22 décembre 2017

Rétropsective number seven, Amérique du Nord.

Petit retour en arrière sur notre passage au Canada et à Saint-Pierre, en vidéo et en mots, les mots d'un de nos visiteurs. Nous sommes actuellement à Tarrafal, sur l'île de Santiago. On a abandonné les bonnets mais le vent qui souffle en rafales et la médiocre visibilité donnent des airs terre-neuviens à cette petite baie des Tropiques!

Pérégrinations nautiques d'une famille nombreuse

 

Croisière authentique en Nouvelle-Ecosse, par Papa-Papy-YVES

Un bail que je ne les avais plus vu, notre famille de marins, depuis octobre, le Golfe de Gascogne et les adieux de Porto.

Cette fois, il a fallu traverser l’océan, et poser les pieds sur le nouveau monde. Pour la rencontre, par une douce soirée d'été canadienne, ils avaient posé leur Beluga en plein centre de cette belle ville de Halifax. 

Une journée à visiter la ville, calme, douce, relax Halifax et à donner à Beluga de quoi nous alimenter, puis le lendemain, départ vers l'Ouest sous un chaud soleil.

Ensuite cap vers l'Est, le long de la côte de Nova-Scotia. 

Manifestement l'équipage ne voulait pas trop brusquer le papy invité. Petites étapes paisibles, mouillage chaque nuit en rentrant dans les méandres de baies ou fjords calmes et souvent déserts. Endroits magiques, une nature verte avec des sapins qui descendent au bord de l'eau. Une belle lumière nordique donne toutes leurs couleurs aux choses, sauf quand un lourd brouillard accentue l'impression d'être loin de tout.

Votre serviteur observe, pas seulement le spectacle de ce bout de terre inconnu que Beluga me permet de rencontrer, mais aussi cet équipage, cette famille, ma famille. 

Sabine et Jean-Sam dans leur élément, la mer, le vent, c'est leur truc. Et les enfants, eh bien je les retrouve tels qu'ils étaient il y a un an, grandis bien sûr, mais toujours eux-mêmes avec leurs trois caractères si différents, si attachants. Et bien adaptés à cet environnement pas trop confortable.

Quelques moments forts, un dîner dans un snack perdu au bord de l'eau, l'une ou l'autre ballade à enjamber les taillis, ou rencontres avec des locaux, toujours accueillants.

Après une bonne semaine, Beluga se pose à l'est de l'île, dans une sorte de petite mer intérieure appelée Bras d'Or, cette région s'appelle cap Breton, mais oui ! 

Un nom pareil méritant une exploration on loue un gros van, et direction nord pour faire le tour de cette partie de la Nouvelle-Ecosse. Une longue promenade à pied nous ménage un face à face sympathique avec trois orignaux. On se loue un petit cottage, les enfants vont ramasser du bois et BBQ inoubliable au soleil couchant, grand moment avant une nuit paisible sous les couettes, luxe oublié pour cette famille nautique.

On avait prévu une nuit loin de Beluga, il y en aura une deuxième moins confortable ! Au retour, Sabine réalise dans l'horreur qu'elle a oublié son sac quelque part. Le dernier arrêt ayant eu lieu sur une plage à la pointe nord du Cap Breton 150 km plus haut !, on y retourne, et miracle on y retrouve le sac dans la nuit. Mais il reste 350 km jusqu'au bateau. Pas grave on y sera vers minuit. C'est sans compter sur un réservoir vide, la nuit sur cette île qui ferme toutes les pompes, et les distributeurs automatiques qui ne sont pas encore arrivés là-bas. Donc deuxième nuit à six dans la voiture.

La fin de mon séjour arrive deux jours plus tard. Une bonne petite bouffe avant de se quitter, et le lendemain on s'embrasse, quelques larmes, merci à Beluga et à ses habitants de m'avoir fait vivre ces beaux moments.

 

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10 décembre 2017

Beluga jette l'ancre...

non seulement à Palmeira sur l'île d Sal au Cap Vert mais aussi dans la presse! Merci spécial à Marie qui a rédigé l'article!

 

 

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11 novembre 2017

Adresse postale décembre...

