgré la bombonne de gaz de 13 kilos ou autres, qui pèse sur la tête mais qu'il faut remplacer au village, qui est en bas, tout en bas, au bout de serpentins qui n'en finissent pas!

 

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Maintenant, il y a Sao Vicente qui passe un peu à la trappe car c'est la fin, car la liste est longue avant de larguer les amarres vers l'autre côté. On est quasi prêts... Et quand on arpente les rues de Mindelo pour dénicher les derniers indispensables avant départ, on regrette presque de l'être autant ! On s'rait bien resté un peu plus dans cette douce morabeza capverdienne...

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Chauffent, chauffent les mollets!

Une fois à  Mindelo, nous avions l'idée d'aller à Santo Antao, l'île d'en face. C'est l'île la plus à l' Ouest du Cap-Vert. Elle est três verte dans le Nord, les zones protégées du vent. Le vendredi 12, nous avons pris un ferry pour aller à Porto Novo, sur l'île tant attendue.

 

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Quand nous sommes arrivés, on a débarqué. On est sorti de la gare maritime en faisant la course dans les escalier. Une fois dehors, une foule d'aluguers (taxi collectif) attendaient les passagers du ferry. Un gars nous a dit: « Tu vas à Paül ? Viens, je vous emmmène ! ». Nous avons discuté du prix puis nous sommes finalement montés avec lui. On a mis environ une demi-heure à arriver à la pension. Là-bas, nous avons posé le gros sac noir, mis nos affaires dans des étagères. C'était presque étrange de voir de gros lits bien épais. Il y avait une vue magnifique sur la vallée de Paül!

 

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Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, nous avons fait une énorme balade de 13 kms.

 

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Au début, c'était long mais peu à peu, je me suis mise à mon rythme et c'est devenu plus facile. Pendant la montée, on vu des vaches, des ânes et quelques chèvres au milieu de terrasses plus ou moins cultivées.On a aussi croisé des bûcherons, l'un d'entre eux a même coupé un beau bout de bois à Malo pour qu'il en fasse un bâton de marche.

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On s'est arrêté à la fin de la montée pour pique-niquer et se revigorer après l'indéfinissable épreuve que nous venions de faire. Nous étions au-dessus des nuages ! Nous avons ensuite encore marché deux ou trois kilomètres avant d'arriver à un point où deux routes se croisaient. Elles longeaient toutes les deux une énorme caldeira, l'une était longue mais peu pentue, l'autre, c'était l'inverse. On a décidé de prendre la plus courte. On en a bavé mais c'était rapide.

Au début, la descente, c'était facile ! On n'était plus essoufflé. Mais à la fin, j'vous jure que j'avais bien mal aux genoux. A un moment, brisant le silence de la montagne, un gars est passé non loin, un bidon d'eau d'au moins une dizaine de litres sur la tête, en écoutant de la musique à fond.

On est arrivé en fin d'après-midi... A la pension, on a rencontré Fabien et Yann, deux randonneurs, on a joué au babyfoot et au dobble avec Hermes et Nelly, les deux enfants de la pension !

 

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18 janvier 2018

Les nuages sont tombés!

On a pris le ferry pour Santo Antao. 

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On a fait des randonnées de quatre, treize et douze kilomètres.

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C'était joli car à un moment, après une longue, longue montée sur un chemin de pierres, on était au-dessus des nuages!

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17 janvier 2018

Serpentins entre Cruzinha et Fonteinhas...

Nous sommes allés sur santo Antao trois jours pour visiter l'île dont la réputation n'est plus à faire à Mindelo. Pendant ces trois jours, on a randonné dans l'île pour la découvrir et notre avant-dernière balade nous a conduit à Cruzinha. 

Nous sommes donc partis à vive allure car un aluguer nous attendait à Ponta da sol, notre point d'arrivée. On lui a donné rendez-vous car c'était dimanche et que peu d'aluguers circulent ce jour-là! La balade était magnifique. Des roches de toutes les couleurs (rouges, jaunes, grises, mauves, noires, bleues,...) et de forme et de matière très variée, parsemaient le sentier à flanc de falaises. Le chemin en pierres n'en finissait pas de descendre et de monter dans des petits zigzags. Un petit muret de pierres sèches nous protégeait du vide. 

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Nous avons traversé le petit village de Formiguinhas, d'une dizaine de maisons, vers le milieu de la randonnée. Il y avait une école où deux enfants seulement étaient inscrits. Nous l'avons su grâce à la fiche des résultats affichée à une des fenêtres du bâtiment. On a continué notre route à travers des endroits qui auraient pu servir à des décors de films comme ces ilots frappés par la grosse houle du Nord. Ensuite, nous sommes passés par Corvo. Village niché au creux d'une vallée très encaissée où avaient été construit des terrasses titanesques qui avaient sans doute la superficie d'un champs.

