15 octobre 2016

Gascogne, ça cogne!

Ca y est... je suis en Espagne. Depuis hier soir. J'ai décollé mercredi matin avant l'aube. Ils m'ont rempli de gasoil avant de partir et puis, ils ont hissé la trinquette toute refaite et la GV avec 1 ris en quittant Port-La-Forêt. Une bonne fenêtre meteo était annoncée, du gros vent d'Est... Par contre, Maurice n'était toujours pas revenu à bord! Ils vous expliqueront je suppose! Mais je crois qu'il est vraiment très fâché ! On est passé par le chenal des moutons, au Nord des Glenan. On a vu le phare rouge de Penfret, il luisait bien dans la nuit claire. Quand le ciel s'est teinté de rose, on devinait l'ancien phare et la tour de Cigogne. La côte s'est rapidement (je suis modeste, j'aurais pu dire très vite) dissoute dans la ligne d'horizon que mordaient des vagues de plus en plus gourmandes. L'écume parsemait de blanc le bleu... c'etait plutôt joli. A l'intérieur , c'etait beaucoup moins poétique. .. quelques uns des équipiers se sont vidés les entrailles. Ça sentait pas spécialement bon là -dedans. Voire dégueulasse. Le vent est monté et les vagues se sont passées de gourmandes à ogresses... c'était pas encore des Titans, loin de là, mais c'était un peu impressionnant tout de même, surtout pour les equipiers les moins aguerris. On a pris un deuxième ris... puis la nuit est venue. On a descendu la trinquette qu'on a remplacée pour un foc... j'étais dans une tenue un peu légère. Ma dérive centrale est rentrée dans son logis et là, je me suis éclaté sur des grosses vagues qui de temps en temps déferlaient ces coquines. Eclaté dans le sens "amusé", qu'on se rassure. D'apres leurs calculs, j'ai bien bourriné... Une moyenne de 8 noeuds, avec une pointe à 10,4 noeuds. La lune s'est levée. C'etait hyper beau...
Au petit matin, le vent soufflait encore bien... l'équipage a peu à peu émergé. Grâce aux moins malades, les malades se sont peu à peu remis sur pied, pas encore très marin, certes... mais ça allait mieux. Les estomacs se sont homéopathiquement lestés.
Dans l'après midi, le vent a enfin molli. On a relancé de la toile...
La deuxième nuit a été plus organisée. Ils ont un peu réussi à se reposer... Certains ont fait des nuits complètes. Vers 4 heures du matin, dans mon travers, j'ai aperçu une lueur jaune qui scintillait à l'horizon. C'était une marque d'eau saine espagnole... des phares se sont manifestés, quelques uns puis après, c'était presque le périphérique de nuit dis donc... comparé à l'obscurité de la premiere nuit où seule la Lune m'a un peu accompagné. On distinguait des villes et des scintillements multiples, des phares ou des balises au loin... parfois des bateaux de pêche aussi. Les équipiers de quart discutaient d'ailleurs longuement à leur sujet... Collisionnera? Collisionnera pas?
Au petit matin, Jean-Sam et Sabine étaient un peu sur les rotules... Ben oui, le gros Maurice n'était pas là  pour les aider à barrer pendant ces 48 heures. Mais l'ambiance était bonne! On distinguait bien la côte. Par contre, pas de bol... le vent s'est mis de face. J'ai du tirer des bords pour rallier la Corogne... C'était un peu longuet mais le soleil rendait la balade agréable. 

Bref, c'etait une traversée un peu musclée mais bien sympathique... et puis surtout, on n'est pas resté à rêver en chemin quoi...
Vu les circonstances, ils n'ont pas pris beaucoup de photos... Elles seront sans doute publiées incessamment sous peu!

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10 octobre 2016

Vagues à l'âme...

Quand on a commencé à penser à tout ça, c'était il y a 14 ans, quand on y a pensé plus sérieusement, c'était il y a 14 mois...