Toujours aux Canaries, pris par notre exigeant Beluga qui avait à nouveau besoin qu'on s'occupe de lui. C'est toujours plus long que ce qu'on croit mais on ne devrait plus trop tarder à mettre les voiles pour le Cap Vert. Du coup, j'ai prospecté et la marina de Mindelo est ouverte à la réception de colis. On y passera sans doute deuxième moitié de décembre, avant Noël... Sinon,ce sera juste après.  Y'a l'temps! Bises à tous!

BELUGA BOAT FAMILY PERROLLE COECKELBERGH

Cais da Alfândega Velha

C.P 1191 Mindelo Sao Vicente

Cabo Verde

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08 novembre 2017

Rétrospective number Five

En attente d'une nouvelle fenêtre météo pour les Canaries depuis Madère, d'un vent un peu moins rafaleux, on fait du tri, on bidouille, on trucmuche et on replonge aux Bahamas qui nous avaient ébloui par sa lumière, son camaieu de bleu, une nature inégalée et ses alizés constants comme une date d'anniversaire qui revient chaque année!

 vers le Nord

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30 octobre 2017

Cheese!

Une fenêtre météo s'annonce enfin pour les Canaries. Cela fait maintenant plus d'une semaine que nous sommes sur Sao Miguel, la plus grande île du groupe oriental açoréen. Quand on reste trop longtemps quelque part, Beluga semble se transformer en studio où, avec cinq médaillés d'or quand il s'agit de mettre du bordel, les chaussettes bien fumantes de certains se retrouvent souvent sur le précieux oreiller d'un autre! Alors on a un peu hâte de retrouver le large histoire d'aérer tout ça...
On nous avait chanté les louanges de l'accueil açoréen, que ce soit notre guide nautique ou des navigateurs rencontrés sur les pontons. Mais, au coin des ruelles, les tontons locaux cloués au troquet semblaient davantage attendre la prochaine carte ou le prochain coup à boire que notre passage pour ouvrir leurs bras, bien croisés sous leurs épaules rentrées. Nos regards surprennent ceux, circonspects, de matrones vissées à leur appui de fenêtre et on les sent prêtes à jouer du rouleau à pâtisserie si le tonton cité ci-dessus rentre un peu tardivement !
On savoure cependant les dessins que forment les pavés noirs et blancs des trottoirs qui nous remplissent les pieds d'étoiles, de moulins, de cachalots ou plus simplement de formes géométriques organisées comme des parterres versaillais! On se perd dans des dédales de ruelles aux murs un peu décrépits coiffés d'anciennes tuiles romanes. On traverse une puis deux ou trois ou quatre rues et à chaque fois, la première voiture ralentit avec courtoisie pour nous laisser passer. On joue à cache-cache dans des parcs qui regorgent d'espèces végétales en tout genre, déposées ici par des explorateurs afin de les acclimater avant l'Europe. C'est un feu d'artifice préparé parfois depuis des centaines d'années et le bouquet final vaut le détour! On profite des aires de jeux ou des piscines naturelles où se côtoient darons-darones, grands kékés qui cherchent à épater les filles par leurs acrobatiques plongeons ou gentils morveux qui enfilent leurs brassards avant de s'engager dans des escaliers, protégés par l'oeil attentif d'une grand-mère dévouée. Après tout ça, on s'assied longuement à la terrasse d'un café. Coutume presque inexistante sur les côtes américaines avec laquelle on est très heureux de renouer. On sirote un expresso ou une bière aux lumières caressantes du soleil. Et on s'dit que malgré les matrones revêches des appuis de fenêtre  et leur bonhomme tout aussi peu commode de prime abord,  des gens qui pavent aussi bien les trottoirs pour le plaisir d'humbles semelles, qui prennent le temps d'orchestrer divers végétaux pour nos nez, nos yeux et nos oreilles -les feuilles d'un palmier ne bruissent pas comme celle d'un Ginko et puis, il y a des myriades d'oiseaux bavards là-dedans- , des gens qui mêlent aussi bien les générations, ont très certainement une certaine maîtrise de l'art de vivre et de l'art de vivre ensemble! On n'est pas mal avec notre bière ou not'café au milieu des conversations animées, même si parfois un gros grain automnal redistribue un peu les cartes. Alors on sourit. On sourit dans le vague, un peu à tout ça. Et voilà que la matrone d'en face saisit de son oeil farouche notre sourire et...  nous le renvoie! Ce ne sera pas le dernier. 