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Un dernier col bien raide nous séparait de Fonteinhas...

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Nous y sommes arrivés un peu tard pour être à l'heure pour l'aluguer de Ponta da Sol qui était encore à une heure de marche. 

Maman et moi, nous avons décidé de partir en avant car certains étaient un peu trop crevés. Mais un aluguer a croisé notre route et nous avons tous pu monter dedans pour rejoindre Ponta da Sol dans les délais. 

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11 janvier 2018

La bomba de Sao Nicolau

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A Sao Nicolau, une des îles du Cap Vert où on s'est arrêté,  j'ai pêché un poisson très long! Franscili, un copain cap-verdien qu'on avait rencontré l'année dernière,  m'a dit que c'était une bomba. Au début,  je croyais que c'était une grande orphie. Le poisson était orange et aussi visqueux. Il avait une très grande bouche et des petites nageoires. Il était presque aussi grand que moi. Je l'ai pêché avec la canne à pêche que j'ai reçu à Noël ! 

 

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22 décembre 2017

Rétropsective number seven, Amérique du Nord.

Petit retour en arrière sur notre passage au Canada et à Saint-Pierre, en vidéo et en mots, les mots d'un de nos visiteurs. Nous sommes actuellement à Tarrafal, sur l'île de Santiago. On a abandonné les bonnets mais le vent qui souffle en rafales et la médiocre visibilité donnent des airs terre-neuviens à cette petite baie des Tropiques!

Pérégrinations nautiques d'une famille nombreuse

 

Croisière authentique en Nouvelle-Ecosse, par Papa-Papy-YVES

Un bail que je ne les avais plus vu, notre famille de marins, depuis octobre, le Golfe de Gascogne et les adieux de Porto.

Cette fois, il a fallu traverser l’océan, et poser les pieds sur le nouveau monde. Pour la rencontre, par une douce soirée d'été canadienne, ils avaient posé leur Beluga en plein centre de cette belle ville de Halifax. 

Une journée à visiter la ville, calme, douce, relax Halifax et à donner à Beluga de quoi nous alimenter, puis le lendemain, départ vers l'Ouest sous un chaud soleil.

Ensuite cap vers l'Est, le long de la côte de Nova-Scotia. 

Manifestement l'équipage ne voulait pas trop brusquer le papy invité. Petites étapes paisibles, mouillage chaque nuit en rentrant dans les méandres de baies ou fjords calmes et souvent déserts. Endroits magiques, une nature verte avec des sapins qui descendent au bord de l'eau. Une belle lumière nordique donne toutes leurs couleurs aux choses, sauf quand un lourd brouillard accentue l'impression d'être loin de tout.

Votre serviteur observe, pas seulement le spectacle de ce bout de terre inconnu que Beluga me permet de rencontrer, mais aussi cet équipage, cette famille, ma famille. 

Sabine et Jean-Sam dans leur élément, la mer, le vent, c'est leur truc. Et les enfants, eh bien je les retrouve tels qu'ils étaient il y a un an, grandis bien sûr, mais toujours eux-mêmes avec leurs trois caractères si différents, si attachants. Et bien adaptés à cet environnement pas trop confortable.

Quelques moments forts, un dîner dans un snack perdu au bord de l'eau, l'une ou l'autre ballade à enjamber les taillis, ou rencontres avec des locaux, toujours accueillants.

Après une bonne semaine, Beluga se pose à l'est de l'île, dans une sorte de petite mer intérieure appelée Bras d'Or, cette région s'appelle cap Breton, mais oui ! 

Un nom pareil méritant une exploration on loue un gros van, et direction nord pour faire le tour de cette partie de la Nouvelle-Ecosse. Une longue promenade à pied nous ménage un face à face sympathique avec trois orignaux. On se loue un petit cottage, les enfants vont ramasser du bois et BBQ inoubliable au soleil couchant, grand moment avant une nuit paisible sous les couettes, luxe oublié pour cette famille nautique.

On avait prévu une nuit loin de Beluga, il y en aura une deuxième moins confortable ! Au retour, Sabine réalise dans l'horreur qu'elle a oublié son sac quelque part. Le dernier arrêt ayant eu lieu sur une plage à la pointe nord du Cap Breton 150 km plus haut !, on y retourne, et miracle on y retrouve le sac dans la nuit. Mais il reste 350 km jusqu'au bateau. Pas grave on y sera vers minuit. C'est sans compter sur un réservoir vide, la nuit sur cette île qui ferme toutes les pompes, et les distributeurs automatiques qui ne sont pas encore arrivés là-bas. Donc deuxième nuit à six dans la voiture.

La fin de mon séjour arrive deux jours plus tard. Une bonne petite bouffe avant de se quitter, et le lendemain on s'embrasse, quelques larmes, merci à Beluga et à ses habitants de m'avoir fait vivre ces beaux moments.

 

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