Aujourd'hui, on est à quelques jours de partir. Il est tellement facile de l'évoquer ce truc... Mais tellement compliqué de le faire se réaliser. Construire une maison d'abord, préférer intervenir soi-même sur chaque étape plutôt que de faire intervenir quelqu'un, parce qu'au sinon, ben c'est le porte-feuille qui coince... Faut que tout coïncide bien ensuite... La vente de la maison, l'acquisition du bateau, le déménagement et l'aménagement... Bref y'a toujours une liste en cours dans tout ça et les nuits sont courtes car certaines idées font comme des vis dans le cerveau.

Puis maintenant, voilà que cela devient complexe en plus. Pas d'un coup... Non.

Au début, il y avait les arbres. Ben oui, ça peut être noueux un arbre. Et en même temps, on peut difficilement être plus ancré qu'un arbre. Ils peuvent difficilement mettre les voiles eux. Je coinçais dès que je voyais un bel arbre.

Les premiers, c'étaient ceux en haut du bout de bois qui menait au canal... A Kermargon. Il y avait là deux arbres très élancés. Ils s'enlaçaient... Une branche de l'un passait dans la branche de l'autre. Ils n'avaient rien à envier aux amants de Klimt. Ils dansaient un peu dès que le vent se mettait à souffler, timidement.

Après, il y a eu le petit chêne qui saute aux yeux quand on arrive chez nous. Le petit chêne qui ne l'était plus quand on a quitté les lieux. Il avait pris en assurance le bougre.

Puis, l'érable dont je me suis dit que je ne pourrais contempler les feuilles rougeoyantes à l'automne, le mirabellier qui commençait à peine à être généreux mais dont nos papilles ne dégusteraient pas l'évolution , les ifs où on a projeté tellement d'arc...

Ceux du bord des routes, des chemins, les connus, les moins connus.

Après, j'ai élargi un peu le point de vue et sont venus les paysages... Tout ce vert qu'il y a partout. Du vert pomme au vert bouteille, le gris de la pluie bretonne est magicien quand il s'agit de ressortir autrement. Une colline, un bocage et hop, mon œil devenait pensif, absent... Et puis, dans ces paysages, quelque fois, c'est mon quotidien que je me surprenais à épier. La route de tous les matins, les murs de l'école, les cris dans la cour, mes enfants dans le trampoline, chez les voisins, chez leurs grands-parents, les échanges avec une copine ou une collègue... Tout ça devient presque fragile.

Et puis un jour, les yeux se posent sur les gens, proches ou lointains, les piliers ou les roseaux. On les croise, par hasard ou moins... Et on se dit que, ben on les verra plus avant un bon bout de temps. Et alors, la complexité te saute à la gueule d'un coup. Tu es triste et en même temps tu te dis que c'est pas possible d'être aussi con, que les couchers de soleil te donneront mille fois les rouges de l'érable, que nos corps vont découvrir des rythmes que les amants du talus ne soupçonnent même pas, que les dégradés vont enfin prendre d'autres couleurs que le vert, que tu vas rencontrer plein de gens, différents ou moins différents. Mais rien y fait, tu es triste. T'as l'impression qu'on t'arrache un truc à l'intérieur, et tu en viens au constat que c'est complexe de partir, bordel de merde, un sac de nœuds tout aussi torturés que le sont les branches des arbres. Mais bon, pas d'inquiétudes... Une fois que les amarres auront été larguées, les vagues prendront la place des arbres. C'est noueux aussi les vagues, des fois!

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09 octobre 2016

Ils préparent quelque chose?

Après avoir mis un sacré boxon, Jean-sam et Sabine ont fini par tout ranger...

Les gars qui étaient venus m'ôter le mat sont venus le remettre en place. Quel soulagement! J'en avais un peu marre d'avoir la tête d'une caravane flottante. En plus, mes haubans et pataras sont tout neufs... Blinquants. J'ai également reçu des nouveaux câbles d'antenne, tout beaux qu'ils sont! Puis ils ont bidouillé des trucs en tête de mat... J'ai une magnifique girouette maintenant, qui tourne au quart de tour. Mes sacs à voiles sont tous revenus à bord. Les bruits qui couraient sur les pontons étaient donc bien fondés.