 

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27 octobre 2017

En slip sous les Tropiques...

En slip sous les Tropiques!

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24 octobre 2017

Rétrospective, number three!

Toujours aux Açores, dans l'attente d'une fenêtre météo qui se fait désirer... Le temps passe entre l'école, les randos, les bobos de Beluga et... en faisant des p'tites videos! Rétrospective number Three, la transat... Il ne nous restait hélas que deux vidéos de ces 12 jours d'Atlantique, notre tablette nous ayant mystérieusement joué des tours de corbeille intempestifs! 

TRANSAT

TRANSAT

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21 octobre 2017

Rétrospective, number two...

Vers la vie en slip...

 

Vers les Tropiques 2016

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20 octobre 2017

Rétrospective, number one!

On a eu un peu de temps à passer au port à cause de Dame Ophélia! J'ai découvert Movie Maker... Petite rétrospective de notre première année en cours! Voici le premier morceau. Le deuxième n'est pas loin des starting blocs!

Vers les Canaries...

 

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18 septembre 2017

On n'est pas des puffins!

Beluga a quitté saint-Pierre mardi 5 septembre. On avait envisagé de rester sur ce bout de caillou français une petite semaine, de s'y balader, de se poser un peu et de laisser décanter le choix de notre route future. Mais la lucarne météo qu'on avait sentie depuis Terre Neuve est devenue veranda ensoleillée. Donc après une trop brève journée bullage et balade sur l'île aux chiens, branle-bas de combat. On se prépare au cas où, en laissant passer le coup de brafougne annoncé pour lundi. Le retour du 220V nous remet le bateau d'équerre : notre aspirateur rugit à nouveau, lui qui était contraint au silence depuis les eaux bahamiennes. Il avait de quoi se remplir les entrailles, vous imaginez bien! Avitaillement, pleins d'eau et de gasoil. Entre deux, un bout de baguette garni de calendos! On est prêt. On hésite. L'atlantique nord nous impressionne. Olbia, un autre bateau français, nous pousse un peu la poupe. Le centre Météo France de l'aéroport confirme la fenêtre. Irma, le cyclone en cours mourra sur la Floride et son 'petit', qui deviendra plus tard, le grand José, ne devrait pas être sur zone avant une bonne grosse semaine. Alors on largue les amarres en même temps qu'Olbia, qui lui, visera Douarnenez!

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Route au 90 pour éviter le barrage anticyclonique qui s'étend au sud avec une grosse zone de pétole. Alors qu'on devine encore un peu Saint-Pierre et Terre Neuve, à quelques longueurs à peine, une baleine courbe l'échine, lentement... On prend ça comme une invitation au retour auquel on aspire déjà à peine partis. Il y aura d'autres souffles au loin, une dernière nageoire caudale et la température de l'eau ne fera que chuter. La nuit, nos mains se blottissent dans des gants qu'on avait presque oubliés et nos têtes dans leur bonnet. Le thermomètre du bord était-il déjà descendu si bas? L'eau était à dix degrés, l'air on ne veut pas savoir. Le Sud Ouest soufflait, faisant suer de brumes épaisses les eaux froides des bancs de Terre Neuve. On devinait parfois le soleil ou la lune. Parfois.

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Mais ça grouillait de vie. Des dauphins nous saluèrent de nage en piqué roulé boulé. Et il y a eu les oiseaux. Des petits oiseaux noirs, improbables, qui volent presque comme des papillons. On les avait vus déjà en traversant le golfe du Maine. Là, la nuit, la nuit seulement, ils voletaient autour de nous et nous maintenaient éveillés par leur incessant barouf qui résonnait comme un printemps à la campagne. Il y a eu les fous encore et toujours. Mais attention, ça bosse un fou. Ça trace sans jeter une oeillade. Jamais un fou n'est venu batifoler autour de nous. Et il y a eu les puffins beluga friendly, coup de coeur de l'année! Il nous a fallu trois jours pour laisser derrière nous les bancs. Trois jours pendant lesquels on s'est plus d'une fois demandé comment ils faisaient les mecs, il y a pas si longtemps, pour venir pêcher la morue, ici, en plein hiver... avec des doris à rames, parfois à des jours de leur bateau-mère. Nous, on se calfeutrait dans notre cabane flottante en sortant de temps en temps pour voir si la brume s'était évaporée, un thé fumant entre les mains.

Dimanche, notre Gillot Petre nous annonça qu'on pouvait descendre en loffant pour anticiper le retrait de l'anticyclone. Le roi des Açores allait en effet laisser de la place à une perturbation venue du Sud. On s'est demandé si c'était pas un copain ou la fin de l'autre 'petit' qui suivait Irma... Beluga pointait enfin Flores, navionics nous annonçant une arrivée dans quatre jours. A l'intérieur, on se fait à une vie à bord au près, à laquelle on avait peu gouté jusqu'ici. Le vent est encore souffle caressant et la mer comme en sommeil. On range cependant puzzle et chateaux de cartes.

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On s'empare des mammifères marins qu'on décline en dessins et le jeu d'échec aimanté reste vaillant.

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Les mouvements du bateau restent doux. Mais la perturbation arrive... Le vent forcit et se fait refuseur. Que nenni... passeront pas! Beluga chevauche les vagues qui lui font face, monte et descend du rostre tout en gitant de plus en plus. Mercredi et jeudi, il s'est carrement mis en colère. Soufflant d'abord à 25-30 noeuds, puis à 30, flirtant avec les 40 en rafales sans jamais les étreindre. Merci à lui! Le foc détrône la trinquette. Pour la première fois depuis notre rencontre, la GV prend un troisième ris, n'offrant plus qu'un maigre triangle blanc au vent. Les corps essayent d'anticiper les mouvements plus secs de Beluga. Lui et Zizou font tout pour ne pas enfoncer des pieux dans la mer qui se creuse de plus en plus. Mais parfois ça claque et moi, ça me faisait mal, le gréement qui encaissait chaque marche ratée. On range les mammifères marins et les crayons aussi. Petits et grands assuraient chaque pas en s'appuyant ici ou là. T'as intérêt à toujours avoir une main libre ou presque sinon, c'est un coup à s'retrouver avec une empreinte nasale ou dentaire dans les vaigrages! Un assiette ou un bouquin mal calé volaient parfois, finissant dans un grand paf de l'autre côté du bateau. Est venu le moment où Beluga en a eu marre de tirer des bords carrés dans une mer plus que formée. Nous aussi. On a fait le gros dos après maintes tentatives de route infructueuses. On s'est mis à la cape, le temps que ça passe. Certains grains, d'après le radar, couvrait jusqu'à six milles. Il y a eu des éclairs, au loin. Beluga encaissait les vagues qui s'écrasaient avec force sur le pont. Il s'inclinait sous le vent dans les rafales alors que l'anemo s'emballait. La pluie faisait comme des milliers de danseurs à claquettes au-dessus de nos têtes. Presque deux nuits ont passé comme ça. Attendre. On essayait de repartir parfois... mais c'était pas la peine. La distance parcourue ne valait pas l'effort.

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Un petit matin, le vent a tourné à droite, enfin essoufflé par son trop plein de rage. On est reparti, ayant envie de relancer de la toile mais craignant encore un peu les grains retardataires. Le vent avait tourné mais pas la houle, que Beluga recevait de face... il lui fallait des forces. Fallait tomber le foc pour la trinquette, au moins la trinquette... Le jour s'est levé, les yeux se nichant dans leurs poches frappées par une plus forte gravité que de coutume. T'as le teint blême d'un contrôleur de la RATP et l'énergie d'une caillou. Tu sors le sac. Tu le traines sur le pont jusqu'à l'avant. T'as juste l'impression de tirer un âne mort et de te déplacer comme un éléphant. Tu saisis les mousquetons du foc. Tu peines à les desendrailer. Ton équilibre est mis à mal par les mouvements désordonnés de la mer sur laquelle tu poses le regard. Juste pour respirer, un peu... Et là, tu vois un puffin frais comme un gardon, planer au loin, avec la légèreté d'une feuille qu'emporte l'automne. On n'est pas des puffins! C'est pas notre monde ici... Mais que c'est beau, un puffin!

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