Par contre, Maurice (vous savez, mon pilote), n'est toujours pas revenu... Ce qui semble d'ailleurs pimenter de nervosité l'ambiance du bord... . Jean-Claude a l'air au poil lui, par contre. Ils lui ont remis toutes les connexions au goût du jour.

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Bref, avec tout ça, j'ai l'impression qu'ils me mijotent quelque chose. Qu'en pensez-vous, vous?

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30 septembre 2016

Où est mon tarin?

Voilà une semaine que je me sens nu comme un ver et coincé au port sans pouvoir pointer vers l'horizon bleu...

Un gars est venu il y a dix jours, m'est monté sur le tarin et m'a complètement désarticulé. Une grue est même venue l'aider. Bref, je me posais pas mal de questions... jusqu'où allait-il aller? 

Bon,d'après les bruits de pontons, on me préparerait de nouvelles articulations et on mettrait ma garde-robe au clair! C'est plutôt une bonne nouvelle finalement.

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Après, Sabine et Jean-Sam, m'ont vidé les entrailles. Y'en avait de partout... ils ont trié, jeté,  rangé et rerangé. Ils avaient l'air de savoir y faire en tous les cas et je me sens un peu plus léger maintenant! 

 

 

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28 septembre 2016

Problèmes de gaz, Gilberte?

Bon... Ça fait un moment qu'on n'a pas laissé un signe de vie sur le blog... Quelques tuiles nous sont étrangement tombées dessus dernièrement.  

Dans un premier temps,c'est notre pilote, le sacré Maurice, qui nous a fait la grimace.  Il n'avait jamais vraiment souri à bord.  Alors on attend le verdict final d'un électronicien chevronné que Maurice fait également tourner en bourrique. Bref, suspens.

Ensuite, le guindeau... vous savez ce truc qui, une fois électrique,  remplace vos bras pour remonter l'ancre pesant un âne mort et qui peut donc être bien pratique. Ben notre Jean-Claude, il fait la tête lui aussi. Sans doute un souci de connectique... bon, comme il fonctionne en manuel, il ne nous empêchera pas de partir avec sa mauvaise humeur! 

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Après,  il y avait cette odeur de gaz qui se manifestait à chaque utilisation de notre superbe gaziniere Gilberte. Pas au tout début,  évidemment... juste quand on a mis une nouvelle bouteille bien pressurisée! On se disait que c'était sans doute la vanne ou un truc léger quoi... ben après multes depiotage, on en est arrivé à la conclusion que c'était bien le rigide de cuivre qui avait un souci. Et évidemment, il passe sous les vaigrages, les coffres et tout le bazar. Fallait refaire tout le circuit...

Puis, pour couronner le tout en matière de tuyauterie, ce sont nos superbes toilettes qui sont vraisemblablement bouchées! Oh joie et bonheur! On ne les a pas baptisées encore... si quelqu'un a une idée!

Voilà... du coup, ben on démonte et on se demande quand on va pouvoir enfin partir. 

Mais le moral est revenu... on a du gaz de nouveau et le gaz semble rester dans les tuyaux.

Puis on profite de ce temps au port pour arranger tout ça le plus tôt possible...

 

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21 septembre 2016

L'île à vache, Haïti

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Nous profitons de notre projet pour mener une action coopérative auprès d'un orphelinat de l'île à vache au Sud d'Haïti.

En lien avec l'association « L'île aux enfants d'Haïti » de Saint-Brieuc, nous y acheminerons du matériel : chaussures d'occasion en bon état, petit matériel scolaire ne craignant pas l'humidité  des médicaments et du riz que nous embarquerons lors de notre escale en Guadeloupe.

Deux écoles primaires et leurs équipes éducatives nous suivent déjà dans cette aventure. Tout notre équipage leur a présenté le bateau et le projet début septembre. Un article dans le journal local est paru peu après :

http://www.letelegramme.fr/finistere/lannedern/humanitaire-sabine-presente-son-projet-caritatif-19-10-2016-11260842.php#closePopUp

Les élèves ont récolté des chaussures d'occasion et du matériel scolaire qui remplissent les cales de notre voilier.

Nos enfants et ceux de ces écoles échangeront sur le thème élargi du voyage et des rencontres, par mail, par voie postale ou par le blog.

Nous évoquerons lors de ces échanges :

- les contraintes de la vie à bord.

- les caractéristiques historiques et géographiques des pays de nos escales.

- les conditions d'éducation dans certaines parties du monde.

- la faune et la flore rencontrées.

- les langues des escales.

Nous serons à Haïti autour du mois de mars.

Nous avons choisi de nous engager là-bas avant que le cyclone ne frappe l'île. Peut-être resterons-nous leur prêter nos bras. Au dernières nouvelles, il n'y avait pas eu de dégats humains sur l'île à Vache mais beaucoup de dégats matériels.

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L'île à vache, Haïti

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Nous profitons de notre projet pour mener une action coopérative auprès d'un orphelinat de l'île à vache au Sud d'Haïti.


En lien avec l'association « L'île aux enfants d'Haïti » de Saint-Brieuc, nous y acheminerons du matériel : groupe électrogène, chaussures d'occasion en bon état, petit matériel scolaire ne craignant pas l'humidité (règles, taille-crayons, gommes, feutres, crayons bois, stylos billes, trousses,...) des médicaments et du riz que nous embarquerons lors de notre escale en Guadeloupe.

Deux écoles primaires et leurs équipes éducatives nous suivent déjà dans cette aventure... tout notre équipage leur a présenté le bateau et le projet ce matin même... Ce sera l'occasion, pour nos enfants et ceux de ces écoles, d'échanger sur le thème élargi du voyage et des rencontres, par mail, par voie postale ou par ce blog...


A tous ceux qui souhaitent participer à cette collecte, merci de nous envoyer un message via ce blog ou via le mail suivant : bugaledebeluga@gmail.com

Merci d'avance!

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18 septembre 2016

Première pêche miraculeuse...

Aujourd'hui dimanche 18 Septembre, entre les Glénan et Port-La-Forêt, on a pêché deux maquereaux à la traîne, celle que Anne nous a offert !

Ils étaient gros, charnus et appétissants. Papa les a assommés à coups de manivelle de winch pour abréger leurs souffrances...

Quand il a coupé la tête du poisson, il bougeait encore ! C'était étrange et surprenant...

Papa les a vidés puis il les a mis au four avec de l'oignon et du beurre.

On va se régaler ce soir!

Par contre, le dérouleur n'a pas survécu à la puissance des bestiaux! On a mis notre planche à pain à la place!

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Le sable champêtre de l'estran de Bananec

Sympa ce coin... Quel grand jardin! Il y a enfin de la place pour se dérouler les pattes. Et puis, il y a plein de trucs qui poussent... des espèces de plantes poisseuses à la frontière entre le marron, le vert et le jaune. Les insectes que je croise au bord de l'eau sont rigolos... ils se déplacent sur le côté, un peu comme le bateau quand il dérive (hé, c'est que j'enrichis mon bagage lexical avec leurs folies!)...

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Par contre, je ne comprends pas très bien le nouveau jeu... Déjà la balle de tennis, je trouvais ça limite abrutissant... Mais là, ils m'envoient un truc en l'air qu'ils dirigent avec des ficelles... Dès que le truc est sur le point de toucher le sol, il remonte super vite. Impossible à attraper nom di chtoup!

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Atelier patouilles...

 

 

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On est parti de Port-Manech pour aller aux Glenan. Une fois arrivés... A la plaaaaage! Fanch, Mathis et moi, on a joué avec l'eau, en fait on prenait l'eau qui coulait, on la faisait aller dans des chemins creusés dans le sable et pour ne pas qu'elle parte, on construisait des murailles. Puis Malo est venu voir ce qu'on faisait, il nous a aidés puis il est reparti faire son barbecue de sable. De retour au bateau, la marée était complètement basse, on pouvait retourner à la plage à pieds. On a nagé autour du bateau, après on est allé manger des hot-dogs.

Salut et bises à tous!

 

 

 

 

 

 

 

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